Lola Karimova-Tillyaeva

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Lola Karimova-Tillyaeva
Lola Karimova-Tillyaeva.jpg

Lola Karimova-Tillyaeva en 2016

Fonction
Ambassadrice
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Лола Ислом қизи Каримова-ТилляеваVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Père
Mère
Tatyana Karimova (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Site web

Lola Karimova-Tillyaeva (en russe : Лола Каримова-Тилляева), ou Lola Tillyaeva, est une diplomate, philanthrope, femme d'affaires et dirigeante sportive ouzbèke, née Lola Karimova le à Tachkent.

Elle est la fille cadette de l'ancien président ouzbek Islam Karimov et donc la sœur de Gulnora Karimova.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lola Karimova est née en 1978 dans l'Ouzbékistan soviétique, alors que son père, Islam Karimov, était un important membre local du Parti communiste de l'Union soviétique. Après l'indépendance de l'Ouzbékistan, dont son père devient le premier président, elle fait des études de droit international à l'Université de l'économie mondiale et de la diplomatie de Tachkent puis de psychologie à l'Université nationale d'Ouzbékistan[1],[2].

En 2005, elle devient la première présidente de la Fédération ouzbèke de gymnastique, ce qui lui vaut ensuite, en décembre 2010, d'être élue présidente honoraire de l'Union asiatique de gymnastique en raison de sa contribution au développement et à la promotion de ce sport sur le continent[1].

En janvier 2008, elle est nommée déléguée permanente de l'Ouzbékistan à l'Unesco.

En mai 2011, Lola Karimova-Tillyaeva attaque en justice le site français Rue89 pour diffamation de son père Islam Karimov, notamment pour l'avoir qualifiée de « fille de dictateur »[3]. Fin juin 2011, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris relaxe Rue89[4].

En 2017, elle et son mari participent à la production de Ulugh Beg: Through Hardships to the Stars, un documentaire sur le prince, mathématicien et astronome Ulugh Beg[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Lola Karimova-Tillyaeva est marié avec l'homme d'affaires Timur Tillyaev, avec lequel elle a eu deux filles et un fils[1].

Richesse et intérêts économiques[modifier | modifier le code]

Son mari, Timur Tillyaev, est un homme d'affaires. Lola Karimova-Tillyaeva a elle-même des intérêts dans la société Abu Sahiy Nur, qui s'occupe de l'importation de marchandises chinoises[6]. Elle a créé une marque de parfums, The Harmonist[5].

Lola Karimova-Tillyaeva possède des résidences en Suisse, estimées à plusieurs millions de dollars[6], dont une propriété à Genève acquise en 2010 pour 41 millions de dollars[2]. Elle aurait également acheté en 2013 une villa de 58 millions de dollars à Beverly Hills[2],[7].

En 2011, le magazine Bilan la liste parmi les 300 résidents les plus riches de Suisse[6]. À cette date, Bilan estime la richesse combinée de Lola Karimova-Tilyaeva et de sa sœur Gulnora Karimova à plus d'un milliard de dollars[6].

Elle s'est plainte des affirmations du magazine suisse, clamant que les informations données par la publication sont bien au-delà de la réalité de sa richesse. En 2013, Bilan estime la richesse de Lola Karimova-Tillyaeva et de son mari dans une fourchette entre 100 et 200 millions de dollars.

En 2017, le réseau European Investigative Collaborations et le site Mediapart révèlent que Karimova-Tillyaeva détient plus de 127 millions d'euros dans des comptes offshores en Suisse et aux Émirats arabes unis[8].

Philanthropie[modifier | modifier le code]

Lola Karimova-Tillyaeva dirige trois associations caritatives en Ouzbékistan.

Elle crée la Fondation You are Not Alone en 2002 pour aider les orphelins dans son pays ainsi que les parents sans protection parentale[9],[10]. Puis, en 2004, elle fonde le Centre national pour l'adaptation sociale des enfants, qui procure une assistance médicale et éducative aux enfants handicapés[11]. En 2016, après la mort de son père, elle et sa mère créent la Fondation Islam Karimov, dont l'objectif est de promouvoir la culture, l'histoire et la littérature ouzbeks aux niveaux national et international[12]. La fondation attribue également des bourses d'études à de jeunes Ouzbeks souhaitant poursuivre leur cursus en Ouzbékistan ou à l'étranger[12]. Elle prévoit également la création d'un musée consacré à Islam Karimov et la publication d'ouvrages sur le premier président ouzbek[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Biography », sur lolakarimova.com (consulté le 24 novembre 2017).
  2. a, b et c (en) « A mega-mansion fit for the daughter of a Central Asian dictator: Glamorous offspring of Uzbek leader buys $58m Beverly Hills pad », sur dailymail.co.uk, .
  3. Anthony Cerveaux, « Le procès de Rue89 devient celui de la dictature ouzbek », sur archive.org (original : rue89.com), (consulté le 19 novembre 2017).
  4. « Procès : Rue89 relaxé face à la fille du dictateur ouzbek », sur archive.org (original : rue89.com), (consulté le 19 novembre 2017).
  5. a et b Agathe Godard, « Soirées de Lola Karimova-Tillyaeva : des étoiles et des stars », sur parismatch.com, .
  6. a, b, c et d (en) Katherin Machalek, « Corruptistan », sur foreignpolicy.com, .
  7. (en) Victoria Taylor, « SEE IT: Step inside the extravagant Beverly Hills mansion reportedly bought by Uzbekistan dictator's daughter », sur nydailynews.com, .
  8. Yann Philippin et Michael Bird, avec Sylvain Besson, « OuzbekLeaks: la fortune offshore de la fille du dictateur Karimov », sur mediapart.fr, .
  9. (ru) « Лола Каримова-Тилляева: не общаюсь с сестрой 12 лет », sur bbc.com,‎ .
  10. (en) « About the Foundation », sur lolakarimova.com (consulté le 24 novembre 2017).
  11. (en) « The National Centre for the Social Adaptation of Children », sur lolakarimova.com (consulté le 24 novembre 2017).
  12. a, b et c (en) « Lola Karimova creates Islam Karimov Foundation », sur tashkenttimes.uz, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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