Lola Flores

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Lola Flores
Image dans Infobox.
Statue de Lola Flores à Jerez de la Frontera.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
AlcobendasVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
María Dolores Flores y RuizVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
La Faraona, Lola de España, La FloresVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Lola Flores, La FaraonaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Chanteuse, danseur de flamenco, actriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Carmen Flores (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Autres informations
Domaine
Copla (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Site web
Distinction

María Dolores Flores Ruiz, alias Lola Flores, fut une chanteuse, danseuse et actrice espagnole née le à Jerez de la Frontera (Cadix), et morte le d'un cancer du sein dans sa résidence de El Lerele. Lola Flores est le symbole vivant de la culture espagnole durant une cinquantaine d'années. On se souvient de La Faraona interprétant des rôles de gitanes à tempérament fort[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

María Dolores Flores Ruiz est née le à Jerez de la Frontera (Cadix) dans le quartier de la grande tradition flamenco de San Miguel et à quelques mètres de l'endroit où le grand chanteur Antonio Chacón est né. Elle était l'aînée des trois enfants du mariage formé par Pedro Flores Pinto (1897-1973), originaire de La Palma del Condado (Huelva), et María del Rosario Ruiz Rodríguez (1901-1989), originaire de Sanlúcar de Barrameda (Cadix).[2] Son père tenait une taverne et sa mère travaillait comme couturière. La famille a déménagé pour vivre à Séville, où son père travaillait dans divers bars et restaurants[3].

Sa sœur Carmen Flores (1936) s'est également consacrée au show-business et son frère Manuel (1933) est décédé à l'âge de quinze ans d'une péritonite. Bien qu'elle ait professionnellement cultivé l'image d'un flamenco gitan avec lequel elle se sentait identifiée, Lola a reconnu qu'elle n'avait que l'ascendance calé (gitane) de son grand-père maternel, Manuel, qui était un vendeur de rue[2].

Elle commence sa carrière en se produisant avec le chanteur de flamenco Manolo Caracol avec qui elle a travaillé jusqu'en 1951.

Lola Flores s'invente un style de danse désordonné, en dehors de tout académisme, qui fascine et enthousiasme le public[4] en apportant une authenticité flamenco indéniable à des chansons dont les arrangements lorgnent eux ouvertement vers le cinéma hollywoodien et la variété internationale. Elle bâtira son succès sur la copla, un genre musical issu du folklore la chanson populaire andalouse dont les niveaux de langue peuvent évoquer des tournures familières qui abordent les thèmes de l'amour et de la condition humaine.

Elle commence pour le cinéma, dans La Martingala[5], un film du réalisateur Fernando Mignoni (es), avec le célèbre chanteur de flamenco Niño de Marchena (en). Elle signe un contrat pour travailler à Gijón et alterne tournées et participation à des films qui comprennent des intermèdes chantés et dansés. Elle triomphe à Madrid au milieu des années 1940 avec un spectacle intitulé Zambra à côté de Manolo Caracol qui devient son partenaire et ils tournent Embrujo (1946) de Carlos Serrano de Osma (es). S'ensuit une tournée en Amérique latine. À partir des années 1950, elle reprend le cinéma pour chanter dans Trafiquants d'opium de Julien Duvivier. En 1953, Lola Flores fonde sa propre compagnie. Parmi ses musiciens se trouve le guitariste Antonio González dit El Pescaílla qui devient son époux. En 1962, elle retrouve ses amies du métier Paquita Rico et Carmen Sevilla dans le film El balcón de la luna de Luis Saslavsky.

En plus du cinéma, Lola Flores apparaît en tant qu'invitée de marque dans de nombreux téléfilms[5]. La décennie suivante, moins présente au cinéma, elle participe toutefois au film Taxi de los conflictos de José Luis Sáenz de Heredia et Mariano Ozores, avec Juanjo Menéndez avec une multitude d’acteurs comme Alfredo Mayo, Jaime de Mora et Carmen Sevilla.

En 1960, elle fait la une en France dans le prestigieux Olympia de Paris devant un parterre composé d'un public espagnol. A cette époque, elle est assidue des fêtes données par les époux Franco[4]. Dès la mort du caudillo, l’intelligentsia de gauche la condamnera la copla pour avoir été « la bande-son du franquisme » et la voilà « réactionnaire », « surannée », « frivole » et « décadente »[6].

Elle a deux filles : Rosario Flores et Lolita Flores et un fils Antonio Flores, artistes.

Elle meurt d'un cancer diagnostiqué en 1972 dans sa résidence de Lerele le . Elle avait 72 ans. Quatorze jours après son décès, son fils Antonio a été trouvé mort dans la résidence familiale, Probablement, la cause de son décès a été une overdose de narcotiques, a été enterré avec sa mère.

Selon le cuisinier et humoriste espagnol El Risitas, Lola Flores aurai au cours de sa vie plusieurs fois menti sur son âge.

Chansons connues[modifier | modifier le code]

  • La Zarzamora
  • Maria de la O
  • A tu vera
  • Ay pena penita
  • Limosna de amores (in El disco de oro - Seeco records, INC)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hommage a Lola Florès "La Pharaonne" », sur rcf.fr (consulté le ).
  2. a et b « Biografía de Lola Flores », sur Lolaflores.net (consulté le ).
  3. (es) Manuel Ríos Vargas, Antología del baile flamenco, Signatura Ediciones, (ISBN 978-84-95122-49-0, lire en ligne).
  4. a et b François-Xavier Gomez, « Mort de la chanteuse espagnole Lola Flores », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. a et b « Lola Flores - Universal Music France », sur www.universalmusic.fr (consulté le ).
  6. « La copla : une passion espagnole », sur www.guidesulysse.com (consulté le ).
  7. « Lola Flores’ 93rd Birthday », sur www.google.com (consulté le )