Aller au contenu

Lola Flores

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Lola Flores
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
María Dolores Flores y RuizVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
La Faraona, Lola de España, La FloressVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Lola Flores, La FaraonaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activités
Période d'activité
Fratrie
Carmen Flores (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
El Pescaílla (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Parentèle
Quique Sánchez Flores (neveu par la sœur)
Alba Flores (petite-fille en lignée masculine)
Elena Furiase (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Labels
Genres artistiques
Distinction

María de los Dolores Flores Ruiz, dite Lola Flores, née le à Jerez de la Frontera (Cadix) et morte le à Alcobendas (Madrid), est une chanteuse, danseuse et actrice espagnole.

Dans la culture espagnole, elle incarne l'archétype de la gitane au tempérament fort. Sa filmographie inclut des comédies et des films musicaux : Reportaje (1953), ¡Ay, pena, penita, pena! (1953), La Faraona (1956), ou encore Los Tres Amores de Lola (1956).

Lola Flores en 1925.

María Dolores Flores Ruiz[1] est née le à Jerez de la Frontera (Cadix) dans le quartier San Miguel, de tradition flamenco, près du lieu de naissance d'Antonio Chacón.

Elle est l'aînée des trois enfants. Son père, Pedro Flores Pinto (1897-1973) est originaire de La Palma del Condado (province de Huelva), et sa mère, María del Rosario Ruiz Rodríguez (1901-1989), est originaire de Sanlúcar de Barrameda (province de Cadix)[2]. Son père exploite une taverne et sa mère est couturière.

La famille s'installe à Séville, où son père travaille dans divers bars et restaurants[3],[4].

Sa sœur, Carmen Flores (née en 1936), se consacre au spectacle. Son frère Manuel (né en 1933) meurt à quinze ans d'une péritonite. Lola a professionnellement cultivé l'image d'un flamenco gitan, mais elle reconnaît ne pas avoir d'autre ascendance calé (gitane) que celle de son grand-père maternel, Manuel, vendeur de rue[2].

Sa carrière commence avec le chanteur de flamenco Manolo Caracol. Elle se produira et travaillera avec lui jusqu'en 1951[4].

Lola Flores propose un style de danse hors de tout académisme. Son authenticité flamenca se caractérise par les chansons utilisées, dont les arrangements penchent vers le cinéma hollywoodien ou la variété internationale[5]. Elle bâtit son succès sur la copla ; c'est un genre musical issu du folklore et de la chanson populaire andalouse, qui aborde les thèmes de l'amour et de la condition humaine et utilise volontiers des tournures familières.

Lola Flores joue au cinéma dans La Martingala[6], film du réalisateur Fernando Mignoni (es) ; son partenaire est le chanteur de flamenco Niño de Marchena.

Elle signe un contrat pour travailler à Gijón, et alterne spectacles et tournages de films. Elle rencontre le succès au milieu des années 1940, à Madrid, dans son récital Zambra, aux côtés de Manolo Caracol.

Avec lui, elle tourne Embrujo (1946), de Carlos Serrano de Osma, puis part en tournée en Amérique latine.

Dans les années 1950, elle revient au cinéma, chante dans Trafiquants d'opium de Julien Duvivier.

En 1953, Lola Flores fonde sa compagnie, avec, notamment, le guitariste Antonio González, dit El Pescaílla, qui devient son époux.

En 1962, elle rejoint Paquita Rico et Carmen Sevilla dans le film El balcón de la luna de Luis Saslavsky. Elle apparaît dans de nombreux téléfilms.

En 1960, elle joue à l'Olympia de Paris. À cette époque, elle participe aux fêtes des époux Franco[7] ; elle sera critiquée pour cela et accusée d'avoir été « la bande-son du franquisme »[8].

Elle participe au film Taxi de los conflictos de José Luis Sáenz de Heredia et de Mariano Ozores avec Juanjo Menéndez, Alfredo Mayo, Jaime de Mora et Carmen Sevilla.

Vie privée

[modifier | modifier le code]
Le Centre Culturel Lola Flores a ouvert ses portes en 2023 sur la Place de Bethléem à Jerez.

Elle a deux filles, Rosario Flores et Lolita Flores, et un fils, Antonio Flores.

En 1972, on lui diagnostique un cancer du sein, pour lequel elle doit suivre une chiomiothérapie ; mais elle refuse de se faire opérer d'un sein pour éliminer la tumeur.

Elle meurt le , à 72 ans, des suites de cette maladie, dans sa résidence de « El Lerele » dans le quartier de La Moraleja dans la commune d'Alcobendas. Sa chapelle ardente reste installée dans le Centre Culturel de la Villa (transformé plus tard en Théâtre Fernán Gómez) à Madrid, sur la place Colomb. Enterrée avec sous mantille blanche dans un cercueil ouvert, au cimetière de l'Almudena[9], tous ses admirateurs ont pu passer à la voir.

Quatorze jours après son décès, son fils, Antonio Flores, est retrouvé mort dans la résidence familiale, à 33 ans, d'une overdose de barbituriques[10]. Il est enterré avec sa mère[4].

En 2016, les fondations Lara y Cajasol récompensent Lola Flores : otra historia del espectáculo en la España contemporánea, de Alberto Romero Ferrer, par le prix Premio Manuel Alvar de Estudios Humanísticos 2016[réf. nécessaire].

En 2017, la mairie de Jerez publie un disque posthume en hommage à Lola Flores[réf. nécessaire].

En 2020, la série Estoy vivo lui consacre un épisode.

En 2021, une série documentaire lui est consacrée par Movistar Plus + : Lola. Elle retrace son parcours personnel et artistique, en s'appuyant sur les témoignages de son entourage et sur ceux d'autres artistes : Tomasito, Encarnita Polo, Martirio, Rosalía, C Tangana, Miguel Poveda, Alaska, Ara Malikian, Mala Rodríguez et Nathy Peluso. Ils démontrent l'impact majeur de Lola Flores[réf. nécessaire].

En 2023, le Centre Culturel Lola Flores est inauguré par sa famille[réf. nécessaire].

En 2024, la jeune chanteuse Chloe DelaRosa représente l'Espagne au Concours Eurovision de la chanson junior 2024 avec une chanson intitulée Como la Lola, hommage à Lola Flores[11].

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Actrice de cinéma

[modifier | modifier le code]

Émissions de télévision

[modifier | modifier le code]
  • 1978 : Cantares
  • 1988 : Juncal
  • 1992 : El tablao de Lola
  • 1992-1993 : Sabor a Lolas
  • 1993 : Farmacia de Guardia
  • 1994 : El coraje de vivir
  • 1994 : Los ladrones van a la oficina
  • 1995 : Ay Lola, Lolita, Lola

Chansons connues

[modifier | modifier le code]
  • La Zarzamora
  • Torbellino de Colores[12]
  • Maria de la O
  • A tu vera
  • Ay pena penita
  • Limosna de amores (in El disco de oro - Seeco records, INC)

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. « Hommage a Lola Florès "La Pharaonne" », sur rcf.fr (consulté le ).
  2. a et b « Biografía de Lola Flores », sur Lolaflores.net (consulté le ).
  3. (es) Manuel Ríos Vargas, Antología del baile flamenco, Signatura Ediciones, (ISBN 978-84-95122-49-0, lire en ligne).
  4. a b et c (es) « Lola Flores - EcuRed », sur www.ecured.cu (consulté le )
  5. François-Xavier Gomez, « Mort de la chanteuse espagnole Lola Flores », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Lola Flores - Universal Music France », sur www.universalmusic.fr (consulté le ).
  7. François-Xavier Gomez, « Mort de la chanteuse espagnole Lola Flores », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. « La copla : une passion espagnole », sur www.guidesulysse.com (consulté le ).
  9. (es) Manuel Román, « Los últimos días de Lola Flores », Chic, (consulté le ).
  10. (es) « Una sobredosis acaba con la vida de Antonio Flores », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (en-US) Ruxandra Tudor, « Spain at Junior Eurovision 2024: Chloe DelaRosa with "Como La Lola" », sur wiwibloggs, (consulté le )
  12. « Torbellino de Colores · Lola Flores », sur Last Night in Orient (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]