Loiron

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Loiron
Loiron
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
Blason de Loiron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Loiron
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Loiron
Code postal 53320
Code commune 53137
Démographie
Gentilé Loironnais
Population 1 631 hab. (2015)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 33″ nord, 0° 56′ 06″ ouest
Altitude Min. 88 m
Max. 172 m
Superficie 22,92 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Loiron-Ruillé
Localisation

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Loiron est une ancienne commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Loiron-Ruillé.

Elle est peuplée de 1 631 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Loiron au début du XXe siècle: Au sud du bourg, schistes précambriens que suivent, en se dirigeant vers le Nord, des schistes et des grès ordoviciens et gothlandiens formant des bandes Ouest-Nord-Ouest Est-Sud-Eset. Les schistes et quartzites gothlandiens et gédiniens, avec pointements de diabase (Les Vallonnières, la Roudière), occupent tout le reste de la commune, à part une bande de grès à O. Monnieri qui contourne Saint-Isle, en enserrant le synclinal carbonifère de Saint-Berthevin. Cette bande vient du Nord-Est, s'avance jusqu'à la Henrière (153), revenant ensuite sur elle-même pour constituer les hauteurs de l'Aulne. A signaler également, au Nord-Ouest de la Lande-Euchère, des dépôts du Culm, en contact, par transgression, avec les assises siluriennes. ..

Territoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un territoire allongé du Nord au Sud, traversé de l'Est à l'Ouest par la route de Paris en Bretagne qui suit une ligne de hauteurs (155, 163, 173 m.) divisant les bassins du Vicoin et de l'Oudon. Les vallées de ces deux rivières s'abaissent à 100 et 110 m. Le bourg est situé sur le versant Sud (126 m.), coupé autrefois par le chemin Gravelais (1514) et par celui de Laval au Pertre (1456), est à 1.000 m. Sud de la route nationale. On cite à Loiron : le grand chemin de Loiron à la Gravelle, et le chemin de Laval au Pertre, 1456. Le premier est dit aussi le chemin Gravelais, 1514[1].

Le procureur fiscal procède contre les riverains des chemins de la Chapelle-du-Chêne à Loiron, de Loiron à la Brulatte, de Loiron à Cossé, pour les obliger à réparer ces chemins vis-à-vis de leurs propriétés. Les habitants demandent un secours à l'intendant pour réparer la grande route dans la traverse de Loiron ; ils ne peuvent, sans un atelier de charité, faire celle de leur bourg.

La superficie est cadastrée en 1831 par M. Becquet et comporte 2 292 hectares. Miroménil indique en 1696 que Les trois quarts sont en bonnes terres et prés, un quart en bois et landes, 9 métairies.. On compte 17 métairies, 150 bordages, 60 maisons sans terres de production en 1789. La production à la même époque comporte: seigle, avoine, sarrasin. Le sol est aquatique, écrivent en leurs plaintes les paroissiens par la main de Pierre Tourenlore[2] dans le cahier de doléances ne fournissant en tous temps qu'une très modique récolte. 'Le lin, sur lequel ils fondent leurs espérances, a manqué totalement depuis longtemps. Les pasquages sont très mègres ; les foins d'une mauvaise qualité, les bestiaux de la plus petite espèce.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Loiron[3]
La Brûlatte Le Genest-Saint-Isle Le Genest-Saint-Isle
Ruillé-le-Gravelais Loiron[3] Saint-Berthevin
Ruillé-le-Gravelais Montjean (par un angle), Ahuillé Ahuillé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lerron au XIe siècle et Loirrun en 1110[4]. Le toponyme serait issu de l'anthroponyme latin Lucrio[4].

Le gentilé est Loironnais[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La trace la plus ancienne est le châtelier du XIe siècle. L'Abbé Angot indique qu'il n'y a pas de présence de noms anciens, sauf celui du bourg, dans cette région qui est restée longtemps forestier[6].

L'église est confirmée à l'Abbaye de Marmoutier par Hildebert de Lavardin au profit sans doute du prieuré de Saint-Martin de Laval[7].

Moyen-Age[modifier | modifier le code]

Les paroissiens prennent des lettres de sauvegarde de la garnison anglaise de Mayenne en 1433.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une émeute arrive le 2 décembre 1710, contre les huissiers et sergents qui venaient arrêter les collecteurs. Le 5 juillet 1778, il y a un orage et une grêle grosse comme des œufs de poule et même d'oye.

Révolution française[modifier | modifier le code]

1789[modifier | modifier le code]

Le cahier de 1789[8] s'en prend aux religieux de l'Abbaye de Clermont, couchés sur la molesse et sous des lambris dorés, et aux curés dont les honoraires sont augmentés de plus d'un tiers par le nouveau rituel. Il y a refus de payer la dîme des pailles en 1790.

1790[modifier | modifier le code]

Le 24 juillet 1790, lors du vendredi-fou, les hommes armés courent au-devant des brigands à la Brulatte, à Ruillé, à la Gravelle.

1792[modifier | modifier le code]

L'esprit religieux et royaliste de la population de Loiron se manifeste. Le curé constitutionnel se plaint qu'on le traite d'apostat ; les hommes refusent de se former en garde nationale.

Le mouvement insurrectionnel se dessine à Loiron dès l'origine de la Convention nationale : le 15 août 1792, à l'occasion du recrutement. Le 15 août 1792, tous les jeunes gens réunis pour la conscription déclarent au commissaire François Hubert qu'ils ne consentiront jamais à servir contre le roi et les prêtres. La garde nationale de la Gravelle arrive sur ces entrefaites, tue un paysan d'un coup de feu. Un détachement vient de Laval ; le recrutement se fait tant bien que mal et l'on arrête quelques émeutiers[9].

1793[modifier | modifier le code]

A la levée de 300 000 hommes en 1793, malgré l'intervention de la garde nationale de la Gravelle. On arrête quelques déserteurs, mais la majorité est en fuite et échappe. L'adjudant-général demande des troupes à Laval pour disperser et détruire les Chouans de Loiron, Saint-Ouen, Bourgon.. Grâce aux officiers cantonaux et au détachement qui occupet le bourg depuis le mois d'août 1793, les républicains croient tenir Loiron, mais la population, au rapport de Guillaume Philibert Duhesme, était contre eux. Les Chouans dominent alors tout le pays et se livrnt, dans le bourg même, à de cruelles représailles contre leurs dénonciateurs[10]. Les officiers municipaux n'osent plus remplir leurs fonctions.

Quelques-uns de ceux qui suivent l'Armée catholique et royale de Vendée sont condamnés à mort par la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne[11].

1794[modifier | modifier le code]

On perce de meurtrières les murs de l'église, on fortifie le cimetière en avril 1794, pour le détachement déjà installé en décembre 1793. Malgré le cantonnement ainsi retranché dans le bourg sous les ordres du citoyen Trouvé, 78 habitants, le juge de paix compris, sont réfugiés à Laval (3 décembre 1794), et, en 1795, Dhommeau-Larmenier était nommé pour remplacer, lui seul, toutes les municipalités du canton, avec résidence à la Gravelle.

1795[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 7 au 8 mars 1795, une troupe de 80 Chouans pénètre dans le bourg, pille les maisons des Républicains et fusille Jean Fourmond ; 500 hommes font une nouvelle irruption le 28 avril 1795 en plein jour. Dhommeau-Larmenier peut se faire accompagner de la force armée dans l'exercice de ses fonctions (12 juin 1795). Guinoiseau, commandant en second du bataillon de Loiron, servait de guide pour les cantonnements du canton (24 octobre).

La pacification est donc acceptée comme une délivrance. Les alarmes furent aussi vives en 1798-1799.

1798[modifier | modifier le code]

Le 22 septembre 1798, le commissaire, le juge de paix, l'adjoint et leur secrétaire, seuls membres de l'administration cantonale. Ils brûlent publiquement l'arbre de la liberté. La garde nationale, la seule du canton, refuse de prêter serment[12]. Le même jour, les Chouans attaquent les mégissiers de Craon qui venaient au marché de Loiron, mais sur l'ordre de leur chef ils ne leur font aucun mal. Ils envoient des sommations aux acquéreurs nationaux pour les faire contribuer (13 novembre). Dans tout le canton, écrit le commissaire Gareau, tous sont bons royalistes et bons fanatiques et voudraient la république au diable, à la réserve de deux douzaines (23 décembre).

1799[modifier | modifier le code]

Lors de la troisième guerre de Vendée, le 11 novembre 1799, trois à quatre cents royalistes viennent faire des réquisitions. Une bande de 200 royalistes, conduits par Julien Reillon, d'Olivet, fait des recrues à Loiron (15 août 1799). Le juge de de paix se retire à Laval. Une petite bande de Chouans occupe le bourg sans inquiétude (22 septembre). Le commissaire se plaint des agents du canton qui ne veulent même pas correspondre avec lui (1er décembre). Ils sont contre-révolutionnaires, mais il est impossible d'en trouver d'autres.

1800[modifier | modifier le code]

A la pacification, 15 Chouans et Leclerc, laboureur, leur chef, sont rentrés à Loiron. Mais au mois de septembre 1800, on motive encore la demande d'une brigade de gendarmerie, sur la présence dans le pays de gens inconnus et de déserteurs qui se retirent surtout au château de Montjean.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 15 avril 1848, il y a des rixes à l'occasion de la plantation de l'arbre de la Liberté. En janvier 1871, le 16e corps d'armée de la Loire et le 17e corps d'armée de la Loire sont postés sur la grand'route de Bretagne, au-dessus du bourg.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Au , la commune fusionnera avec la commune voisine de Ruillé-le-Gravelais, pour former la commune nouvelle de Loiron-Ruillé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Loiron

Les armes de la commune de Loiron se blasonnent ainsi :
D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un chêne englanté d'or, à la bordure de gueules chargée de six écus d'or 3, 2, 1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1791 Garreau    
  1792 Gastineau[13]    
  1792 François Moueste[14]    
1795 1796 Garreau[15]    
    Duchesnay fils[16]    
1798 1798 Lepont[17]    
    Julien Hairain[18]    
1801   Jacques Dhommeau   Propriétaire
1803 1813 François Paillard-Houisière    
  1813 Pierre-Jacques Gasseau    
  1816 François Guinoiseau    
1816 1824 Julien Garreau    
  1824 Larue    
1827 1830 Denuault    
1833 1840 Julien Lemonnier du Housseau    
1840 1846 Jean Paumard    
  1850 Lemonnier    
1858 1865 Charles Dulaurent   Proproétaire
1865 1870 Amand Davost    
  1872 Jean-Baptiste-Alfred Pommerais    
  1969 Edmond Ramé   Médecin
(avant 1983) (après 1983) P. Bouillet    
(avant 1986) mars 2014 Roland Bindel[19] SE Médecin
mars 2014[20] en cours Bernard Bourgeais SE Cadre bancaire

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune comptait 1 631 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Loiron[22]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2931 3521 1571 2581 3761 1771 2891 3061 323
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2311 2001 1511 1021 1421 0511 0851 0561 036
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 0131 052848873844802870823
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
8227829651 2361 2401 2731 4491 4941 631
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Loiron est coupée en deux par la ligne LGV Bretagne-Pays de la Loire. On y trouve aussi :

Activité, labels et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[25].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football Club Ruillé-Loiron fait évoluer une équipe de football en ligue du Maine et deux autres équipes en divisions de district[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lib. fund., I, f. 116 ; III, f. 167.
  2. Syndic de la commune.
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  5. « Mayenne > Loiron (53320) », sur habitants.fr (consulté le 27 avril 2014)
  6. Il cite uniquement Oresse, Grihennes, Guildine, Forte-Écuère, la Bâte.
  7. Qui affermait en 1761 les dîmes au curé pour 160 livres.
  8. Rédigé par Tourenlore et revêtu de quinze signatures.
  9. Dont une femme, qui furent condamnés à huit ans de réclusion au mois de février 1793.
  10. Tourenlore est leur première victime (9 août 1793).
  11. René Bignon, Michel Foucault, Etienne Sorin. Pierre Tessier, âgé de 15 ans, est emprisonné pour propos contre-révolutionnaires.
  12. Beaucoup disent qu'ils aimeraient mieux avoir le cou coupé.
  13. Démissionnaire le 16 août 1792
  14. Tué le 29 ventôse an II
  15. Réfugié à Laval
  16. Président de l'administration cantonale.
  17. Adjoint, 19 juin 1798
  18. Décédé le 21 prairial an VIII.
  19. Réélection 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
  20. « Bernard Bourgeais est le nouveau maire de Loiron », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 avril 2014)
  21. « Loiron (53320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 avril 2014)
  22. Date du prochain recensement à Loiron, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .
  25. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 27 avril 2014)
  26. « FC Ruillé-Loiron », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le 27 avril 2014)