Logis Cathuis

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Logis Cathuis
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Présentation
Destination initiale
Construction
XVe siècle
Propriétaire
détruit
Patrimonialité
État de conservation
Détruit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
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Le logis Cathuis (également orthographié Cattuit ou Catuit) est un ancien immeuble, situé approximativement au niveau des nos 19 et 21 de la rue des Hauts-Pavés à Nantes, en France. Inscrit au titre des monuments historiques en 1926, il a été démoli en 1980.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative

Cette maison faisait partie d'un ensemble organisé autour d'une cour (« cour Cathuis »), et doit son nom à son propriétaire, un fonctionnaire du duc François II de Bretagne. Ce dernier en a fait son pavillon de chasse lorsqu'il faisait des parties de chasse dans la forêt d'Orvault, habitude que sa fille, Anne de Bretagne, a également prise[1],[2].

Au XVIIIe siècle, Louis-Marie Grignion de Montfort achète l'ensemble pour y installer un hospice d'incurables. Par la suite, un serrurier s'y installe, avant que le « logis » ne serve d'entrepôt à un cordonnier[1].

Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [3].

Le plan d'aménagement de la ville prévoit, en 1948, l'élargissement de la rue des Hauts-Pavés. Il est prévu d'en faire une route nationale, si bien que c'est l'État qui fait l'acquisition des propriétés. Mais, le projet étant abandonné, c'est la ville qui devient propriétaire. Comme d'autres bâtiments autour, le logis est laissé à l'abandon. Il est même endommagé par un incendie en 1974. En raison du montant élevé des travaux nécessaires à la remise en état du site, la municipalité décide, le , de démolir le pâté de maisons. En 1984, des immeubles d'habitation sont construits sur les parcelles libérées[1].

Une plaque commémore ce lieu[1],[4], place de la Fontaine-Morgane.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le logis était un manoir haut-breton. Il comprenait des salles hautes. Les chambres, au premier étage, contenaient de grandes cheminées. L'ensemble était distribué par deux escaliers à vis[1]. Parmi les édifices se trouvait une chapelle. Au début du XXe siècle, quelques sculptures du XVe étaient encore visibles[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Wester 2004.
  2. « Du repos de chasse d’Anne de Bretagne, reste une plaque-souvenir... » [PDF], sur archives.nantes.fr, (consulté le ), p. 31
  3. Notice no PA00108752, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Bien que détruit, cette maison est reste référencée comme monument historique par les services du patrimoine en août 2016.
  5. Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, , 331 p., p. 143-144.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Fortineau, Vincent Gautier et Alain Pitard, Saint Pasquier, Histoire d’un quartier, centenaire d’une église, 1908-2008, Nantes, Coiffard, , 176 p. (ISBN 978-2-910366-81-0).
  • Pascale Wester, « Du repos de chasse d'Anne de Bretagne, reste une plaque-souvenir… », Nantes au quotidien, mairie de Nantes, no 146,‎ , p. 31 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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