Locres

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la cité grecque de Calabre. Pour la région grecque antique, voir Locride. Pour la commune grecque moderne, voir Lokroi.
Locres
Fouilles de Locres : rue principale, maisons
Fouilles de Locres : rue principale, maisons
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Coat of arms of Calabria.svg Calabre 
Province Reggio de Calabre 
Code postal 89044
Code ISTAT 080043
Code cadastral D976
Préfixe tel. 0964
Démographie
Gentilé locresi
Population 12 877 hab. (31-12-2010[1])
Densité 515 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 14′ 00″ N 16° 16′ 00″ E / 38.23333, 16.2666738° 14′ 00″ Nord 16° 16′ 00″ Est / 38.23333, 16.26667
Altitude Min. 7 m – Max. 7 m
Superficie 2 500 ha = 25 km2
Divers
Saint patron Santa Caterina
Fête patronale 24 novembre
Localisation

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Locres
Liens
Site web http://www.comune.locri.rc.it

Locres est une ancienne cité grecque d'Italie du Sud, actuellement commune d'Italie (en italien, Locri) de la province de Reggio de Calabre, dans la région de Calabre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, Locres (grec ancien Λοκροί Ἐπιζεφύριοι, Lokroi Epizephyrioi, ou simplement Λοκρίς, Lokris, et latin Locri Epizephyrii — littéralement « Locres de l'Ouest ») était une ville de la Grande-Grèce. Les ruines de la cité antique se trouvent à quelques kilomètres de la ville actuelle, sur la mer Ionienne. La polis a été fondée vers 680 av. J-C par des Locriens de Grèce centrale. Un débat agitait les auteurs de l'Antiquité pour savoir si les Locriens d'Italie venaient de la Locride situé au nord du Golfe de Corinthe ou celle près du canal de l'Eubée. Selon Polybe, qui suit en cela l'opinion d'Aristote, un groupe de Locriens partirent combattre aux côtés des Lacédémoniens lors des guerres de Messénie mais, « comme ils ne rentraient dans leur pays que par petits groupes et de loin en loin, ils donnèrent aux femmes tout loisir de remplacer leurs maris en s’unissant avec des esclaves et quant aux jeunes filles, elles eurent plus de liberté encore. Telle fut la cause de l’émigration »[2]. Les Locriens eurent comme oïkiste Evanthès et furent les premiers à disposer d'un code de loi écrit grâce à leur législateur Zaleucos.

Durant la deuxième guerre punique, elle se rallia aux Carthaginois. En -206, Scipion parvint à la soumettre. La ville est alors occupée par les Romains, dirigés par le légat Pléminius. Sous son commandement, les militaires romains accumulent les exactions (viols, pillages, etc.). Ils se partagent même les trésors sacrés, dont celui de Proserpine, qui était une déesse majeure des Locriens. Des tribuns militaires romains s'opposent à Pléminius, ce qui entraîne des bagarres entre les militaires soumis à Pléminius et ceux qui suivent les tribuns. Scipion revient de Messine et condamne les tribuns. Pléminius agit à sa guise, au point que des Locriens se rendent à Rome pour se plaindre auprès des sénateurs du sort qu'ils subissent. Cette plainte est entendue et le Sénat envoie des légats pour juger de la situation. Ceux-ci s'emparent de Pléminius et rétablissent l'ordre. L'argent du trésor de Proserpine est rendu et le sénat romain en ajoute pour effacer le crime des armées romaines contre cette déesse (rite d'expiation[3]). Locres sera à partir de ce moment considérée comme l'alliée de Rome.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
30 mai 2006 en cours Francesco Macrì Orizzonti Nuovi  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Moschetta, San Fili, Baldari

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Antonimina, Gerace, Portigliola, Siderno

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Polybe, Histoires, Paris, Gallimard,‎ , p. XII, 6, 1-10
  3. Sur la signification religieuse du sacrilège de Pleminius et son « expiation » au nom de la république romaine, voir John Scheid, Religion et piété à Rome, Paris, La Découverte, 1985, p. 24-26.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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