Lockheed SR-71 Blackbird

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Lockheed SR-71 Blackbird
Un SR-71 en vol.
Un SR-71 en vol.

Constructeur Drapeau : États-Unis Lockheed Corporation
Rôle Avion de reconnaissance ou de surveillance à haute altitude et grande vitesse
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Investissement 35 000 000 000 dollars
Coût unitaire 2 200 000 000 dollars
Nombre construits 32
Équipage
2
Motorisation
Moteur Pratt & Whitney J58 (JT11D-20A)
Nombre 2
Type Turbo-statoréacteurs avec postcombustion
Poussée unitaire 144 kN
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 16,94 m
Longueur 32,74 m
Hauteur 5,64 m
Surface alaire 166,70 m2
Masses
À vide 26 762 kg
Carburant 36 000 kg
Maximale 66 000 kg
Performances
Vitesse maximale plus de 3 530 km/h (Mach + de 3,2)
Plafond 25 900 m
Vitesse ascensionnelle 3 600 m/min
Rayon d'action À Mach 3 : 4 800 km
Charge alaire 410 kg/m2
Avionique
Équipements de reconnaissance et d'espionnage

Le Lockheed SR-71 Blackbird (Merle) était une version de l'avion espion Lockheed A-12 Oxcart construite à au-moins 32 exemplaires pour l'armée de l'air américaine, qui l'utilisa principalement de 1968 à 1990.

Également surnommé « Habu » (du nom d'un serpent noir demeurant sur certaines îles du Japon, notamment Okinawa, où un détachement d'appareils était basé), le SR-71 conservait la silhouette unique et les performances extraordinaires de l'A-12, mais s'en distinguait par des capteurs de reconnaissance spécifiques, et la présence d'un second membre d'équipage chargé de les mettre en œuvre.

Les origines : un enfant de la guerre froide[modifier | modifier le code]

En 1945, suite à l'abaissement du rideau de fer et l'instauration de la guerre froide entre l'URSS et les États-Unis, ces derniers se rendirent compte qu'ils ne possédaient alors aucune donnée stratégique sur celle-ci, et notamment sur son potentiel militaire et industriel.

De fait, et ce malgré l'opération Wringer, première opération de renseignement systématique sur l'URSS qui fut menée de 1945 à 1950 par le 7001th Air Intelligence Service, et qui consistait par un interrogatoire systématique de tous les prisonniers allemands rapatriés des camps russes[1], les États-Unis ne possédaient qu'une vision restreinte du potentiel de leur adversaire d'alors. De plus, la majorité des installations industrielles et militaires avaient été depuis déplacées vers l'Oural, à la suite de l'invasion allemande de 1941, lors de l'opération Barbarossa[2], rendant du même coup leur localisation et tout bombardement ultérieur impossible.

Ce fut dans ce contexte de tension géopolitique permanente, que fut développé le précurseur du SR-71, à savoir le Lockheed U-2, dont l'altitude de vol de 20 000 m lui permettait d'échapper à la portée des missiles antiaériens russes, tout en photographiant les zones assignées par la CIA[2]. Toutefois, la détection de l'U-2 par les radars de la défense soviétique, et ce dès 1956, amena les États-Unis vers d'autres pistes pour conserver leur avantage tactique et ce, dès le milieu des années 1950.

Conception[modifier | modifier le code]

Un temps envisagé, le concept de furtivité fut exploré par l'équipe de Clarence L. Kelly Johnson, à la tête du bureau d'étude Skunk Works (l'équipe des putois ou des boulots tordus[3]) de Lockheed. Toutefois, les capacités de production industrielles des États-Unis ne permettaient pas alors d'envisager une application militaire et une production industrielle à très court terme. De fait, une nouvelle orientation fut donnée par Kelly Johnson au programme Archangel, soutenue par une idée maîtresse : l'invulnérabilité serait le fruit de l'altitude et de la vitesse, avec les objectifs suivants : atteindre le double des plafonds et le triple des vitesses des meilleurs chasseurs de l'époque, soit une altitude de vol supérieure à 20 000 m et une vitesse de 3 700 km/h (soit Mach 3)[2].

Le développement du SR-71 commença en , et devint prioritaire suite à l'accident de l'U-2 du pilote Francis Gary Powers, abattu par un missile antiaérien soviétique SA-2, le , et validant de fait la conception défendue par Lockheed.

Renommé « char à bœufs » ou « Oxcart », le projet reçut également le soutien de la CIA et du Pentagone, qui furent rendus aveugles à la suite de la suspension des vols de l'U-2, et qui avaient un besoin permanent d'informations pour les lancements des missiles balistiques et pour anticiper les potentiels mouvements de troupes du côté soviétique[2].

Des solutions techniques innovantes[modifier | modifier le code]

Les difficultés techniques et les défis technologiques à relever par l'équipe des Skunk Works furent de plusieurs ordres.

En effet, d'après les calculs des ingénieurs, à une vitesse de Mach 3 et à une l'altitude de vol de 20 000 m, à une température extérieure de −55 °C, le frottement avec les molécules de l'atmosphère engendrait une élévation de la température du fuselage à 220 °C minimum, et jusqu'à 560 °C au niveau des tuyères. De ce fait, le titane, plus résistant et plus léger que l'acier et l'aluminium, allait être employé (il fut d'ailleurs importé de l'Union Soviétique par une société écran créée spécialement pour l'occasion par la CIA). Les vitres du cockpit étaient portées à une température de plus de 150 °C au cours du vol[2], ce qui obligea à la mise au point d'un verre spécial à base de quartz[4]. Les pneumatiques logés dans les soutes étaient également soumis aux même contraintes, et durent bénéficier d'un développement spécifique, avec l'ajout d'un composé métallique pour refléter une partie de la chaleur[4].

Les conditions de vol, avec une pression atmosphérique de seulement 30 hectopascals (3 % de celle au niveau de la mer) et une température interne du cockpit de 70 °C, nécessitaient la mise au point de combinaisons intégrales pressurisées pour les pilotes, afin d'éviter le risque d'hypoxie[2].

Le développement des turboréacteurs Pratt & Whitney J58, d'une masse de trois tonnes chacun, qui devaient offrir une résistance à des températures extérieures de 400 °C, produire une poussée de 150 kN et donner une vitesse ascensionnelle de 60 m/s à l'avion, prit également un temps important. La mise au point des cônes de leurs entrées d'air amena la mise en place d'une géométrie variable sur ces derniers, afin d'éviter le risque de calage en cas de trop forte admission d'air. Leur alimentation était assurée par un groupe de six réservoirs logés dans le fuselage et dans les ailes, embarquant au total 36,6 tonnes d'un carburant particulier : le JP-7. Ce dernier avait pour particularité de posséder un point d'ignition beaucoup plus élevé que le kérosène classique, et ce afin qu'il ne s'enflamme pas à cause de l'échauffement de l'avion lorsqu'il évoluait à grande vitesse. Cette particularité fut d'ailleurs également employée par les ingénieurs de Lockheed pour refroidir l'appareil. Le carburant circulant en effet dans des zones chaudes à l'avant, dans le nez et les soutes, puis étant dirigé vers l'arrière, vers les zones froides. Ce système de circulation novateur permettait une limitation de la chaleur générée par le déplacement de l'appareil[4].

Pour compenser cette dernière et les contraintes physiques intenses sur la cellule de l'appareil, le revêtement du SR-71 n'était pas lisse mais ondulé, à l'exemple du Junkers Ju 52. Cela lui permettait d'éviter la déchirure de son enveloppe au cours du vol[2] en raison de la dilatation causée par la chaleur. Les moteurs notamment subissaient une dilatation de 6 cm en largeur et 15 cm en longueur, obligeant l'intégration de zones de dilatation dans la structure. L'inconvénient était toutefois que l'appareil avait plein de fuites lorsqu'il était au sol, car ses réservoirs ne se colmataient parfaitement que lorsque le fuselage avait commencé à chauffer et à se dilater, plaquant les panneaux de revêtement les uns contre les autres et assurant une étanchéité parfaite. Une huile spécifique nécessaire pour les circuits hydrauliques était également raffinée pour fonctionner à une température en vol de 350 °C[4].

La signature radar fut également revue, grâce à des matériaux composites absorbant les ondes radars et qui composent les bords extérieurs de sa structure. Enfin, pour assurer sa défense, des systèmes de contre mesures électroniques visant à brouiller les signaux des radars sont installés[2].

Tests[modifier | modifier le code]

Les tests furent effectués sur la zone 51, de 1962 à 1967, sur la base de l'A-12 (déployé pour le compte de la CIA), qui venait tout-juste d'effectuer son premier vol. Le premier vol d'essai fut réalisé le .

Destiné à l'US Air Force, le SR-71, version améliorée de l'A-12, devait pouvoir effectuer sa mission de reconnaissance sans avoir à passer à la verticale de son objectif, contrairement à son prédécesseur. Le premier vol de cette version eut lieu le [2]. Parallèlement, le premier vol opérationnel de l'A-12 fut effectué au-dessus du Viêt Nam le .

Équipements[modifier | modifier le code]

Le SR-71, destiné uniquement à l'espionnage et la reconnaissance, n'embarquait aucune arme offensive dans ses soutes (missiles par exemple) et avec une capacité maximale de 1 600 kg[2]. Il était en revanche équipé des capteurs suivants[5] :

  • Un appareil photo à haute résolution situé dans le nez de l'avion ;
  • Un radar à ouverture synthétique (ASARS) ;
  • Un radar cartographique à balayage latéral (CAPRE) ou un appareil photo panoramique (OBC, couvre 70° de chaque côté de l'avion) ;
  • Un système d'acquisition d'émissions électromagnétiques (ELINT) ;
  • Une caméra thermique.

Afin de se repérer au mieux, son positionnement était assuré par l'Astro-Inertial Navigation System ou ANS, par relèvement des étoiles, mis au point par Nortonics et offrant une précision à un kilomètre près après un parcours de 20 000 kilomètres (et ce avant l'invention et le déploiement du GPS)[2].

Variantes, production et pertes[modifier | modifier le code]

Des SR-71 en fabrication à Skunk Works en 1965.

Aujourd'hui, il ne reste plus que 20 Lockheed SR-71 Blackbird en état.

Production totale
Type Description Construits Perdus
SR-71A Biplace de reconnaissance stratégique 29 11
SR-71B Version d'entraînement du SR-71A 2 1
SR-71C Avion d'entraînement construit à partir d'un YF-12A et d'une maquette du SR-71, après la perte d'un SR-71B[6] 1 0

Aucun SR-71 ne fut abattu par une quelconque arme ennemie (terrestre ou aérienne), les seules pertes enregistrées étant dues à des accidents.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En principe, la dénomination de l'appareil aurait du être Blackbird RS-71, pour Reconnaissance/Strike (« reconnaissance/attaque », en anglais). Toutefois, le général Curtiss LeMay lui préféra la désignation SR-71, pour Strategic Reconnaissance, et transforma le texte de la déclaration du président Lyndon Johnson du .

Le nom de « Blackbird » provient de la couleur bleue très foncé - voir noire, de la peinture de camouflage employée, afin de le confondre dans la nuit noire et réduire ainsi sa visibilité. La température atteinte par les vitres du cockpit permettait aux pilotes de réchauffer les rations alimentaires au cours des vols[2].

Histoire opérationnelle[modifier | modifier le code]

À partir du mois de , les premiers SR-71 commencèrent à être déployés sur la base de Kadena à Okinawa, en remplacement des A-12. La première mission opérationnelle eut lieu le au-dessus du Viêt Nam. Les résultats obtenus à cette occasion confirmèrent la justesse des choix de conception de Lockheed : le SR-71, de par sa vitesse et son altitude, échappait à toute tentative d'attaque des missiles antiaériens des pays du Bloc de l'Est ou affiliés, dont la liaison entre sites radar était encore très restreinte[2].

Le SR-71 fut utilisé durant toute la guerre froide à des fins de surveillance et d'espionnage photographique[3]. Il photographia notamment tous les sites secrets de l'URSS, et plus de 1 000 missiles furent tirés contre lui à ces occasions, sans jamais parvenir à l'atteindre. Les missiles soviétiques n'allaient pas à plus de 2 200 km/h. Or, en vol, l'avion ne passait presque jamais en dessous de la barre des 2 400 km/h, soit Mach 2[7].

Il fut aussi déployé en tant que principal moyen de reconnaissance de crise par les États-Unis notamment sur la zone de l'extrême orient soviétique. Ils collectèrent également l'ensemble des informations sur les défenses du pacte de Varsovie par des survols en Europe Centrale, à partir de la base aérienne de Mildenhall (RAF Mildenhall) en Angleterre. Ils furent déployés au Moyen-Orient en 1973 pendant la crise de la guerre du Kippour, en Iran en 1979, et pendant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988[2].

En 2017, le détail des missions reste encore un secret militaire, même si certaines photos prises par le SR-71 ont été déclassifiées. La plupart des SR-71 étaient basés à la base de Beale en Californie, mais d'autres bases, comme celle de Kadena et de Mildenhall, furent également utilisées.

Retrait du service[modifier | modifier le code]

Le développement par les États-Unis de réseaux de satellites d'observation militaires, de plus en plus nombreux et aux images de plus en plus précises, rendit l'avion de moins en moins compétitif. Moins coûteux, les satellites espions permettaient en outre, de s'affranchir de l'épaisse couche nuageuse qui recouvre le Nord de l'Europe et de l'URSS environ 200 jours par an[8], tout en évitant le vol au-dessus de territoires hostiles[3].

En outre, il est vrai que les opérations du SR-71 nécessitaient une mobilisation logistique importante, notamment une flotte d'avions ravitailleurs spécialisés, les KC-135Q, capables de fournir le carburant spécial JP-7 qui n'était utilisé que par le Blackbird. Les SR-71 étaient généralement ravitaillés en vol en altitude après une pointe de vitesse à Mach 3, qui permettait à la structure de l'avion de s'échauffer et de se dilater, et d'assurer ainsi l'étanchéité des réservoirs[9].

Enfin, à la différence des satellites, qui transmettent les informations en continu, le SR-71, ne disposait pas d'un système de transmission des données en temps réel[2]. Il devait donc retourner à sa base afin de transmettre ses enregistrements. L'U-2 lui était d'ailleurs souvent préféré car ses versions récentes disposaient d'un tel système de liaison, qui était très apprécié par les troupes au sol lors des conflits. De plus, l'U-2 pouvait rester plusieurs heures en patrouille au-dessus d'une zone à surveiller, alors que le SR-71 ne pouvait effectuer qu'un passage rapide en ligne droite et n'avait en comparaison qu'une faible autonomie[10].

Pour l'ensemble de ces raisons, le SR-71 fut donc mis à la retraite en . Cependant, en , le Congrès américain vota un budget de 100 millions de $ pour permettre la réactivation de trois SR-71. Ces avions reprirent du service de 1995 à 1998. Le dernier vol d'un SR-71 eut lieu le  : il s'agissait d'un vol de recherches pour le compte de la NASA.

Certains prétendent que le Blackbird a été, en fait, remplacé par l'hypothétique Aurora ou le Northrop B-2 Spirit dont les performances officielles, subsoniques, relèveraient de la désinformation. Toutefois, si le programme Aurora reste très obscur, la configuration aérodynamique du B-2 lui interdit d'être supersonique. À comparer avec le SR-71 qui dépassait facilement Mach 3[11] et effectuait ses missions à des vitesses supérieures à Mach 2,8.

Aucun appareil n'a été officiellement intercepté lors des missions effectuées, la grande vitesse et le plafond élevé de l'avion rendant un tel événement extrêmement peu probable. Pour s'entraîner à l'interception du MiG-25 soviétique, les Dassault Mirage F1 de la base aérienne 115 Orange-Caritat ont eu à tenter d'intercepter « à plusieurs reprises » des SR-71 américains venant du Royaume-Uni. « L'avion noir traverse la France du nord vers le sud à Mach 2,8. La seule possibilité pour l'intercepter est de faire décoller deux avions d'Orange au moment où l'appareil aborde les côtes françaises du côté de Dieppe ! (...) La fenêtre de tir est extrêmement étroite et ne dépasse pas quelques secondes. » Dans les faits, il ne semble pas que les F1C aient jamais réussi à « tuer » un Blackbird »[12].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis

United States Air Force[13],[14]

Air Force Systems Command
4786th Test Squadron (1965–70)
SR-71 Flight Test Group (1970–90)
Strategic Air Command
1st Strategic Reconnaissance Squadron (1966–90)
99th Strategic Reconnaissance Squadron (1966–71)
Detachment 1, Kadena Air Base, Japon (1968–90)
Detachment 4, RAF Mildenhall, Angleterre (1976–90)
Air Combat Command
Base d'opérations avancées à Eielson AFB en Alaska, Griffis AFB dans l'État de New York, Seymour-Johnson AFB en Caroline du Nord, Diego Garcia, et Bodø en Norvège (1973–90).

National Aeronautics and Space Administration (NASA)[15]

Les SR-71 ont été utilisés principalement au profit de la CIA, du département d'État américain, de la NASA et, paradoxalement, de la US Navy. En effet cette dernière, après le retrait du RA-5 Vigilante, se trouva dépourvue de moyen de reconnaissance à long rayon d'action[16].

Records[modifier | modifier le code]

Record mondial de vitesse[17] :

  • Le , de New York à Londres (5 568 km) en h 54 min 56,4 s, soit 2 906,56 km/h de vitesse moyenne ;
  • Le , de Londres à Los Angeles (8 764 km) en h 47 min 39 s, soit 2 309,86 km/h de vitesse moyenne ;
  • Le , un SR-71 établit un record simultané d'altitude et de vitesse en atteignant 3 529,56 km/h à 25 929 mètres.

Le NASA X-43 Scramjet détient le record mondial de vitesse pour un avion non piloté propulsé par un système aérobie (avec un statoréacteur puisant l'oxygène dans l'atmosphère terrestre), en atteignant brièvement, le , 11 236,68 km/h (Mach 9,1), soit près de cinq fois la vitesse du Concorde.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Gros plan sur les postes de pilotage de l'unique SR-71B.
La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (septembre 2015)
Motif avancé : Section disproportionnée, trop anecdotique. Pas forcément à supprimer mais un gros nettoyage s'impose.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans les comics X-Men, l'avion des protagonistes est un Blackbird SR-71 « modifié » pour répondre à leur besoin. Dans les adaptations :
    • Dans la trilogie X-Men à X-Men : L'Affrontement final, l'avion a une ressemblance frappante avec le SR-71 et porte d'ailleurs le nom de « Blackbird » ;
    • Dans le film X-Men : Le Commencement (2011), le SR-71 apparait comme un avion révolutionnaire pour les années 1960 car il y est construit par un mutant surdoué ;
  • Dans le film D.A.R.Y.L. (1985), Daryl utilise un SR-71 pour rejoindre son ami, celui-ci saute en parachute avant que l'avion ne soit autodétruit ;
  • Dans le film L'Approche finale (Fox Video, 1991), l'avion utilisé est un SR-71 ;
  • Dans le film Armageddon (1998), l'équipe de sauvetage reçoit un cours dans un hangar à avions. Ils font alors face à deux SR-71 ;
  • Dans le film Space Cowboys (2000), Francis Corvin et le colonel William « Hawk » Hawkins (un ancien pilote de SR-71) discutent sous l'aile d'un Blackbird avant le départ dans l'espace de l'équipe ;
  • Dans le film Air Rage (2001), une équipe d'intervention utilise un SR-71 pour monter à bord d'un avion de ligne détourné par des pirates de l'air ;
  • Dans le film Vol d'enfer (2007) , réalisé par Michael Keusch, Steven Seagal part en mission aux commande d'un SR-71 pour retrouver le X-77, un avion F-117 modifié tombé aux mains d'un groupe terroriste se cachant dans le nord de l'Afghanistan ;
  • Dans le film Iron Man (2008), réalisé par Jon Favreau, Tony Stark demande à Jarvis, l'ordinateur de bord de sa combinaison, quel est le record d'altitude détenu par le SR-71, puis tente de le battre ;
  • Dans le film Transformers 2 : La Revanche, Jetfire, alias Skyfire, est un SR-71 Blackbird ;
  • Dans le film Turbulences en plein vol (2010), pour que Tom entre dans le Boeing 747, ils utilisent un SR-71 Blackbird.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu vidéo Ace Combat 5: Squadron Leader, la première mission consiste à poursuivre un avion de reconnaissance ennemi, qui est un SR-71 ;
  • Dans le jeu vidéo Heatseeker le joueur peut le débloquer en fin de campagne
  • Dans le jeu vidéo Chrono Trigger, sur Snes, une forteresse volante massive est baptisée « Blackbird » par son créateur, l'un des trois gourous Balthasar, le gourou de la raison ;
  • Dans le jeu vidéo GL-117, Blackbird est le nom d'un modèle d'avions de combat non jouable.
  • Dans le jeu vidéo Tom Clancy's H.A.W.X, le joueur peut piloter un SR-71.
  • Dans le simulateur de vol Chuck Yeager's Advanced Flight Training, il est possible de piloter le SR-71
  • Dans le jeu vidéo Call of Duty: Black Ops, le joueur dans une mission fait décoller le Blackbird puis se sert de l'outil d'espionnage pour diriger l'escouade au sol. En mode multijoueur, on le débloque en bonus après 8 éliminations d'affilée sans mourir ou 7 avec l'atout Implacable ou encore éventuellement dans un colis stratégique qui offre un bonus aléatoire, obtenu lui après 5 éliminations.
  • dans le jeu Transformers, le jeu, on peut avoir, en multijoueur, Jetfire qui est un SR-71 blackbird.
  • Dans le jeu Xenonauts, le joueur peut commander un dérivé du SR-71 Blackbird dénommé dans le jeu Fury.
  • Dans le mode Allied Intent Xtended (AIX) pour Battlefield 2, le joueur peut piloter un "F-12 Blackbird" c'est-à-dire une version finalisée du YF-12 qui donna naissance au SR-71 Blackbird.

Séries TV et autres[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Battlestar Galactica Blackbird est le nom d'un vaisseau furtif ;
  • Dans le tome 5 du manga Hellsing, Alucard le vampire s'écrase littéralement sur un porte-avions piraté par ses ennemis du groupe Millenium, à bord d'un SR-71.
  • Le constructeur Honda sort en 95/96 la CBR 1100 XX aussi nommée « super black bird ». L'avion est derrière la moto à la sortie d'un hangar sur la photo de présentation.
  • Dans les années '80's, un autre album des aventures de Buck Danny mettait en scène le SR-71. Malheureusement, cet album, qui se serait appelé "Les Oiseaux Noirs", ne resta au stade que des premières planches, et ne sera jamais publié du fait de la mort de son auteur, Jean-Michel Charlier. En 2017, à l'occasion du 70e anniversaire de la série, l'album sera quand même édité par Dupuis, les dessins ayant été complétés par Francis Bergèse et le scénario par Patrice Buendia et Frédérick Zumbielh. Une suite est prévue pour la fin de l'année sous le titre "Opération Checkmate".
  • Breitling, spécialiste des chronographes utilisés par l'armée américaine durant la guerre froide a sorti l'Avenger Blackbird, montre automatique de luxe en titane recouvert d'une couche de carbone DLC en référence au SR-71

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Espionnage : le polar et la manière : CIA/KGB : le match du siècle », Les dossiers du Canard,‎ , p. 80-87
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Benoist Bihan, « SR-71 : l'archange invulnérable de la CIA », Guerres & Histoire n°37,‎ , p. 68-73
  3. a, b et c Jean LOPEZ, « Dossier Hors Série : Voler : La folle aventure de l'aviation », Science et Vie Junior,‎ , p. 65-78
  4. a, b, c et d « Le SR-71 "Blackbird" », sur histaero.blogspot.fr, (consulté le 26 août 2017)
  5. SR-71 Flight Manual, Section IV: Navigation and Sensor Equipment
  6. Le SR-71C sur le site du musée de l'USAF
  7. Le , Clarence Johnson annonça que plus de 1 000 missiles avaient été tirés contre le SR-71 sans jamais l'atteindre.
  8. « La force de frappe tranquille », Le Canard Enchainé,‎ , p. 38-39
  9. « SR-71 Blackbird », Aviation Spectator (consulté le 31 octobre 2009)
  10. Série documentaire « Les combattants du Ciel », épisode : « U-2 Dragon Lady », sur la chaîne Planète+.
  11. Graham 2002, p. 93, 223
  12. Jean-Dominique Merchet, « Quand les F1 chassaient le Blackbird », sur Secret Défense, (consulté le 8 mai 2012)
  13. « U-2 and SR-71 Units, Bases and Detachments », sur Umcc.ais.org (consulté le 11 novembre 2017)
  14. « Fall and Rise of the Blackbird » (consulté le 11 novembre 2017)
  15. « Fact Sheet: SR-71 Blackbird », sur NASA Armstrong Flight Research Center (consulté le 11 novembre 2017)
  16. (en) John Stone, « Fall and Rise of the Blackbird » (consulté le 16 octobre 2017)
  17. SR-71 Speed Run-New York to London

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "A Bittersweet and Fancy Flight." Philadelphia Inquirer, 7 March 1990, p. 1.
  • Crickmore, Paul F. "Blackbirds in the Cold War". Air International, January 2009, p. 30–38. Stamford, Royaume-Uni: Key Publishing.
  • Crickmore, Paul F. "Lockheed's Blackbirds – A-12, YF-12 and SR-71A". Wings of Fame, Volume 8, 1997, p. 30–93. London: Aerospace Publishing. (ISBN 1-86184-008-X).
  • (en) Paul F. Crickmore (ill. Chris Davey et Jim Laurier), Lockheed SR-71 Operations in the Far East, Oxford, Royaume-Uni, Osprey Publishing, coll. « Combat Aircraft » (no 76), , 96 p. (ISBN 978-1-84603-319-3, lire en ligne).
  • (en) Paul F. Crickmore (ill. Chris Davey), Lockheed SR-71 Operations in Europe and the Middle East, Oxford, Royaume-Uni, Osprey Publishing, coll. « Combat Aircraft » (no 80), , 96 p. (ISBN 978-1-84603-418-3).
  • Donald, David, ed. "Lockheed's Blackbirds: A-12, YF-12 and SR-71". Black Jets. AIRtime, 2003. (ISBN 1-880588-67-6).
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  • Graham, Richard H. SR-71 Blackbird: Stories, Tales, and Legends. North Branch, Minnesota: Zenith Imprint, 2002. (ISBN 0-7603-1142-0).
  • Graham, Richard H. SR-71 Revealed: The Inside Story. St. Paul, Minnesota: MBI Publishing Company, 1996. (ISBN 978-0-7603-0122-7).
  • Jenkins, Dennis R. Lockheed Secret Projects: Inside the Skunk Works. St. Paul, Minnesota: MBI Publishing Company, 2001. (ISBN 978-0-7603-0914-8).
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  • Shul, Brian and Sheila Kathleen O'Grady. Sled Driver: Flying the World's Fastest Jet. Marysville, California: Gallery One, 1994. (ISBN 0-929823-08-7).
  • Suhler, Paul A. From RAINBOW to GUSTO: Stealth and the Design of the Lockheed Blackbird (Library of Flight Series) . Reston, Virginia: American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA), 2009. (ISBN 978-1-60086-712-5).

Autres sources

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