Lochwiller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lochwiller
Image illustrative de l'article Lochwiller
Blason de Lochwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Saverne
Intercommunalité C.C. de Saverne-Marmoutier-Sommerau
Maire
Mandat
Danièle Ebersohl
2014-2020
Code postal 67440
Code commune 67272
Démographie
Population
municipale
439 hab. (2014)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 50″ nord, 7° 24′ 56″ est
Altitude Min. 200 m – Max. 271 m
Superficie 4,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Lochwiller

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Lochwiller

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lochwiller

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lochwiller

Lochwiller est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Bas-Rhin (dépt 67), située à 10 km de Saverne et 35 km de Strasbourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lochviller (1793), Lochwiler (1801)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Soulèvement du village[modifier | modifier le code]

En 2008, le lotissement Weingarten est aménagé sur la colline, emplacement d'un ancien verger, entre les cotes 216 et 240, les rues du Sonderberg et du Koelberg[2]. Un des ménages décide de faire réaliser un forage à 140 mètres de profondeur pour l'installation d'une pompe à chaleur[3]. Ce forage est réalisé par une entreprise allemande. Lors du percement, une nappe est percée à 64 mètres de profondeur, et l'eau remonte et inonde les environs. Les dégâts hydrauliques sont pris en charge par les assurances et un bouchon est posé par l'entreprise suisse Sika entre 9 et 14 mètres de profondeur[4].

L'eau ne trouvant alors plus d'exutoire aérien pénètre dans une couche d'anhydrite et un réaction chimique se produit, transformant ce dernier en gypse, beaucoup plus volumineux. Le volume de la couche, située à une dizaine de mètres de profondeur, augmente donc de manière importante, ce qui produit un gonflement de la colline, pouvant aller jusqu'à cinquante centimètres en 2014. Des fissurations commencent à se produire à l'automne 2011 dans les maisons, puis des dégâts apparaissent sur les canalisations, les regards[4]. Le 7 février 2014, le préfet du Bas-Rhin Stéphane Bouillon déclare que les habitants de la commune, placée en état de catastrophe minière, seront indemnisés par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages[5].

En novembre 2014, le tribunal de grande instance de Saverne rejette la responsabilité du BRGM, mis en cause pour avoir préconisé le rebouchage du puits. Dans la foulée, un arrêté est pris par Stéphane Bouillon, préfet de la région Alsace et du Bas-Rhin, pour mettre en demeure les entreprises de colmater correctement le puits, faute de quoi l'État se substituerait à elles (situation effective depuis mars 2015). Des carottages devant permettre d'en savoir plus sur la nature exacte du sous-sol de la zone impactée ont été effectuées pendant les mois de juillet-août 2015 et doivent être analysés par Géoderis ; le démarrage des travaux de colmatage est prévu pour le mois d'octobre 2015[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Lochwiller

Les armes de Lochwiller se blasonnent ainsi :
« D'or à l'aigle bicéphale de sable. »[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lochwiller fait partie de la communauté de communes du Pays de Marmoutier.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Marie Storck sans étiquette  
mars 2014 en cours Danièle Ebersohl sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 439 habitants, en augmentation de 4,28 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 500 474 548 641 688 574 585 613
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
504 553 497 458 456 445 434 406 421
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
405 383 394 375 368 365 343 321 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
276 268 281 322 341 345 353 421 439
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Église Saint-Jacques-le-Majeur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques-le-Majeur de 1756.
  • Roseraie Barth : visite gratuite des champs de roses.
  • Vente d'art africain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Louis, Hadadou, Franck & Kimmel 2014, 2. Contexte — 2.2. Altimétrie, p. 8.
  3. « Un village menacé d'effondrement en raison d'un forage géothermique », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  4. a et b Noémie Rousseau, « À Lochwiller, la colline « gonfle comme un kouglof » », Libération,‎ (lire en ligne).
  5. AFP, « Les habitants de Lochwiller seront indemnisés », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  6. « Maisons fissurées de Lochwiller : les travaux vont démarrer en juin prochain », Les Dernières nouvelles d'Alsace,‎ (lire en ligne).
  7. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

[Louis, Hadadou, Franck & Kimmel 2014] Aurélien Louis, Rafik Hadadou, Christian Franck et Marion Kimmel, Avis sur l’origine des désordres survenus sur la commune de Lochwiller (67) : RAPPORT E2014/003DE

14ALS3301, Metz, Bureau de recherches géologiques et minières, , 53 p.