Lloyds Banking Group

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Lloyds Banking Group
Création 1995
(Lloyds Bank: 1765)
(Bank of Scotland: 1695)
(Trustee Savings Bank: 1810)
(Halifax: 1853)
Personnages clés Winfried Bischoff
(Chairman)
António Horta-Osório
(Group Chief Executive)
Forme juridique Public limited company
Action LSE : LLOY
NYSE : LYG
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne Gresham Street, Londres (Royaume-Uni)
Actionnaires Gouvernement britannique (24,9 %)[2]
Activité Banque
Filiales Bank of Scotland
Effectif 120,449 (2011)[1]
Site web www.lloydsbankinggroup.com
Code banque (BIC) LOYD
Code établissement (IBAN) 15528
21120
ISIN XS0173160796

Lloyds Banking Group, anciennement Lloyds TSB, est un groupe bancaire britannique né de la fusion des activités de la Lloyds TSB et de la Halifax-Bank of Scotland, alors proche de la faillite provoquée par son enlisement dans la crise des subprimes [3]. Tout comme pour la Royal Bank of Scotland, le gouvernement avait alors décidé la nationalisation partielle du groupe pour sauver le système bancaire du pays, injectant 37 milliards de livres (45 milliards d'euros) dans cette opération [4]. Petit à petit, l'Etat a revendu ses parts: sa participation a baissé de 41% en 2008 à 19% en juin 2015 [5].

En 2009, il est l'un des géants bancaires britanniques, bien qu'il ait dû fortement réduire sa voilure depuis. Avec 3 000 succursales et 145 000 employés en 2009, le Lloyds Banking Group domine le marché britannique, détenant entre 20 % et 30 % des prêts immobiliers[3], le quart des comptes bancaires courants [6] et une proportion équivalente des comptes de cartes de crédit[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

La Lloyds, à une histoire qui remonte à sa fondation en 1765.

Lloyds TSB[modifier | modifier le code]

En 1995, Lloyds fusionne avec TSB Group pour former le Lloyds TSB Group.

Acquisition d'HBOS[modifier | modifier le code]

En janvier 2009, Lloyds TSB acquiert HBOS, la holding détenant la Bank of Scotland (distincte de la Royal Bank of Scotland), fondée en 1695, et Halifax (en), fondée en 1853 et active principalement sur le marché de l'immobilier et des hypothèques, qui avait été fusionnée en 2001 avec celle-ci[3]. La nouvelle entité est alors renommée en Lloyds Banking Group.

Même s'il était détenu par le gouvernement britannique à hauteur de 43,4 %, il perdit le tiers de sa valeur boursière au cours de cette journée et encore 30 % les quatre jours suivants, subissant les contrecoups des difficultés financières de la Royal Bank of Scotland[7].

De plus, Lloyds Banking Group a été sévèrement touché par la crise financière mondiale débutant en 2007, la fusion elle-même ayant mené à sa création ayant durement touché Lloyds TSB. En effet, en acceptant de racheter la Halifax-Bank of Scotland en 2008, sous la pression du cabinet britannique, le bilan plutôt sain de Lloyds TBS fut durement touché par le mauvais bilan de Halifax, qui était en faillite à cause des mauvais emprunts immobiliers [6]. Loin de «sauver» Halifax, cette fusion a donc plutôt conduit à couler le nouveau groupe Lloyds Banking Group, contraignant le gouvernement à réinjecter massivement de l'argent dedans [6].

Désengagement de l'état et histoire récente[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, le gouvernement britannique annonçait la vente de 3 % de Lloyds pour 3,2 milliards de livres. Cette vente réduisit la participation de l'Etat dans la banque à 32,7 %[8]. Pendant ce temps là, Lloyds Banking Group revendait sa filiale Lloyds Bank International (en), présente notamment en Espagne, à la banque catalane Banco Sabadell.

De par les 20,5 milliards de livres d'aides publiques que le groupe Lloyds a reçues durant la crise financière de 2007-2015, le Lloyds Banking Group a été contraint par la Commission européenne, conformément au droit de la concurrence communautaire, de se séparer d'une large partie de son réseau bancaire, soit 631 agences qui devaient être mises sous l'enseigne TSB Bank (en), en attendant un acheteur potentiel[9]. En décembre 2013, Lloyds vendit sa participation restante dans St James's Place pour 685 millions de livres[10]. TSB (initiales de Trustee Savings Bank, qui avait été fusionnée à la Lloyds en 1995) a finalement également été racheté par Banco Sabadell pour 1,7 milliards de livres en juillet 2015.

En mars 2014, le gouvernement britannique céda 7.8 % de Lloyds pour 4,2 milliards de livres. Cette vente à de nouveau réduit la participation de l'Etat dans la banque, celle-ci s'élevant désormais à 24,9 %[2]. Elle a encore été baissée à 19% en juin 2015 [5], et en octobre 2015 l'Etat annonça à nouveau vendre 2,7 milliards d'euros d'action, cette fois-ci directement au grand public [11].

En juillet 2014, Lloyds a été condamné à une amende de 218 millions de livres pour son implication dans le scandale du Libor, devant être versée aux autorités britannique et américaine[12]. Une nouvelle amende, de 117 millions de livres (159 millions d'euros) lui fut donnée en juin 2015 par la Financial Conduct Authority (en), en raison de la mauvaise gestion des conséquences d'un scandale, remontant aux années 1990 et concernant les Payment Protection Insurance (en) (PPI), des sortes d'assurances sur le crédit (pas nécessairement en cas de décès ou invalidité, contrairement aux assurances décès invalidité pratiquées en France) [13].

Ces différents coups portés à la banque l'ont conduite à annoncer en octobre 2014 la suppression de 9 000 emplois d’ici 2017, soit 10 % du total, qui vient s’ajouter aux 45 000 emplois supprimés depuis 2008. De 2008 à cette annonce comprise, Lloyds Banking Group aura donc réduit ses effectifs de 40 % [6]. En juillet 2016, Lloyds annonce la suppression de 3 000 emplois supplémentaires[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Preliminary Results 2011 », Lloyds Banking Group (consulté le 25 mars 2011)
  2. a et b L'Etat britannique a cédé 5,6 milliards d'actions de Lloyds, Le Nouvel Observateur, 26 mars 2014
  3. a, b, c et d AFP, « Naissance prochaine d'une mégabanque dans un secteur bancaire britannique en crise », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  4. Cinq ans après l’avoir sauvé, Londres veut privatiser Lloyds Banking Group, Le Monde.fr, 4 février 2014
  5. a et b Londres veut accélérer le retour au secteur privé des banques nationalisées, Le Monde.fr, 9 juin 2015
  6. a, b, c et d Eric Albert, Lloyds Bank va supprimer 9 000 postes d’ici à 2017, Le Monde.fr, 29 octobre 2014
  7. AFP, « Les banques britanniques s'effrondrent », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  8. UK kicks off Lloyds bank share sale Steve, Slater and Matt Scuffham, Reuters, 16 septembre 2013
  9. UK watchdog clears way for Lloyds share sale, Matt Scuffham, 11 septembre 2013
  10. Lloyds Bank boosts capital through St James's Place sale, Matt Scuffham, Reuters, 10 décembre 2013
  11. « Londres va vendre des actions Lloyds Banking Group au grand public », Le Monde (supp. Eco), 6 octobre 2015
  12. Lloyds Bank to Pay Nearly $370 Million to Resolve Libor Investigations, Chad Bray, The New York Times, 28 juillet 2014
  13. Lloyds Banking Group condamné pour son implication dans un scandale d’assurances-crédit, Le Monde.fr avec AFP, 5 juin 2015.
  14. Lloyds Banking Group annonce la suppression de 3000 emplois, Le Figaro, 28 juillet 2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]