Lizant

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Lizant
Lizant
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Jean-Claude Gauthier
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86136
Démographie
Population
municipale
419 hab. (2015 en diminution de 10,66 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 10″ nord, 0° 16′ 48″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 157 m
Superficie 16,95 km2
Localisation

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Lizant est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Lizantais et les Lizantaises.

Localisation[modifier | modifier le code]

Lizant est situé à 5 km au nord-est de Taizé-Aizie la plus grande ville aux alentours, et au sud de Civray.

Lizant et les communes alentours

La commune est proche du parc naturel régional Périgord Limousin.

Le village est niché dans une vallée aux aspects montagnards. Il est bordé, dans sa partie sud, par la Charente. En outre, il s'est développé à la confluence de quatre petites rivières : le Cornac, le Pas de Mule, le Cibiou qui se rejoignent dans le bourg pour former la Sonnette.

C’est la commune qui est située la plus au sud du département de la Vienne. Le paysage est déjà charentais avec ses vallons accentués.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lizant
Saint-Gaudent
Voulême Lizant Genouillé
Taizé-Aizie
(Charente)
Nanteuil-en-Vallée
(Charente)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Lizant présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [1] :

  • pour 43 % par des Terres Rouges (ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central) situées sur les plateaux,
  • pour 4 % de calcaire dans les vallées et les terrasses alluviales,
  • pour 53 % d'argile à silex peu profonde sur les plateaux du seuil du Poitou.

En 2006, 81,7 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 18,3 % par des forêts et des milieux semi-naturels[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides, dunes et plages… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La richesse du sous-sol des collines a permis, dès le Moyen Âge, l’exploitation de la pierre. Ainsi, les pierres retirées des carrières ont permis la construction de l’église Saint-Nicolas de Civray.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 8,3 km de cours d'eau dont les principaux sont le ruisseau Du Pas de la Mule sur une longueur de 4,8 km, le Cibiou sur une longueur de 2,2 km et la Charente sur une longueur de 1,3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale D 1 commence à Lizant et relie la commune à Dangé-Saint-Romain.

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune :

Les aéroports les plus proches de Lizant sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village dérive de « Lèze », qui désigne une argile. En effet, le bourg est situé sur une terrain très argileux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lizant a subi les ravages de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion.

L’agriculture a été pendant longtemps centrée sur la châtaigne et le blé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Lizant est dans le canton de Civray (no 6) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Lizant était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Lévescault    
mars 2008 mars 2014 Joël Duqueroie    
mars 2014 en cours Jean-Claude Gauthier    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergies nouvelles[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune, un parc, regroupant 12 éoliennes, devrait voir le jour en mai 2014 après neuf ans de procédure. Ce parc, le plus grand du département de la Vienne, est à cheval sur les communes de Saint-Macoux, de Saint-Gaudent, de Lizant et de Voulême. Ce parc représente une puissance totale de 24 MW pour une production estimée à 53 GWh, soit la consommation annuelle moyenne de 26 500 habitants. Les éoliennes sont composées d'un mât de 100 m de hauteur et de pales de 50 m. Cette énergie renouvelable devrait permettre d'économiser chaque année 17 000 tonnes de CO2.

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, la commune est signataire de la Charte Terre Saine « Votre commune sans pesticides ». La charte Terre Saine Poitou-Charentes invite les communes et les établissements publics intercommunaux à participer à la réduction des pesticides et à la préservation d'un environnement sain en région Poitou-Charentes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2015, la commune comptait 419 habitants[Note 1], en diminution de 10,66 % par rapport à 2010 (Vienne : +1,8 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8168887527869649569811 032966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920904887873858884809778748
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
727685676620639592632602566
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
553517502526508443459462464
2013 2015 - - - - - - -
429419-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 27 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Lizant ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Lizant administre une population totale de 470 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (cinq personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 465 habitants.

En 2010, la répartition de la population par sexe était la suivante : 47,8 % d'hommes pour 52,2 % de femmes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Lizant dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école maternelle publique dépend de l'inspection académique de la Vienne.

Les communes de Lizant, Voulême et Saint-Gaudent sont en regroupement pédagogique intercommunal. Ainsi, les maternelles sont localisées à Lizant puis les CP et CE1 à l’école de Voulême et enfin les CE2, CM1 et CM2 à l’école de Saint-Gaudent.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 8 exploitations agricoles en 2010 contre 10 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 25 % et sont passées de 583 hectares en 2000 à 730 hectares en 2010 dont 248 irrigables[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

46 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 16 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 11 % pour le fourrage et 18 % reste en herbes[9].

Quatre exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage de bovins (266 têtes en 2010 contre 326 têtes en 2000). les élevages de moutons et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[9]. La disparition de l'élevage d'ovins est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, ce troupeau, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Chabichou du Poitou (AOC)
  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Commerce et service[modifier | modifier le code]

En 2012, le seul commerce encore ouvert au sein du village est une boulangerie.

Secteur protégé[modifier | modifier le code]

L'établissement et service d'aide par le travail (ESAT) Joseph-Rouil est ouvert depuis 1981 et accueille 60 personnes reconnues travailleurs handicapés. Ses activités sont le conditionnement et les travaux à façon, la blanchisserie industrielle, l’entretien et la création d'espaces verts, l’assemblage et le montage, la découpe et le travail du bois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Radegonde-Saint Junien. Elle est située au chœur du village. L’édifice est accolé sur son côté droit aux maisons et les autres côtés sont longés par le ruisseau de Cornac. Le chevet est droit. Il date du XVe siècle. L’église possède deux fenêtres de style gothique flamboyant. Le bâtiment a été restauré en 1765. Il est doté de deux nefs. L’église est dédiée à deux saints très vénérés dans le Poitou : sainte Radegonde et saint Junien qui est né à Champagné-le-Sec et qui a vécu en ermite à Chaunay. Les deux saints sont morts le même jour, saint Junien à Chaunay(ou à Mairé-l’Evescaut) et sainte Radegonde à Poitiers. La cloche date de 1731.
  • Maison à la tour. Elle date du XIIe siècle. La maison se caractérise, de nos jours, par la présence d’une tour pentagonale avec à sa base une porte cloutée que surmonte un linteau en accolade avec un écusson. Cette maison est construite sur une chute d’eau. Il s’agit de vestiges d’une construction plus importante qui possédait deux tours. Elle marquait, alors, l’entrée du bourg, sur la route allant de Charroux à Saintes. Elle aurait été la propriété des templiers et pourrait dépendre de la commanderie de Civray. La maison a été, par la suite, transformée en huilerie.
  • Colombier du XVIIe siècle au lieudit Boisseguin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. DREAL Poitou-Charentes / SDAP, 2013