Liza Oumarova

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Liza Umarova
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Liza Oumarova

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
AlmatyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Autres informations
Genre artistique
Chanson (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Liza Oumarova (en tchétchène : Iумаран Сулимин йоI Лиза, en russe : Лиза Умарова), née le 12 mars 1965 à Almaty, au Kazakhstan, est une auteure-compositrice-interprète ou, en un mot, barde[1] tchétchène, réfugiée depuis 2012 en Finlande. Comédienne de sa formation, elle travaille comme directrice d’une maison de culture à Grozny, capitale de la Tchétchénie, avant que la guerre russo-tchétchène de 1994-1996 n'éclate en la poussant à se réfugier à Almaty, chez ses proches. En 1999, revenue depuis deux ans dans sa patrie, elle fuit la nouvelle guerre qui la laisse sans abri à Moscou et s’y convertit dans le commerce de livres tchétchènes[2]. Pour s’approvisionner en livres, elle rend une ou deux fois par an visite à Grozny qu’elle retrouve complètement en ruines et s’inspire de ces visites pour écrire et enregistrer des chansons patriotiques, très bien accueillies par le public[3],[4]. Après l’assassinat non élucidé de son frère à Grozny où, faute de bonne volonté des autorités, elle ne parvient pas à se réinstaller, menacée par les nationalistes radicaux russes à Moscou où son fils et elle subissent même quelques années auparavant une agression raciste[5],[6], Oumarova demande un asile en 2012 en Finlande lors de sa tournée dans ce pays[7]. Divorcée, elle y vit avec ses trois enfants, fils Mourad et filles Laoura et Leïla[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Алла Дудаева (présentatrice). Кавказский портрет - Лиза Умарова [production de télévision]. Tbilissi : Канал ПИК. Consulté le .
  2. (ru) Надежда Кеворкова, « Лиза Умарова: “У меня есть песня “Русские матери” », sur Contra mundi (cite officiel de la journaliste Nadezhda Kevorkova),‎ (consulté le 3 janvier 2016).
  3. (ru) Анна Политковская, « Чеченское “Любэ” – это одна женщина, поющая свои песни по-русски », sur Новая газета,‎ (consulté le 3 janvier 2016).
  4. (en) Seth Mydans, « Channeling Despair and Longing Into Chechen Anthems », sur New York Times, (consulté le 3 janvier 2016).
  5. (ru) Александр Данилкин, « «Зачистка» на Большой Филевской », sur Труд,‎ (consulté le 3 janvier 2016).
  6. (ru) Александр Григорьев, « Певица из Чечни Лиза Умарова опознала нападавших на нее и сына в Москве », sur Кавказский Узел,‎ (consulté le 3 janvier 2016).
  7. (ru) Оксана Челышева, « Путь к свободе », sur Каспаров.ru,‎ (consulté le 3 janvier 2016).
  8. (ru) Полина Жеребцова, « О возвращении в Россию мы даже не думаем », sur Эхо Москвы,‎ (consulté le 3 janvier 2016). (Contrairement à ce qu'a écrit Polina Jerebtsova sur son blog, la fille cadette d'Oumarova née en 1997 s'appelle Leïla, Malika étant un nom non officiel d'une seule et même Laoura, son aînée de trois ans.)