Livry (Nièvre)

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Livry
Église.
Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Saint-Pierre-le-Moûtier
Intercommunalité Communauté de communes du Nivernais bourbonnais
Maire
Mandat
Christian Barle
2014-2020
Code postal 58240
Code commune 58144
Démographie
Population
municipale
691 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 32″ nord, 3° 04′ 27″ est
Altitude Min. 181 m – Max. 264 m
Superficie 27,62 km2
Localisation

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Livry

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Livry

Livry est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mornay-sur-Allier
(Cher)
Langeron Rose des vents
Château-sur-Allier
(Allier)
N Saint-Pierre-le-Moûtier
O    Livry    E
S
Le Veurdre
(Allier )
Saint-Léopardin-d'Augy
(Allier )
Chantenay-Saint-Imbert

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné dès 1164 sous le nom de Livracum dans une bulle du pape Alexandre III, alors réfugié en France[1]. L'église de Livriaco avait déjà été reconnue par Bernard de Saint-Saulge, évêque de Nevers, dans une lettre de 1161, comme appartenant à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[2].

Au Moyen Âge, le duc de Bourbon Pierre II, voulant donner de l'essor à la région, y fait établir une colonie d'Auvergnats.

Au XIXe siècle, le propriétaire du château de La Barre découvre du kaolin sur ses terres ; il crée, en 1856, une entreprise de porcelaine employant quarante-cinq ouvriers. En 1929, la Société M.E.G., Moraillon et Genty reprend l'activité de l'extraction du sable kaolinique, transformant la descenderie en mine allant jusqu'à près de 35 m de profondeur. Des rails et des wagonnets Decauville dans les galeries et une voie et un train Decauville, locomotive et wagonnets, conduisaient jusqu'à la gare de Saint-Pierre-le-Moutier (environ 5 km) le kaolin (sable kaolinique) pour l'expédier jusqu'aux usines et moulins de fabrication d'émaux céramiques, de porcelaine, de faïence. La Société des carrières kaoliniques de La Barre modernise l'exploitation en galeries de mines en carrières à ciel ouvert toujours en activité à la fin du XXe siècle[3].

Riousse pourrait être le nom du premier vigneron qui vint planter sa tente près de la fontaine. Soultrait mentionne un « Ryosse » dès 1275, ainsi qu’un « Villaquae dicitur Riousse » en 1269. C’est une colonie auvergnate qui fonda Riousse. Le vignoble se développa au XVIIIe siècle et connut son apogée au XIXe siècle où, en 1860, il s’étendait sur 300 hectares et comptait 300 vignerons.

En 1992, sous l’impulsion de la municipalité, naquit l’Association pour la réhabilitation du vignoble de Riousse. Elle donna très vite naissance à la S.C.E.A. du Clos de Riousse qui regroupe aujourd’hui 600 actionnaires. Elle est devenue propriétaire d’un domaine de 16 hectares. La vendange est mécanique. La vinification traditionnelle est confiée à un vigneron œnologue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christian Barle DVD Conseiller général,
Vétérinaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 691 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 227 1 318 1 306 1 474 1 521 1 410 1 563 1 604 1 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 678 1 657 1 686 1 643 1 622 1 604 1 560 1 609 1 559
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 507 1 446 1 326 1 036 1 009 956 843 802 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
816 772 735 583 589 582 673 687 691
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux 
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Livry : l'édifice paroissial renferme une statue en pierre de la Vierge à l'Enfant, datée du début du XVIe siècle, et Logo monument historique Classé MH (1922), la Vierge couronnée, tient une grappe de raisin dont l'Enfant saisit un grain. À ses pieds un écu : « De gueule à deux bars adossés surmonté de deux couronnes rangées en chef et une bordure, le tout d'or » qui sont de Dreux-Godard, chanoine de Nevers[8]. Une statue de Saint Jean-Baptiste en bois polychrome du XVIe siècle et Logo monument historique Classé MH (1922)[9].


Civils 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte n° XVIII.
  2. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte n° XVII.
  3. Source : mairie.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Nicolle Demet, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice n°14, p.30/160.p.
  9. Nicolle Demet, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice n°37, p.56/160.p.
  10. Registre d'état civil de Livry - 6 septembre 1847

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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