Liviu Rebreanu

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Liviu Rebreanu
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Liviu Rebreanu

Naissance
Târlișua, Drapeau de la Roumanie Roumanie
Décès (à 58 ans)
Valea Mare
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture roumain

Liviu Rebreanu, né le 27 novembre 1885 à Târlișua et mort le 1er septembre 1944 à Valea Mare, est un écrivain, dramaturge et journaliste roumain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Târlișua (département de Bistrița-Năsăud, dans le nord-est de la Transylvanie), il est le deuxième des treize enfants de Vasile Rebreanu, instituteur, et de Ludovica Diuganu, descendants de paysans. Son père a été camarade de classe de George Coșbuc. Liviu Rebreanu suit les cours à l'école primaire à Maieru (son père était son instituteur), à Năsăud et Bistrița, puis à l'école militaire à Sopron et à l'académie militaire de Budapest. Il travaille comme officier à Gyula mais se retire en 1908, et en 1909 traverse illégalement les Alpes Transylvaniennes pour la Roumanie. Il passe le reste de sa vie à Bucarest.

Il rejoint différents cercles littéraires, et travaille comme journaliste pour Ordinea, puis à Falanga literară și artistică. À la demande du gouvernement Austro-Hongrois, il est arrêté et expulsé en 1910. Incarcéré à Gyula, il est libéré en août ; il retourne à Bucarest.

En 1911-1912, secrétaire au théâtre national de Craiova, où il travaille sous la direction du nouvelliste Emil Gârleanu. Il épouse Fanny Rădulescu.

Sa première publication date de 1912 avec un recueil de nouvelles sous le titre Frământări [Tourments].

Durant la Première Guerre mondiale, Rebreanu est reporter pour Adevărul, tout en continuant à publier des nouvelles: Golanii [Les Vauriens] et Mărturisire (Confession) en 1916 et Răfuială ("Comptes") en 1919. Après la guerre, il devient un important collaborateur à la société littéraire Sburătorul dirigée par le critique littéraire E. Lovinescu.

En 1920 Rebreanu publie son roman Ion, premier roman moderne roumain. Pour Ion, Rebreanu reçoit le prix de l'Académie roumaine, dont il devient un membre en 1939. De 1928 à 1930 il dirige le Théâtre national de Bucarest, et de 1940 à 1944 il est président de la société des écrivain roumains.

Il meurt en 1944, à l'âge de 59 ans à Valea Mare, Argeș

Œuvre[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Catastrofa [La Catastrophe], 1921
  • Norocul [La bonne chance], 1921
  • Cuibul visurilor [Le nid des rêves], 1927
  • Cântecul lebedei [Le chant du cygne], 1927
  • Ițic Ștrul dezertor (Itsic Stroul, déserteur), 1932, nouvelle traduite en français d'abord en 1946 par Mario Roques dans le recueil Âmes en peine[1] (p.69) paru chez Jean Vigneau et reprise ensuite dans l'ouvrage collectif Nouvelles de la Grande Guerre, 2014, (ISBN 978-2881829307)

Romans sociaux[modifier | modifier le code]

  • Ion (Ion le Roumain)[2], traduit du roumain avec une introduction par Pierre Mesnard (en 1945), 1920
  • Crăișorul [Le petit roi], 1929
  • Răscoala (La Révolte), 1932
  • Gorila [Littéralement "La gorille"], roman de 1938 traduit en français par La Bête immonde[3], en 1995, (ISBN 2-88382-056-2)

Romans psychologiques[modifier | modifier le code]

  • Pădurea spânzuraților ("La forêt des pendus"), 1922
  • Adam și Eva (Adam et Eve), 1925
  • Ciuleandra [littéralement désigne le nom d'une danse populaire roumaine], roman de 1927, traduit en français par Madalina [4] en 1992
  • Jar [Braise], 1934

Autres romans[modifier | modifier le code]

  • Amândoi [littéralement Tous les deux], 1940, traduit en français avec le titre Deux d'un coup, Éditions Noir sur blanc, 1995, (ISBN 2-88250-054-8)

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Cadrilul [Le Quadrille], 1919
  • Plicul [L'enveloppe], 1923
  • Apostolii [Les apôtres], 1926

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]