Littérature israélienne

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La littérature israélienne est la littérature écrite par des Israéliens.

Elle est en principalement écrite en hébreu et marque le renouvellement de cette langue comme langue vivante.

Depuis le milieu du XIXe siècle, la langue hébraïque a de plus en plus été utilisée aussi bien pour parler que pour écrire de la prose, de la poésie ou des pièces de théâtre.

Historique[modifier | modifier le code]

Si Avraham Mapou est le premier auteur en 1853 d'un roman à succès en hébreu, c'est à Eliézer Ben Yehoudah qu'on doit la renaissance de l'hébreu en tant que langue parlée et écrite à d'autres fins que les textes sacrés et l'étude de la Torah.

Les premiers textes en hébreu moderne furent écrits par des auteurs immigrants, comme :

Les années 1940 et 1950[modifier | modifier le code]

La création littéraire est alors de le fait d'un groupe d'écrivains aujourd'hui connus sous le nom de "génération du Palmach" (le Palmach formait les troupes de choc de la Haganah, l'ancêtre des Forces de défense d'Israël), et qui avaient eux-mêmes combattu pendant la guerre d'Indépendance[1]. "Leurs héros se battent pour défendre un idéal[2]". Parmi ces écrivains, S. Yizhar, Chaïm Gouri, Aharon Megged, Moshé Shamir et les poètes Yehouda Amichaï, Natan Alterman et Ouri Zvi Grinberg.

Le génocide marque profondément l'œuvre de certains auteurs comme Aharon Appelfeld

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, des écrivains ont délaissé l'idéologie pour écrire de manière plus individuelle. Les personnages de romanciers comme Amalia Kahana-Carmon, Yaakov Shabtai (en), A.B. Yehoshua, Amos Oz sont, par leur complexité, bien différents des stéréotypes de la génération combattante. La fiction peut devenir le lieu de la critique sociale.

"Certains comme Benjamin Tammuz (en), ou David Shahar (Prix Médicis étranger) font un retour à l'univers de leur enfance perdue et à leurs racines[2]".

Les années 1970-2000[modifier | modifier le code]

"À la suite du choc causé par la guerre de Kippour, des écrivains condamnent l'ultra-nationalisme et le militarisme[2]".

"Une autre tendance importante de la vie culturelle d'Israël est l'émergence d'une forte conscience ethnique chez des écrivains d'origine séfarade (juifs originaires des pays arabes, contrairement aux ashkénazes venus d'Europe). Dans la littérature, cette tendance se manifeste à l'évidence dans les œuvres de Shimon Ballas, Sami Michael (en) et Eli Amir (en), tous nés en Irak, Amnon Shamosh (en), né en Syrie, Albert Souissa, né au Maroc, et Yitzhak Gormezano-Goren, né en Égypte[1].". Ces romanciers évoquent notamment les difficultés rencontrées par les immigrants juifs dans leur nouveau pays, l'expérience des camps de transit israéliens (en hébreu ma'abarot) ; on a pu parler pour ces auteurs de "littérature des camps de transit[3];[4]". Ils ressuscitent également la société juive arabe dans laquelle ils avaient vécu avant leur émigration. Le poète Erez Biton (en), d'origine algérienne et marocaine, s'inscrit également dans cette mouvance. Ces auteurs sont toujours actifs aujourd'hui.

Sur la Shoah[modifier | modifier le code]

La Shoah a été perçue dans de nouvelles perspectives par Appelfeld et Grossman ainsi que par :

Nouveaux thèmes[modifier | modifier le code]

De nouveaux thèmes sont apparus :

  1. Élément de la liste numérotée

Femmes écrivains[modifier | modifier le code]

La jeune génération[modifier | modifier le code]

Les auteurs s'autorisent aujourd'hui à traiter des thématiques communes à tous les pays, sans rapport avec les questions israélienne de l'édification de la nation, de l'intégration des nouveaux immigrants, du melting-pot etc. Le style littéraire peut être surréaliste, anarchique, iconoclaste[1]. Parmi ces écrivains de la "jeune" génération, on peut citer par exemple Yehoudit Katzir, Orly Castel-Blum, Etgar Keret, Irit Linor, Gadi Taub, Alex Epstein, Esty Hayim.


Quelques écrivains postmodernistes :

La fin des années 1990[modifier | modifier le code]

Auteur pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Asher Weill, "La culture en Israël : Au seuil du millenaire", 2000, lire en ligne : [1]
  2. a, b et c Jean-Christophe Attias, Esther Benbassa, Des cultures et des Dieux: Repères pour une transmission du fait religieux, Fayard, 2007, lire en ligne : [2]
  3. Michèle Tauber, "L’arabe ou l’hébreu : être ou ne pas être, le parcours des Juifs mizrahim en Israël. Chapitre à paraître en 2017 dans l’ouvrage dirigé par Céline Masson : Génération balagan, Editio.. 2016, consultable en ligne : [3]
  4. Piera Rossetto, "Space of Transit, Place of Memory: Ma'abarah and Literary Landscapes of Arab Jews" ("Lieu de transit, lieu de mémoire : la ma'abara et les paysages littéraires des Juifs arabes", in Memory and Forgetting among Jews from the Arab-Muslim Countries. Contested Narratives of a Shared Past, eds. Emanuela Trevisan Semi, Piera Rossetto, Quest. Issues in Contemporary Jewish History. Journal of Fondazione CDEC, n.4 November 2012, lire en ligne : [4]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Masha Itzhaki et Françoise Saquer-Sabin (dir.), La littérature israélienne aujourd'hui : miroir d'une société multiple, Publications langues o', Paris, 2009, 370 p. (ISBN 978-2-85831-178-1)
  • La Littérature de jeunesse en Israël, Joie par les livres, Paris, 2008, 178 p.
  • Benoît Pivert, « De Jérusalem à Berlin. La littérature israélienne en Allemagne », in Allemagne d'aujourd'hui, no 182, octobre-décembre 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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