Littérature galloise

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L’expression littérature galloise peut être utilisée à propos de n’importe quelle littérature provenant du Pays de Galles ou d’écrivains gallois. Mais elle est plus généralement utilisée à propos de littérature écrite en gallois. En effet, la littérature d’auteurs gallois de langue anglaise est généralement appelée littérature anglo-galloise ou littérature galloise de langue anglaise.

Ancienneté[modifier | modifier le code]

La littérature galloise est considérée comme l’une des plus anciennes d’Europe après les littératures grecque et latine. La tradition littéraire galloise, toujours bien vivante, remonte en effet au VIe siècle. Ses heurs et malheurs sont ceux, au long des siècles, de la langue galloise. Aujourd’hui encore la langue du Moyen Âge est compréhensible pour le locuteur de gallois.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites de gallois datent de la période des années 400 à 700, et la plus ancienne littérature galloise c’est la poésie de cette époque.

Poésie Héroïque[modifier | modifier le code]

La tradition poétique représentée par ce qu'on appelle les Cynfeirdd (poètes anciens) a survécu plus de mille ans (jusqu'à l'époque des poètes de la noblesse du XVe siècle). Au centre de cette tradition est la poésie héroïque dont le premier représentant est Taliesin. La louange du prince de son courage et de sa générosité, est le thème constant. Le but est de maintenir uns société guerrière et d'encourager au combat. Le poète ne juge pas, n'a pas de sentiment. La louange ne s'adresse pas qu'aux vivants, mais aussi aux morts dont il faut aider les âmes à entrer au paradis, et en même temps encourager les vivants à prendre la place au combat.

Un autre aspect réside dans le professionnalisme des poètes et le fait qu'il dépendent donc de leurs mécènes, rois, princes ou nobliaux pour vivre.

Hywel ab Owain Gwynedd, fils du roi de Gwynedd, n'avait pas les soucis financiers de ses confrères. Il écrivit les premiers poèmes d'amour gallois connus, sans doute sous l'influence des romans courtois.

Métier de barde[modifier | modifier le code]

La chute du royaume de Gwynedd et la perte de l'indépendance galloise en 1282 mit à mal la tradition mais celle-ci se ne s'interrompit pas malgré la crise. Elle s'adapta et introduisit la métrique des cywydd, une réduction de l'importance des louanges au mécène, et la relation de dépendance des poètes avec l'aristocratie nourricière. Le professionnalisme dans la tradition poétique étaient maintenu par une Guilde de poètes, ou Ordre Bardique, ayant son propre règlement, lequel insistait sur le professionnalisme et l'art du poète. Selon ces règles il fallait un apprentissage de neuf ans avant qu'un poète ne soit dûment qualifié. Les règles établissaient le mode de paiement du barde, qui variait selon la longueur du temps de sa formation et selon la demande à certaines périodes de l'année.

La prose et le cyfarwydd[modifier | modifier le code]

Mais rois, princes et nobles, avaient, outre leur barde de cour, leur conteur ou cyfarwydd (on prononce à peu près [këvarwiz]). Eux aussi étaient des professionnels. Mais contrairement aux poètes gallois il ne reste pas grand chose de leurs œuvres. Ce qui a survécu ce sont des créations littéraires basées sur des récits que ces conteurs racontaient. Ces contes sont connus sous le nom de Mabinogion. La prose galloise du Moyen Age ne se réduit pas à ces contes traditionnels, elle inclut aussi un ensemble d'ouvrage parfois religieux, parfois d'intérêt pratique, sans oublier une grande quantité de traductions d'autres langues.

Aux XVIe et XVIIe siècles[modifier | modifier le code]

Ce sont deux siècles de grand bouleversement dans la société, en Galles comme dans toute l'Europe. C'est à cette époque que les fondations du Pays de Galles d'aujourd'hui ont été construites, tant dans le domaine politique que dans les domaines sociaux et économique. Dans les actes législatifs établis dans la période 1535-1542, le Pays de Galles fut annexé et complètement intégré au royaume d'Angleterre, y laissant ses derniers vestiges d'indépendance légale.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe, la littérature galloise a fait apparaître que la langue devenait un symbole de plus en plus politique. Deux des plus grandes personnalités de cette période de l'histoire de la littérature galloise sont le prolifique Saunders Lewis et l'écrivaine Kate Roberts. Ainsi que le poète d'origine galloise Dylan Thomas.

Articles connexes[modifier | modifier le code]