Litoranea Balbo

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Litoranea Balbo
image

Autres noms Via Balbia
Caractéristiques
Longueur 1 800 km
Direction Ouest / Est
De Ras Jedir Frontière tunisienne
Vers Bardia Frontière égyptienne
Territoires traversés
Villes principales Tripoli
Benghazi
La Litoranea Balbo à Ajdabiya

La litoranea Balbo, ou via Balbia, après 1940, est une route qui parcourait sur toute sa longueur la côte de la colonie de la Libye italienne. Après les années 1960, elle est devenue l'autoroute côtière libyenne (en arabe الطريق الساحلي الليبي).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'arc des Philènes en mars 1937
Les chars allemands de l'Afrika Korps traversent l'arc en mars 1941 afin d'entamer la contre-offensive de l'Axe en Cyrénaïque[1].

La litoranea a été construite entre 1935 et 1937[2]. Elle a été nommée via litoranea libica mais, après la mort, en 1940, d'Italo Balbo, gouverneur italien de la Libye qui en avait favorisé la création, elle a été rebaptisée via Balbia. La route était utile afin d'améliorer la viabilité et l'économie de la colonie italienne de Libye[3].

En 1940, elle a été utilisée par les forces italo-allemandes de l'Axe pour attaquer l'Égypte.

Un chemin de fer était prévu pour la section centrale de la Litoranea, pour connecter Tripoli et Benghazi, mais peu de choses ont été construites avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale qui a mis un arrêt à la construction[4].

Après la Seconde Guerre mondiale, la Litoranea Balbo a été partiellement détruite, mais dans les années 1960, elle a été élargie à quatre voies dans de nombreuses sections avec un nouveau nom, autoroute côtière libyenne[5].

Description[modifier | modifier le code]

La route a été construite à partir de la frontière Tunisienne jusqu'à la frontière Égyptienne, et prolongée en 1940 par la Via della Vittoria à l'intérieur de l'Égypte de l'ouest. Selon l'historien Baldinetti la construction a donné du travail à plus de 10 000 Libyens[6].

La litoranea, qui avait une longueur de 1 800 km et une largeur de 7 mètres, était goudronnée. Sur tout le trajet, les stations-service avec des maisons coloniales étaient espacées de 40 km. Près des villes, la voie était plus large pour faciliter les arrêts d'urgence[7].

À mi-chemin de la litoranea, à la frontière entre Cyrénaïque italienne et Tripolitaine italienne, se trouve l'Arco dei Fileni, construit par ordre de Mussolini comme symbole de ses ambitions coloniales, conçu par l'architecte italien Florestano Di Fausto. Celui-ci a été démoli en 1973 par Mouammar Kadhafi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anna Baldinetti, The Origins of the Libyan Nation: Colonial Legacy, Exile and the Emergence of a New Nation-State, New York, Routledge, coll. « Routledge Studies in Middle Eastern History », [[[Modèle:Harvid|détail de l’édition]]] (ISBN 1-13524-501-0)
  • (it) G Pini, « La rete stradale dell’Impero », Africa Italiana, no 12,‎ (ISSN 2160-3049)
  • Al Hadi Mustafa Bulegma & Sayad Chaleil Kezeiri (ed.),Al Jamahiriya: Dirasa fil Jughrafia, ad-Dar al-Dschamahirijaa lil nashr wa tawzee wa e'lan, Surt,Libye. 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benoît Rondeau, Afrikakorps : L'armée de Rommel, Tallandier, , 480 p. (ISBN 9791021001657, lire en ligne).
  2. Pini 1939.
  3. (en) Claudio G. Segre, « Italo Balbo », sur Google Books (consulté le 17 mars 2017).
  4. (en) Brian McLaren, Architecture and Tourism in Italian Colonial Libya : An Ambivalent Modernism, University of Washington Press, , 287 p. (ISBN 9780295985428 et 0295985429).
  5. (it) Gerardo Pelosi, « La maledizione della «via Balbia» », sur Ilsole24ore.com, (consulté le 17 mars 2017).
  6. Baldinetti 2014, p. 50.
  7. (it) « Litoranea Balbo », sur litoranealibicabalbia.altervista.org (consulté le 17 mars 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (it) « Opere », sur qattara.it (consulté le 17 mars 2017).