Liste des vicomtes de Vendôme

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Bouchard Ier le Vénérable, comte de Vendôme vers 960-1007, nomma Fulcrade vicomte de Vendôme dans les années 980. C'est un des parents d'Élisabeth de Melun ou Élisabeth Le Riche, l'épouse de Bouchard Ier. Il semble que Fulcrade était issu des vicomtes de Chartres, qui quittèrent la ville après que Thibaut Ier le Tricheur, comte de Blois s'en fut emparé vers 960[1]. Sa famille est celle des Fulchérides du Vendômois[2].

Succédèrent à Fulcrade : ses fils et petit-fils les vicomtes Foucher Ier († vers 1022) et Foucher II († vers 1040) ; et son gendre Hubert Ier, marié à sa fille Émeline (Emmeline). Celui-ci était peut-être issu de la même famille que les vicomtes du Mans et des seigneurs de Langeais (ou l'on trouve aussi des Hubert).

Ces derniers eurent :

  • Hubert II, vicomte de Vendôme (-1047) et évêque d'Angers (1005-1047)
  • Emma (?) ou plutôt Hildeburge (Audeberge, Ade(l)berge, Hodeburge) de Vendôme, mariée à Étienne, seigneur de Montrevault[3],[4],[5] et vicomte du Lude. Elle succéda à son frère, la vicomté de Vendôme étant administrée par son époux ; parents d'Emma de Montrevault
    • leur fille Emma de Montrevault, † le 12 septembre 1058, dame du Lude et vicomtesse de Vendôme, épousa Raoul V de Beaumont-au-Maine (+ 1067), vicomte du Maine, puis par mariage vicomte de Vendôme, du Lude et de Montrevault
      • Ils eurent à leur tour : comme fils cadet Raoul VI Payen de Beaumont-au-Maine, vicomte de Vendôme, du Lude et de Montrevault, qui épousa Agathe de Vendôme, fille du comte de Vendôme Foulques l'Oison, ce dernier étant l'arrière-petit-fils de Bouchard le Vénérable ci-dessus : la descendance connue d'Agathe et Raoul Payen se compose des vicomtes Foulques († vers 1125/1133) et Roscelin († semble-t-il vers 1138), leurs fils et petit-fils ; et le frère aîné de Raoul Payen, Hubert, vicomte du Maine, qui continue aussi les seigneurs du Lude
  • Il arrive qu'on attribue aussi au vicomte Hubert Ier et à Émeline une fille nommée Hersende de Vendôme, qui serait l'épouse d'Hugues Mange-Breton de Clervaux : Hersende et Hugues seraient les beaux-parents d'Hubert III de Champagne-(Parcé et Champigné) — cf. l'article Mathefelon — et les grands-parents maternels d'Hersende de Champagne de Fontevraud.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Sassier, Hugues Capet : Naissance d'une dynastie, Fayard, coll. « Biographies historiques », , 364 p. (ISBN 9782213670027, lire en ligne), p.146
  2. « Fulchérides du Vendômois », sur Racines&Histoire
  3. Étienne, personnage mal connu, fl. dans la première moitié du XIe siècle, a probablement obtenu le Grand-Montrevault par son alliance Vendôme (le Petit-Montrevault étant un fief distinct, avec sa propre famille seigneuriale). En effet, Montrevault est une place notable des Mauges, région ayant relevé des vicomtes d'Angers (Renaud Ier Torench puis son fils Renaud II, aussi évêque d'Angers, † vers 1005/1006) : à la mort de Renaud II, le comte d'Anjou (987-1040) Foulques Nerra se serait alors emparé des Mauges aux dépens des héritiers légitimes de Renaud II - venus de son frère Hugues - et aurait maquillé cette spoliation en utilisant la complicité de l'évêque d'Angers et vicomte de Vendôme Hubert II. Ce dernier a dû transmettre ensuite le Grand-Montrevault, forteresse élevée par Foulque Nerra, à sa sœur bien-aimée, Adelberge de Vendôme, l'épouse d'Étienne et la mère d'Emma. On a voulu faire d'Étienne de Montrevault un membre de la famille du Petit-Montrevault (famille issue de Roger de Loudun, un fidèle de Foulque Nerra et un vassal de Renaud Torench), ou un descendant de Renaud Ier Torench par son fils Hugues, frère de l'évêque Renaud II : mais c'est pure spéculation, rien ne l'établit. On en fait aussi un descendant ou un parent d'Isembart du Lude, pour expliquer la transmission du Lude. On trouve aussi qu'Il aurait eu Le Lude en tant que mari d'Hildeburge (Audeberge, Ade(l)berge) du Lude, qui serait la fille d'Isembard du Lude (peut-être assimilable à Isembart de Broyes, Nogent et Pithiviers, ou son parent proche). Doit-on en conclure qu'Étienne aurait eu deux épouses portant le même nom, Audeberge (du Lude ; de Vendôme) et que sa descendance serait venue de son alliance Vendôme, tout en conservant Le Lude (son alliance du Lude serait donc restée stérile) ? Ou bien peut-on imaginer d'autres hypothèses ? (cf. l'article Le Lude).
  4. « L'intégration des Mauges à l'Anjou au XIe siècle, par Teddy Véron (résumé) », sur Cahiers de l'Institut d'anthropologie juridique n° 15, aux Presses universitaires de Limoges, juillet 2007
  5. « Renaud Torench, p. 51 ; Renaud II, p. 62 ; Hubert II de Vendôme et Nerra, p. 73 ; Le Grand- et le Petit-Montrevault, p. 93 et 103 », sur L'intégration des Mauges à l'Anjou au XIe siècle, par Teddy Véron, Presses de l'Université de Limoges, juillet 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]