Liste des seigneurs de Châteaubriant

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Généralités[modifier | modifier le code]

Sceau de Geoffroy IV de Châteaubriant († 1233)

L'histoire de Châteaubriant commence au début du XIe siècle quand Brient (envoyé du comte de Rennes), fils de dame Innogwen, édifia une forteresse sur une motte au bord de la Chère destinée à poursuivre la fortification de la frontière des marches de Bretagne. Une cité s'est développée autour du château et fut appelée Châteaubriant. Il fonda plus tard le prieuré Saint-Sauveur de Béré, l'église St Jean de Béré, et le premier château en 1015[1].

La forteresse faisait partie des marches de Bretagne avec Vitré, Fougères, frontière chargée de défendre la Bretagne face au royaume de France.

Le fief de Châteaubriant, baillie de Rennes, en qualité de baron, fut tenu chronologiquement par les :

Seigneurs de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Famille de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Anciennes armes de la Maison de Châteaubriant.

Barons de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Famille de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Armes de la Maison de Châteaubriant par concession de Saint Louis.

Il s'agirait du Chotard de Châteaubriant, décrit par Joinville, qui, lors de la Bataille de Mansourah (1250), sauve Louis IX d’un dard et répand son sang sur les armes du monarque. Pour le remercier, le Roi l'autorise à transformer les pommes de pin (ou plumes de paon) de ses armes en fleurs de lys . Les barons de Châteaubriant adoptèrent alors cette magnifique devise : "Notre sang teint les bannières de France". En réalité, cette tradition n'est absolument pas fondée.

Lors du rôle d'armes du second traité de Guérande (1381), Guy XII écartèle ses armes avec celles de sa femme. En fait, ce rôle d'armes est un faux.

En 1383 Charles de Dinan hérite de la seigneurie de Châteaubriant du chef de sa grand-mère Thomasse de Châteaubriant épouse de Rolland III de Dinan Montafilant

Maison de Dinan, Branche de Montafilant[modifier | modifier le code]

Armes de Charles de Dinan, puis de son fils Bertrand : Ecartelé : 1 et 4, de gueules, à la fasce de quatre fusées d'hermine, accompagnée de six tourteaux du même (3 et 3) (Dinan) ; 2 et 3, de gueules, semé de fleurs de lys d'or (Chateaubriant).

Guy XIV n'a pas de droit sur la gestion de la baronnie, leur fils François, par contre, en hérite. De ce mariage naquirent, Pierre, seigneur de Montafilant, François de laval, Baron de Chateaubriant (146415 janvier 1503) et Jacques, seigneur de Beaumanoir, († le 23 avril 1502),

En mai 1451, Châteaubriant fut consacrée comme une des " neuf anciennes baronnies de Bretagne " créées par le duc Pierre II de Bretagne.

Maison de Montfort-Laval, Branche de Châteaubriant[modifier | modifier le code]

Maison de Montmorency[modifier | modifier le code]

Blason Mathieu II de Montmorency.svg


En avril 1554 le connétable de Montmorency obtint du roi l'union de la seigneurie de Derval à la baronnie de Châteaubriant. Dès lors, il n'y eut plus de baron de Derval, mais la terre seigneuriale de ce nom demeura la propriété des ducs de Montmorency, puis des princes de Condé, successivement barons de Châteaubriant.

En 1560, trois châtellenies voisines se trouvaient annexées à la baronnie de Derval : Guémené, Jans et Anguignac. Elles relevaient alors du roi et du Présidial de Nantes, et s'étendait en treize paroisses : Derval, Saint-Aubin-des-Châteaux, Saint-Vincent-des-Landes, Jans, Treffieux, Abbaretz, Conquereuil, Guémené, Avessac, Lusanger, Louisfert, Besné et Saint-Nicolas-de-Redon[4]. Une quatrième petite châtellenie, celle de Beauregard, faisait aussi partie de la baronnie de Derval, mais elle relevait de la Roche-en-Nort.

  • François de Montmorency (15301579), fils du précédent, "premier baron de France", duc de Montmorency, comte de Dammartin, comte de Beaumont-sur-Oise, vicomte de Melun, vicomte de Montreuil, baron de Preaux, seigneur de Feuillarde, de Château-Baffot, de Tavernay, d'Espinay, de Saint-Brice, de Groley, de Damville, de Bonneval, de Bernaval, de Chaumont-en-Vexin, de Saint-Leu, de Chantilly, de Conflans-Sainte-Honorine, de Montjoy et, de Meru, de Nogent, de Mello, de Vigny, de Maintehay, de Macy, de Villiers-Le-Bel, d'Ossemont, de Compiègne, de Valmondois et de L'Isle-Adam, Baron de Châteaubriant, duc et pair de France, maréchal, Grand maître de France, mort sans postérité.

Il participa aux guerres contre les protestants, et battit la flotte de Soubise devant La Rochelle en 1625. Maréchal de France en 1630, il intrigua avec Gaston d'Orléans, frère du roi, contre le cardinal de Richelieu. Condamné à mort pour crime de lèse-majesté, il fut exécuté à Toulouse le 30 octobre 1632. Ses biens confisqués passèrent à la maison de Condé.

Maison de Condé[modifier | modifier le code]

Armes de la maison de Condé à partir de 1588.

Le roi Louis XIII qui avait confisqué la baronnie de Châteaubriant ne tarda pas à en faire don à Henri II, prince de Condé, qui avait épousé en 1609 Charlotte Marguerite de Montmorency, sœur de Henri II de Montmorency.

Dès 1634, le prince de Condé fit aveu au roi pour Châteaubriant).

Le Grand Condé rendit aveu au roi en 1680 pour sa baronnie de Châteaubriant.


Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noël-Yves Tonnerre : Naissance de la Bretagne (Géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale Nantais & Vannetais de la fin du VIIIe à la fin du XIIe siècle) Pages 331 à 334 & tableau généalogique des barons de Châteaubriant. Presses de l'Université d'Angers Angers (1994) (ISBN 2-903075-58-1) (notice BnF no FRBNF35750822)
  • Michel Brand'honneur : La notion de noblesse à travers l'étude de la chevalerie du XIe au milieu du XIIIe siècle : débat d'idée, problème de méthode. Perspectives critiques à partir des données du Rennais, Noblesse de Bretagne du Moyen Âge à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999.,
  • Pol Potier de Courcy : Nobiliaire et armorial de Bretagne, Mayenne, 2000, 8° éd., 2 vol.,
  • Jérôme Floury & Eric Lorant, Catalogue généalogique de la Noblesse bretonne, d'après la réformation de la noblesse 1668-1672 et les arrêts de l'Intendance du Conseil et du Parlement, 2000, III t.
  • Abbé Amédée Guillotin de Corson : Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne, 1999, III t.
  • François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe,
  • Frédéric Saulnier, Le parlement de Bretagne 1554-1790, 1991, 2 t., LXIII-892-29 p., 2e éd.,
  • Hubert Guillotel, La place de Châteaubriant dans l'essor des châtellenies bretonnes (XIe-XIIe siècles), MSHAB, 1989, t. LXVI, p. 5-46,
  • Michel Brand'Honneur, Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes (Xe-XIIe s.). Habitat à motte et société chevaleresque, 2001, 317 p.,
  • Frédéric Saulnier, Lucile de Chateaubriand et M. de Caud, d'après des documents inédits, RHO, 1885, t. I notices et mémoires, p. 11-28

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La France pittoresque de l'Ouest : histoire et géographie des provinces de Bretagne, Anjou, Touraine, Orléanais, Berry, Poitou, Limousin, Angoumois, Aunis, Saintonge, Guyenne, et des départements qu'elles ont formés, 1900. Lire en ligne sur Gallica
  2. Princeps Gaufredi principis haers militiae splendor (Kerhervé) et dominus (Brand'honneur)
  3. a et b dominus miles (Brand'honneur)
  4. Archives d'Ille-et-Vilaine, C1819

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]