Ministre du Temps libre

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Entre 1981 et 1984, le gouvernement français dispose d’un ministre du Temps libre, entérinant en cela la volonté du président de la République nouvellement élu, François Mitterrand. Son périmètre reprend ceux habituellement confiés aux ministres chargés du Tourisme de la Jeunesse et des Sports.

Historique[modifier | modifier le code]

Les années 1930, Léo Lagrange et le Front populaire seront les sources d’inspiration de ce « Temps libre ».

André Henry sera ce ministre du Temps libre. Né en 1934 dans les Vosges, il est entré à l’école normale d’instituteurs de Mirecourt en 1951, puis rejoint le Syndicat national des instituteurs, dont il devient le secrétaire permanent en 1969. En 1974, il est nommé à la tête de la Fédération de l'Éducation nationale, en remplacement de James Marangé. C’est donc à un ancien instituteur, proche des œuvres laïques périscolaires qu’est confié cette mission « de conduire par l'éducation populaire, une action de promotion du loisir vrai et créateur et de maîtrise de son temps »[réf. nécessaire].

Soumis à la fois à l’improvisation qui présidait à l’installation du nouveau pouvoir, mais en même temps issu de toute une réflexion menée préalablement par la gauche, ce ministère au nom étrange a tenté de faire bouger « les choses » dans le domaine du loisir social et créateur de liberté[réf. nécessaire].

Son organisation tricéphale (André Henry, le ministre, Edwige Avice, sa ministre déléguée à la Jeunesse et aux Sports, et François Abadie, son secrétaire d'État au tourisme) n’a pas facilité sa mise en place et son organisation[réf. nécessaire].

Toutefois en écho permanent à l’action de Léo Lagrange, André Henry a entrepris de mobiliser son administration au service d’un idéal qui très vite s’est heurté à une quadruple difficulté : des médias hostiles et sarcastiques à l’appellation du temps libre, une organisation administrative peu favorable à l’innovation, des associations méfiantes et des réalités économiques qui prirent rapidement le dessus à toute considération sociale[réf. nécessaire]. C’est ainsi que les grandes espérances soulevées par ce nouveau ministère et les trop nombreuses questions qu’il posait prirent fin en même temps que le ministère du Temps libre[réf. nécessaire].

Il reste néanmoins de cette période, outre le foisonnement de questions et d’interpellations qui ne purent trouver de réponses satisfaisantes, la création du chèque vacances dont bénéficient aujourd’hui plus de cinq millions et demi de Français[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

Les services et établissements qui relevaient du ministre de la jeunesse des sports et des loisirs sont placés sous l’autorité ou la tutelle du ministre du temps libre[1].

Liste des ministres[modifier | modifier le code]

Ministre Intitulé Ministre délégué ou
secrétaire d'État
Intitulé Gouvernement Date
André Henry Ministre du Temps libre[1] Edwige Avice Ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports Mauroy 1[2] 22/05/1981
22/06/1981
François Abadie Secrétaire d'État chargé du Tourisme
Edwige Avice Ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports Mauroy 2[3] 23/06/1981
22/03/1983
François Abadie Secrétaire d'État chargé du Tourisme
Edwige Avice
(à partir du 24/03/1983)
Ministre délégué au Temps libre, à la Jeunesse et aux Sports Plein exercice Mauroy 3[4] 22/03/1983
17/07/1984

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joffre Dumazedier, « Le ministre du temps libre n’est pas le père Noël », Les Cahiers de l’animation, no 35,‎ , p. 1–15 (ISSN 0291-8404)