Liste des chevaux de Napoléon

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Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard par Jacques-Louis David (1748-1825), huile sur toile, 259 × 221 cm, 1801. Le cheval est censé être Marengo.

Durant sa carrière militaire de général et de chef d'état, Napoléon a utilisé le cheval comme principal moyen de locomotion, ainsi que des berlines et des landaus, selon l'usage de son époque. Napoléon ne semble pas avoir été un bon cavalier, malgré les distances immenses qu'il fit à cheval. Différentes chutes furent rapportées, dont celle que son entourage interpréta comme de mauvais présage, la veille de l'invasion de la Russie en 1812[1].

Durant son règne impérial de dix ans, il avait constamment à disposition trente chevaux pour son usage personnel. Il eut donc une centaine de chevaux environ pour cette période[2], dont près d'une vingtaine morts sous lui dans les différentes batailles. Napoléon préférait les chevaux arabes à la suite de la campagne d’Égypte, mais utilisait également des chevaux d'autres races. Les robes de ses chevaux étaient variées (blanc, gris, pommelé, alezan).

Dénomination[modifier | modifier le code]

La plupart de ses chevaux portaient un nom dont la première lettre indiquait la date de leur achat pour les écuries impériales[3], à partir de 1808. Certains autres, avant cette date et sur dérogation de l'empereur, portaient un nom en rapport à une bataille ou à leur caractère.

Liste des chevaux de Napoléon[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique

  • Aboukir ;
  • Aly, gris fer,  ;
  • Arabella ;
  • Artaxercés ;
  • Austerlitz ;
  • Babylonien ;
  • Baladière, gris souris,  ;
  • Belle ;
  • Bouffon ;
  • Calvados ;
  • Cantal, gris truité ;
  • César, gris sale,  ;
  • Cid ;
  • Cléopâtre, gris cendré,  ;
  • Coceyre ;
  • Conquérant ;
  • Cordoue ;
  • Cyrus ;
  • Diomède, gris pâle,  ;
  • Distingué ;
  • Duc ;
  • Edile ;
  • Effendi ;
  • Emule ;
  • Endurant ;
  • Estime ;
  • Étrangère ;
  • Euphrate ;
  • Extrême ;
  • Famillier ;
  • Folâtre ;
  • Frère ;
  • Georgien ;
  • Gesner ;
  • Gracieux ;
  • Gracieux, gris-pommelé,  ;
  • Grisou, gris pommelé,  ;
  • Guza ;
  • Hahim ;
  • Harbet ;
  • Hector ;
  • Helavert ;
  • Héricle ;
  • Iéna ;
  • Jaspé, gris vineux,  ;
  • Judith ;
  • Louvette ;
  • Lydienne ;
  • Lyre ;
  • Major ;
  • Marengo ;
  • Naïade ;
  • Nankin ;
  • Naturaliste ;
  • Naufragé ;
  • Nausicaa ;
  • Navigateur ;
  • Navire ;
  • Nickel, un pur sang arabe à robe grise métallique, offert par le tsar de Russie en [4] ;
  • Ninon ;
  • Ramier, gris truité,  ;
  • Robuste, gris étourneau,  ;
  • Roitelet ;
  • Russe ;
  • Sagonte ;
  • Sahara ;
  • Sélim ;
  • Sélim, gris sale,  ;
  • Styrie ;
  • Suez, gris cendré,  ;
  • Sultan ;
  • Tauris ;
  • Timide ;
  • Triomphant ;
  • Vizir, fleur de pêcher presque blanche, à tous crins, légèrement truitée alezan ;
  • Wagram, gris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ph. de Ségur, 1839, Histoire de Napoléon et de la grande armée en 1812, Volume 1, Houdaille, p. 125.
  2. http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/chevaux_Napoleon.asp.
  3. étude de Jean TRANIÉ sur napoleon.org.
  4. [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Osché, « Les chevaux de Napoléon »,