Liste de champignons toxiques

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Les intoxications alimentaires par consommation de champignons sont fréquentes : 546 cas signalés à l'Institut de veille sanitaire (InVS) en France métropolitaine en 4 mois (du 1er juillet et le 6 octobre 2013).

Elles ont presque toujours comme origine une confusion avec un champignon comestible.

Il faut toujours identifier ou faire identifier (par un pharmacien par exemple) les champignons avant leur consommation, sur des critères scientifiques (ainsi, contrairement à une idée reçue, un champignon consommé ou rongé par des animaux n'est pas forcément sans danger mortel : les limaces consomment des Amanites phalloïdes mortelles pour l'homme).

En cas de doute, il est conseillé de consulter son pharmacien.

En France[modifier | modifier le code]

La Direction générale de la santé et l’Institut de veille sanitaire alertent régulièrement les amateurs de champignons et rappellent les conseils basiques[1].

Les symptômes de type diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc. doivent inciter les patients et professionnels de santé à « appeler sans délai le centre 15 ou le centre antipoison le plus proche » en mentionnant la consommation récente de champignons. À titre d'exemple, il y a eu 388 cas enregistrés d’intoxications par champignons par l'INVS et les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) pour la seule région Midi-Pyrénées le 1er juillet et le 8 août 2011, contre 61 cas la même période en 2010, en raison d'un été plus humide en 2011, favorable aux émergences précoces de champignons.

Liste des champignons toxiques pour les humains[modifier | modifier le code]

Cette liste est limitée aux champignons supérieurs, les plus fréquemment trouvés en zone tempérée de l'hémisphère nord, toxiques par ingestion.
Pour la description détaillée des syndromes et des toxines naturelles, voir Mycotoxicologie. En outre certains champignons peuvent aussi être toxiques de par les métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, radionucléides) que certaines espèces accumulent facilement et parfois en grande quantité, y compris pour des champignons souterrains (truffes dont Elaphomyces granulatus notamment).

On se reportera aux liens des sous-chapitres ou à l'ouvrage de Guillaume Eyssartier et Pierre Roux (2011)[2]

Syndrome phalloïdien[modifier | modifier le code]

Rappelons que les symptômes apparaissent entre 6 et 24 h après l'ingestion. Ce sont des troubles digestifs violents et une hépatite aigüe qui peut devenir fulminante (mortelle) entre les 3e et 5e jours.

Syndrome gyromitrien[modifier | modifier le code]

Syndrome orellanien[modifier | modifier le code]

Syndrome muscarinien[modifier | modifier le code]

Acrosyndrome (acromélalgie, érythermalgie)[modifier | modifier le code]

Syndrome panthérinien[modifier | modifier le code]

Syndrome coprinien[modifier | modifier le code]

Accompagnés d'alcool, provoquent des troubles :

Syndrome gastro-intestinal[modifier | modifier le code]

Troubles digestifs isolés apparaissent moins de six heures après ingestion.

Syndrome hémolytique[modifier | modifier le code]

Elle concerne l'ingestion de champignons crus contenant des hémolysines thermolabiles.

Intoxications inconstantes et aux mécanismes inconnus[modifier | modifier le code]

Nouvelles espèces toxiques (syndromes à l'étude)[modifier | modifier le code]

  • Le tricholome équestre ou bidaou (Trichiloma equestre) : plusieurs décès en France en 2000 et 2001. Les intoxiqués, qui présentent une rhabdomyolyse aiguë (destruction des cellules musculaires) en auraient fait une consommation excessive.
  • Russula subnigricans (nise kuro hatsu 偽黒初, groupe de la Russule noircissante): rhabdomyolyse aiguë ; plusieurs décès au Japon, et à Taiwan.
  • Sugihira také (Pleurocybella porrigens) : plusieurs décès au Japon en 2004, la plupart des intoxiqués étaient des insuffisants rénaux avec symptômes évoquant une encéphalopathie métabolique.
  • Podostroma cornu-damae (Japon 2002) : le décès serait dû à une (des) « substances ayant provoqué une thrombopénie, diminution rapide des plaquettes sanguines (...). Champignon très dangereux car les toxines pénètrent la moelle osseuse ».

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Eyssartier et Pierre Roux, Le guide des champignons : France et Europe, Paris, Belin, (ISBN 978-2-7011-5428-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]