Liste des autoroutes du Sénégal

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Le réseau des autoroutes sénégalaises est long de 221 km, c'est l'un des plus longs réseaux autoroutiers à péage en Afrique de l'Ouest[1].

Le tronçon Dakar - Diamniadio fut la première autoroute à être inaugurée dans le pays. Longue de 35 km, elle a été mise en service en . En , ce tronçon a été prolongé de 17 km vers l'aéroport international Blaise Diagne puis de 19 km vers Sindia. Le , le tronçon entre l'aéroport de Blaise Diagne et Touba est ouvert à la circulation soit 130 km. Le , le tronçon entre Sindia et Mbour est inauguré.

Le tronçon autoroutier entre Mbour et Koalack est en cours de construction depuis . L’objectif du gouvernement est de réaliser 800 km d’autoroutes d’ici 2030 pour permettre la réalisation d’un Sénégal émergent. Un document précise que 3 000 emplois destinés principalement aux jeunes ont déjà été créés par les projets autoroutiers[2].

Réseau existant[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

Numéro Villes desservies Longueur
A1 Peaje.png DakarDiamniadioAIBDMbour 91 km
A2 Peaje.png AIBDThièsTouba 130 km

L'autoroute A1[modifier | modifier le code]

L'autoroute A1 dite autoroute de l'Avenir est la première autoroute du Sénégal, elle relie Dakar à l'aéroport international Blaise Diagne. Elle est ouverte en trois phases, d'abord entre Dakar et Diamniadio en 2013 puis de Diamniadio à l'aéroport en et enfin la section entre Sindia et Mbour de 35 km est inaugurée le [3]. Les travaux ont pris du retard à la suite d'un long processus d'indemnisation des propriétaires sur ce tronçon[4] car elle devait ouvrir en 2016.

Les travaux de la quatrième phase entre Mbour et Kaolack ont commencé en . Ils doivent durer 45 mois soit une ouverture prévue en 2023.

Cette section fait partie de l'axe majeur qui doit relier Dakar à Abidjan en Côte d'Ivoire[5].

Financement[modifier | modifier le code]

Construction de l'autoroute à péage en 2008

La première phase de cette autoroute a été cofinancée par la Banque mondiale (52,5 milliards de FCFA), l'Agence française de développement (40 milliards de FCFA) et la Banque africaine de développement (33,2 milliards de FCFA) pour une longueur de 35 km. La société SENAC SA, qui est détenue à 100% par le groupe Eiffage, a obtenu la concession pour une durée de 30 ans.

Pour la seconde phase d'une longueur de 17 km, ce tronçon comprend 14 ouvrages d’art courants, 40 ouvrages hydrauliques, 3 gares de péage et 17 km de fibre optique. Il a été réalisé selon le schéma de Partenariat public-privé pour un coût total de 92,2 milliards de Francs CFA dont 69,2 milliards Francs CFA par l’Etat et 23 milliards Francs CFA apportés par SENAC SA[6].

D'une longueur de 55 km, l’axe AIBD - Sindia a été réalisé pour coût total de 200 milliards de Francs CFA, ce tronçon fait partie de la future autoroute AIBD - Mbour, et a reçu un financement d’Eximbank Chine et l’Etat du Sénégal.

Sorties[modifier | modifier le code]

Chaussées de 2x3 voies entre Dakar et Thiaroye et 2x2 voies entre Thiaroye et Mbour

En construction[modifier | modifier le code]

En 2018, le gouvernement organise des réunions techniques avec les différents partenaires et informe que l'autoroute entre Mbour, Fatick et Kaolack sera d'une longueur de 120 km en 2x2 voies extensibles en 2x3 voies. Les travaux ont commencé à la suite de l'inauguration du projet AIBD-Mbour et comportera 4 échangeurs[8]'[9].

Sorties[modifier | modifier le code]

L'autoroute A2[modifier | modifier le code]

Deux tronçons totalisant 130 km entre l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), Thiès et Touba dite ila Touba [10] sont ouverts à la circulation le [11]. Pendant la phase de construction, l'autoroute a été ouverte provisoirement durant le Magal de 2017 entre Aéroport Blaise Diagne et la route nationale 3 à Keur Madaro[12] et lors du Magal de 2018 où l'autoroute est ouverte cette fois-ci sur toute sa longueur pendant une semaine[13].

À terme, l'autoroute ira jusqu'à la frontière de la Mauritanie à Bakel.

Financement[modifier | modifier le code]

Pour la section Thiès-Touba, la Chine donne un prêt de 416 milliards Francs CFA pour la réalisation de l'autoroute[14].

Sorties[modifier | modifier le code]

  •  Échangeur entre A 2 et A 1
  • BAB-Grenze.svg Péage de Thiambokh
  • Sortie 1 :  Thiès-Sud
  • BAB-Grenze.svg Péage de Thiès
  • Sortie 2 :  Thiès-Est N 3
  • Sortie 3 :  Khombole
  • Sortie 4 :  Bambey
  • Aire de service Bambey (dans les deux sens)
  • Sortie 5 :  Diourbel
  • BAB-Grenze.svg Péage de Touba
  • Sortie 6 :  Ngabou Touba N 3

En projet[modifier | modifier le code]

L'autoroute est prévue d'être prolongée jusqu'à Bakel à la frontière avec la Mauritanie et pas très loin le Mali.

Autoroute en projet[modifier | modifier le code]

L'autoroute Dakar - Saint-Louis[modifier | modifier le code]

L'autoroute Dakar - Saint-Louis qui devrait avoir le numéro A3 et dite autoroute de la côtière est un projet qui doit relier Dakar à la Mauritanie en passant par la côte. Elle commencera à Tivaoune Peulh soit à la fin de la voie de dégagement nord. L'autoroute sera faite en deux phases d'abord entre Tivaoune Peulh et Lompoul-sur-Mer de 114 km dont les travaux commencent en fin d'année 2018. Puis entre Lompoul et Saint-Louis de 81 km. Le coût de la première phase est estimé à 480 millions de dollars, soit 240 milliards de Francs CFA. La contribution de l'État du Sénégal à ce projet est estimée à 175 millions de dollars, soit 87 milliards de Francs CFA. Cependant, ce montant ne prend en compte que les droits de douanes, la taxe sur la valeur ajoutée, les imprévus liés aux modifications et à la révision des prix ainsi que le paiement des indemnités d'expropriation aux personnes affectées par le projet. En ce qui concerne le plan de financement proposé par le Sénégal aux bailleurs de fonds, il se décline ainsi qu'il suit : 50 milliards de Francs CFA soumis au Fonds saoudien, 45 milliards de Francs CFA au Fonds Koweitien, 15 milliards de Francs CFA à la Badea, 15 milliards de Francs CFA à l'Ofid, 15 milliards de Francs CFA pour le Fonds d'Abu Dhabi et 100 milliards de Francs CFA à la Bid. La seconde phase devrait être aidée financièrement par la Banque africaine de développement et la Banque européenne d'investissement[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]