Liste des élèves de Jacques-Louis David

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, l'école de David fut une des plus influentes ; entre 1781 et 1821, de ses ateliers, sont sortis environ 400 élèves, peintres, sculpteurs, ou graveurs, représentant en majorité le néoclassicisme, mais aussi le style empire et le style troubadour.

L'atelier de David par Léon-Matthieu Cochereau (1793-1817) - Musée des Pêcheries - Fécamp.

Après le retentissement de l'exposition de son tableau Bélisaire demandant l'aumône en 1781 et sa réception à l'Académie de peinture, David reçut nombre de demandes de jeunes artistes désirant recevoir son enseignement. Les premiers furent entre autres Wicar, Drouais, Girodet. David, résidant au Louvre, aménagea un atelier spécialement pour l'enseignement, surnommé par ses élèves l'atelier des Horaces car le tableau le Serment des Horaces y était accroché. Tout le long de sa carrière et jusqu'à l'exil en Belgique, David forma des artistes tant français qu'étrangers, notamment belges, espagnols, ou américains. Les plus doués tel Ingres ou Isabey furent, à l'occasion, assistants du maître pour certaines réalisations. Fait particulier, David forma aussi des femmes artistes ; on dénombre une vingtaine d'élèves féminines qui reçurent des leçons du maître. En 1815, après son exil à Bruxelles, son atelier fut confié à son ancien élève Antoine Gros, qui poursuivit son enseignement à Paris tandis que David continuait à enseigner à Bruxelles.

L'école de David transmit le néoclassicisme selon le dogme davidien (ou davidisme), ce qui ne se fit pas sans quelques dissidences. La plus connue est celle de Maurice Quays, qui fonda avec quelques condisciples la secte des Barbus ou Primitifs, qui revendiquait une conception radicale du néoclassicisme ne prenant modèle que sur l'art grec. D'autres élèves comme Ingres, Gros et Girodet s'éloignèrent aussi du style de leur maître. Étienne-Jean Delécluze témoigna de ses années d'apprentissage dans l'atelier de David, dans son ouvrage Louis David, son école et son temps, et laisse un document de première importance pour comprendre la vie de ces artistes au début du XIXe siècle.

Fortune critique[modifier | modifier le code]

Dans son poème de la Deuxième Messénienne La Dévastation du musée, Casimir Delavigne évoque le départ du musée du Louvre des Conquêtes artistiques de l'Empire. Il cite l'École de David par ces vers :

« Noble France, pardonne ! À tes pompeux travaux,
Aux Pujet, aux Lebrun, ma douleur fait injure.
David a ramené son siècle à la nature :
Parmi ses nourrissons il compte des rivaux...
Laissons-la s'élever cette école nouvelle !
Le laurier de David de lauriers entouré,
Fier de ses rejetons, enfante un bois sacré
Qui protége (sic) les arts de son ombre éternelle. »

La liste des élèves du peintre Jacques-Louis David est classée par ordre alphabétique.

Sommaire : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


A[modifier | modifier le code]


B[modifier | modifier le code]

C[modifier | modifier le code]

D[modifier | modifier le code]

E[modifier | modifier le code]

Christoffer Wilhelm Eckersberg
  • Christoffer Wilhelm Eckersberg (1783-1853), peintre séjourne à l'atelier de David de 1811 à 1813 ; Selon son journal, il rend visite à David le 4 septembre 1811 et devint son élève le 9 septembre de la même année[7]. Il payait chaque mois 24 francs pour les cours à l'atelier de David[8]
  • Fleury Epinat (1764-1830), paysagiste entre à l'atelier en 1780 et accompagne David lors de son voyage à Rome en 1784.
  • Jean-Joseph Espercieux (1757-1840), sculpteur

F[modifier | modifier le code]

François-Xavier Fabre

G[modifier | modifier le code]

  • Bernard Gaillot (1780-1847)
  • Narcisse Garnier
  • Jean-François Garneray (1755-1837)
  • Jean-Bruno Gassies (1786-1832)
  • Pierre-Marie Bassompierre Gaston (1786-?) peintre et caricaturiste
  • Louis Gauffier (1761-1801)
  • Pierre-Claude (dit Claude) Gautherot (1769-1825), peintre, élève en 1787
  • Jean-Louis Van Geel (Malines 1787 - Bruxelles 1852), statuaire, entre à l'atelier de David en 1809[9].
  • Jean Baptiste Genty (vers 1770-)
  • Jean Georget, (1763-1823) peintre céramiste
  • François Gérard (1770-1837), peintre, élève en 1786, assistant sur La mort de Lepelletier de Saint-Fargeau
  • Anne-Louis Girodet de Roucy-Triosson (1767-1824), peintre, élève en 1784
  • Francois-Simon-Alphonse Giroux (1775 - 1848), peintre, puis célèbre marchand de meubles et d'objets d'art.
  • Jean-Antoine-Théodore Giroust (1753-1817)
  • Antoine Abraham Goujon-Devilliers (1784-1818), graveur
  • Goupilleau de Fontenay
  • Jacques Louis Michel Grandin ( 1780-?)
  • François Marius Granet, (1775-1849), peintre, élève en 1796
  • Jean-Pierre Granger (1779-1840), prix de Rome en 1800, également élève de Regnault.
  • Albert Grégorius (1774 1853)
  • François Grenier de Saint-Martin (Francisque Martin Grenier, dit) (1793-1867) peintre d'histoire et de genre aussi élève de Guérin[10]
  • Antoine-Jean Gros (1771-1835), peintre, élève en 1785
  • Jules Michel Gué (1789-1843), peintre décorateur
  • Jean Urbain Guérin (1760-1836), peintre miniaturiste
  • Pierre Sébastien Guersant (1789-1853), sculpteur
  • Alexandre Charles Guillemot (1786-1831)

H[modifier | modifier le code]

  • Hendrik Van der Haert (1790-1846)
  • Hanin, cité par François Alexandre Pernot dans son journal comme élève de David et originaire de Joinville. Cet artiste est aussi mentionné par Étienne-Jean Delécluze cf. Louis David, son école son temps, édition de 1983p. 501.
  • Pierre Van Hanselaere Pieter Van Hanselaere (nl) (1786-1862), peintre élève en 1809
  • Charles-Achille d'Hardiviller (1795-1835) peinture d'histoire et portrait, maître de dessin du duc de Bordeaux.
  • Fulchran-Jean Harriet (1778-1805)
  • Jean-Jacques Hauer, en allemand Johann Jakob Hauer, (1751-1829)
  • Olivier d'Hautpoul (1781- ?), marquis d'Hautpoul, Un seul tableau connu[11].
  • Philippe-Auguste Hennequin (1862-1833), peintre, élève en 1781
  • Marc-Antoine Hervier, peintre miniaturiste
  • Louis Hersent (1777-1860)
  • Henri-Joseph Hesse (1781-1849), portraitiste aussi élève d'Isabey[12]
  • Jean-François Hollier (1772-1845), également élève d'Isabey, peintre en miniature.
  • Jean-Marie Hooghstoel (1765-?)
  • Frédéric Christophe d'Houdetot (1778-1859), homme politique, fréquenta les ateliers de David et Regnault en 1798
  • Comtesse Louise-Rose-Julie Hugo (née Duvidal de Montferrier) (1797-1869).
  • Victor Hubert (1786-?) également élève de Guérin, peinture religieuse.
  • Mlle Huin, miniaturiste
  • Jean-Nicolas Huyot (1780-1840)

I[modifier | modifier le code]

  • Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), peintre, entre à l'atelier vers la fin 1797, prix de Rome en 1801, assistant sur Le portrait de madame Récamier et Les Sabines
  • Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), peintre miniaturiste, élève en 1786, assistant sur Paris et Hélène


J[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Henri Jacob (1782–1871)
  • Joseph Jauffret (1781-1836) élève en 1800[13]
  • Pierre Jeuffrain, peintre (1772-1802)[14] élève en 1801.
  • Nicolas-Henri Jacob (1782-1871) également élève de Raphael Morghen, peintre d'histoire et de portraits[15].
  • Nicolas Jacques (1780-1844), miniaturiste
  • Jean-Baptiste-Joseph Jorand (1788-1850)
  • Claude Jovet d'Autun (?-1842), peintre et archéologue, conservateur de la bibliothèque d'Autun
  • Christophe Jusky (1794-1878), peintre et collectionneur, entre dans l'atelier en 1812.

K[modifier | modifier le code]

Johann Peter Krafft
  • Jean-Jacques Karpff, dit Casimir (1770-1829)
  • Adèle Kindt (1804-1894)
  • Pieter Rudolph Kleyn (1795-1816), élève en 1801
  • F.A. von Klinkowstrom
  • Willem Bartel van der Kooi (1768-1836) portraitiste néerlandais[16]
  • Per Krafft II (1777-1863) portraitiste suédois entre à l'atelier de David en 1796[17]
  • Johann Peter Krafft (1780 - 1856) peintre austro-allemand portraitiste, entre à l'atelier de David vers 1802
  • Jan Adam Kruseman (1804-1862), peintre hollandais, élève en 1821-1824[18]

L[modifier | modifier le code]

M[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Madou (1796-1877)
  • José de Madrazo y Agudo (1781-1859)
  • Félix Massard (1773-?)
  • Jean Baptiste Raphaël Urbain Massard(1775-1843), graveur
  • Marie-Constance Mayer (1775-1821)
  • Jean-René Méliand, (1782-1831) né à Nogent-le-Rotrou, peintre[22]
  • Achille Etna Michallon (1796-1822)
  • Alexis-Pierre Milon (1784-1854) également élève de Bertin[23]
  • Woutherus Mol (1785-1857), élève hollandais de David de 1808 à 1810
  • Marie-Joséphine-Angélique Mongez, (née Levol) (1775-1855)
  • Monrose le jeune (ou Barizain) élève en 1805 proche de la secte des Barbus, frère de l'acteur de théâtre Louis Monrose
  • Elie-Honoré Montagny (vers 1782-1864) peintre à la cour de Naples.
  • Charles Moreau (vers 1764-vers 1827) architecte et peintre, assistant sur Le serment du Jeu de Paume chargé des perspectives
  • Francois-Henri Mulard (1769-1850)
  • Charles-François Muller (1789-1855) peintre d'histoire et de portraits.
  • Jacob Edvard Munch (1776 -1839) peintre norvégien, fréquente l'atelier vers 1806-1810[24].


N[modifier | modifier le code]

Autoportrait de Navez, Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-arts de Belgique

O[modifier | modifier le code]

P[modifier | modifier le code]

Q[modifier | modifier le code]

Pierre-Maurice Quays

R[modifier | modifier le code]


S[modifier | modifier le code]

T[modifier | modifier le code]

V[modifier | modifier le code]

  • Nanine Vallain épouse Piètre (1797-1867)
  • Auguste de Valmont
  • Achille-Joseph-Étienne Valois (1785-1862), sculpteur
  • John Vanderlyn (1775-1852), peintre d'histoire américain, fréquente temporairement l'atelier de David vers 1801, aussi élève de Vincent[32]
  • Jean-Baptiste Vermay (1786-1833)[33]
  • Alexandre Paul Joseph Veron-Bellecourt (1773-1833)
  • Joseph-Marie Vien fils (1761-1848), peintre
  • Marie-Denise Villers (1771-1821) peintre portraitiste, aussi élève de Girodet et François Gérard,
  • Stéphanie de Virieu (1785-1873), peintre

W[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Ternois, Ettore Camesasca, Tout l'œuvre peint de Ingres 1984 p. 87
  2. François Champarnaud.« Philippe Chéry, premier illustrateur de Sade ». In: Dix-huitième Siècle, n°26, 1994. Economie et politique. pp. 511-522; [1]
  3. Gilbert Stenger (1907) La société française sous le consulat p.306
  4. Gustave Vapereau (1858), Dictionnaire universel des contemporains contenant toutes les personnes p.413
  5. Philippe Bordes, Le Serment du jeu de Paume p. 24
  6. F. Halevy (1858) Notice sur la vie et les ouvrages de M. Paul Delaroche p.5
  7. Jan Gorm Madsen, "Paris avant Rome", in catalogue exposition Eckersberg, Paris, Fondation Custodia, 2016, p. 57.
  8. Madsen, op. cit., p. 52.
  9. Pierre Loze Autour du Néoclassicisme en Belgique musée d'Ixelles 1985 p. 432
  10. Ernest Michel (1879) Catalogue des peintures et sculptures exposées dans les galeries du Musée Fabre, p. 130
  11. Passé en vente le 12 décembre 2005, étude Tajan à Paris, lot 138, adjugée 7399 € une Académie d’homme, huile sur toile de 79 cm de diamètre, qui comporte une inscription à l'arrière : Tête d'étude peinte / par le Marquis / Olivier d'Hautpoul / élève de David / vers 1797 / et placée sur cette cheminée en 1876.
  12. Charles Gabet (1831) Dictionnaire des artistes de l'école française, au XIXe siècle
  13. Anne Lombard Jourdan les Deux portraits de Nicolas Baudin in Archipel No 62 p. 66
  14. De cet artiste né à Tours en 1772 et mort dans la même ville en 1802, on ne connaît que : deux portraits de femme peint exposés au Salon de 1801, n° 193 et un tableau conservé au musée des Beaux-art de Tours, Moissonneur terrassant un loup-cervier.
  15. La Revue du Louvre et des musées de France, Volume 39 p.  364
  16. Gazette des Beaux-arts XIII (1926) p.171
  17. Louis Réau (1931) Histoire de l'expansion de l'art français p. 100
  18. *Renting, AD. (red.), (2002) Jan Adam Kruseman 1804-1862, Tentoonstellingscatalogus, Nijmegen: Thieme. p. 12.
  19. Adolphe Siret - 1866 Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles p. 510
  20. présence dans l'atelier de david attesté par Delécluze p. 96
  21. Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles … Paris : Libr. internationale, 1866. (OCLC 36514007), p. 524.
  22. Archives de l'art français (1872) p.239
  23. Philippe de Chennevières, Recherches sur la vie et les ouvrages de quelques peintres provinciaux de l'ancienne France 1847 p.21
  24. Sue Prideaux .Edvard Munch: Behind the Scream p. 4
  25. Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles, p. 518
  26. France Nerlich, David, peintre révolutionnaire : le regard allemand
  27. Nicolas François Louis Besson (1867) Annales Franc-Comtoises p. 387
  28. Siret 1848 p.519
  29. Autographe proposé à la vente par la librairie Signature à Paris, n° 87 du catalogue n° 12, 2015, [2]
  30. Exposition musée de Grenoble Jacques Thuillier, Peintures françaises avant 1815, p.  23
  31. Biographie de serangeli dans La Tribune de l'Art
  32. S. Monneret (1998) David et le néoclassicisme p.148
  33. Voir l'article qui lui est consacré sur le site du collège de Tournan-en-Brie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Le manuscrit no 316 de l'École des beaux-arts est la plus ancienne liste des élèves ; elle fut dressée par David lui-même et publiée dans l'ouvrage de René Verbraeken. On trouve les listes et des mentions de ses élèves dans les ouvrages suivants :

  • Étienne-Jean Delécluze, David, son école et son temps, Didier libraire éditeur, Paris, 1855, réédition Macula, Paris, 1983 (ISBN 2-86589-009-0)
    Incomplète et comportant des erreurs dans l'orthographe des noms
  • Jules-Louis David, Le peintre Louis David, 1748-1825. Souvenirs et documents inédits, 2 vol., Harvard, Paris, 1880-1882
    Corrige la liste de Delécluze, mais demeure imprécise et incomplète
  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française, au XIXe siècle, librairie Vergne (Paris) 1831
  • Daniel et Guy Wildenstein, Document complémentaires au catalogue de l’œuvre de Louis David, Fondation Wildenstein, Paris, 1973
  • F. Guyot de Fère, Annuaire des artistes français (Paris) 1833
  • Adolphe Siret, Dictionnaire des peintres de toutes les écoles, librairie Périchon, Bruxelles, 1848

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Verbraeken, David jugé par ses contemporains et la postérité, édition Léonce Laget 1973 (ISBN 2-85204-001-8)
  • Benhamou Reed. Diderot et l'enseignement de Jacques-Louis David. In: Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, numéro 22, 1997. p. 71-86.[lire en ligne] Consulté le 8 juillet 2010
  • Collectif, Catalogue de l'exposition Au-delà du maître, Girodet et l'atelier de David, Montargis, musée Girodet, 20 septembre 2005 - 31 décembre 2005, commissaire de l'exposition Richard Dagorne, notices du catalogue par Valérie Bajou, Maria Teresa Caracciolo, Bruno Chenique, Richard Dagorne, Cyril Lécosse, Sidonie Lemeux-Fraitot, Isabelle Mayer-Michalon, Laure Pellicer, Chiara Savettieri, éd. Somogy, Paris, 2005, (ISBN 2-85056-893-7).
  • Marie-Claude Chaudeneronnet et Sébastien Allard, Le Suicide de Gros, Les peintres de l'Empire et la génération romantique, Paris, éd. Gourcuff Gradenigo, 2010, (ISBN 978-2-35340-090-4).