Liste de polyptyques italiens dispersés

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Cette liste de polyptyques dispersés recense les ensembles polyptyques italiens les plus connus qui ont été démembrés (smembrato) et dont les éléments ont été séparés, dispersés entre plusieurs propriétaires et ensuite dans plusieurs pays. Certains ont pu être reconstitués mais ils sont rares, chacun des musées ayant hérité d'un des éléments se refusant à s'en séparer. En plus du problème du rassemblement des pièces éparpillées se posent aussi sa reconstitution souvent incomplète et la difficulté de retrouver la position initiale des éléments.

À noter que certains tableaux ont pu subir le même sort (découpage et dispersion[1]) comme le Retable Baronci de Raphaël.

Si certaines causes des démembrements sont naturelles (incendie, tremblement de terre), ou dues à des événements violents (saccage, spoliation, appropriation abusive), dans de nombreuses occasions, les tableaux furent tout simplement découpés pour que chacun des pères d'un couvent puissent en avoir un morceau dans sa cellule, ou pour en extraire les parties « les plus nobles » en retaillant l'ensemble, comme le fit Carlo Lasinio, conservateur » du Camposanto de Pise en 1807 sur un polyptyque du Carmine[2].

Sommaire

Retables à sujet sacré[modifier | modifier le code]

Duecento et Trecento[modifier | modifier le code]

Polyptyque Artaud de Montor[modifier | modifier le code]

Le « Polyptyque Artaud de Montor » (c. 1280), de Grifo di Tancredi démembré mais qui, en 1843, comprenait encore 5 panneaux liés :

  • Saint Pierre (Washington, National Gallery of Art),
  • Saint Jean Baptiste (Musée des beaux-arts de Chambéry),
  • le Christ rédempteur bénissant (Washington, National Gallery of Art),
  • Saint Jacques (Washington, National Gallery of Art)
  • Sainte Ursule (?) (localisation inconnue, connue uniquement par une gravure de 1843).

Polyptyque de Città di Castello (Spinelo Aretino)[modifier | modifier le code]

Deux panneaux sont conservés à la pinacothèque de Brera : ils appartiennent à un polyptyque de Spinello Aretino initialement à Città di Castello.

Retable non identifié d'Andrea di Bartolo (1389-1428)[modifier | modifier le code]

Quatre saints peints entre 1389 et 1406 pourrait faire partie de la série superposée à la droite d'un pilastre mentionnée à propos du Saint Étienne du Victoria & Albert Museum[3].

Polyptyque de saint Pancrace (Bernardo Daddi)[modifier | modifier le code]

Bernardo Daddi auteur du Polittico di San Pancrazio vers 1335-1340.

Dispersion initiale et rassemblement à la fin du XIVe siècle, puis au XVIIIe siècle démembrement et dispersion dans les appartements des abbés du monastère attaché à l'église, lequel est supprimé en 1808. Les éléments sauf un sont transférés ensuite aux Offices[d 1].

  • Uffizi :
    • panneau avec la Madonna in trono e angeli : 168 cm × 55,5 cm
    • Chaque panneau avec les saints : 127,5 cm × 41,5 cm (Pancrazio, Zenobius et Jean évangéliste, à gauche ; Jean-Baptiste, Reparata et Miniato à droite).
    • Chaque partie de la prédelle : 50 cm × 38,5 cm (Joachim banni du Temple, Joachim et les bergers, Meeting at the Golden Gate, Naissance de la Vierge, Présentation de Marie au Temple, Annonciation, Nativité).
  • Sixième partie de la prédelle : Mariage de la Vierge, Royal Collection, Windsor.

La Maestà de Sienne (Duccio)[modifier | modifier le code]

La Maestà de Duccio était placée sur le maître-autel du Duomo de Sienne, qui se trouvait alors directement sous la coupole, au croisement du transept. Elle fut rapidement enrichie de baldaquins, suspendus au-dessus d'elle, de quatre angelots et d'une tenture rouge pour la couvrir. En, la Maestà fut enlevée du maître-autel. Elle fut déplacée dans l'abside et accrochée à un mur du transept de gauche, où elle demeura pendant près de deux siècles et demi. Le , le grand retable fut scié en plusieurs parties.

Retable de San Pier Maggiore (Jacopo di Cione)[modifier | modifier le code]

Le Couronnement de la Vierge entourée de saints en adoration (panneau central 206 × 114 cm), de 1370-1371 à la National Gallery de Londres, attribué à Jacopo di Cione est probablement un travail en collaboration avec Niccolo di Pietro Gerini. Il fut démembré au XVIIIe siècle[8].

Polyptyque de la Compagnie de Saint-Pierre (Bartolo di Fredi)[modifier | modifier le code]

Polyptyque commissionné à Bartolo di Fredi par la Compagnie de Saint-Pierre le , pour la chapelle de l'Annonciation de l'église San Francesco de Montalcino, il est dispersé aujourd'hui entre plusieurs musées :

  • Nativité et Adoration des bergers, et Annonciation à Joachim, musée du Vatican
  • Couronnement de la Vierge, Museo Civico e Diocesano d'Arte Sacra, Montalcino

Ensemble décoratif et Polyptyque d'Agnolo Gaddi pour San Miniato[modifier | modifier le code]

  • Les panneaux latéraux de La Vierge et l'Enfant parmi les anges, avec saint Benoît, saint Pierre, saint Jean-Baptiste et sain Miniato, (Palais Pitti, Pavillon de la Meridiana à Florence), faisaient partie d'un ensemble décoratif destiné à l'autel de San Miniato et probablement peint vers 1375. La Vierge est plus tardive.
  • La Crucifixion (Galerie des Offices, Florence) constitue l'élément central de la prédelle d'un polyptyque. Elle est à rapprocher du retable qu'Agnolo Gaddi a exécuté entre 1393 et 1396 pour l'Église de San Miniato al Monte[9].

Polyptyque de Taddeo Gaddi[modifier | modifier le code]

  • Deux panneaux Saint Jean l'Evangéliste élevé aux cieux (33 x 36 cm) et Saint Jean l’Évangéliste boit dans la coupe empoisonnée, 33 x 36,7 cm, (Collection Vittorio Cini, Venise) faisaient probablement partie d'une prédelle. Peut-être s'agissait-il de celle de l'église San Giovanni Fuoricivitas de Pistoia exécuté entre 1348 et 1353[10].

Polyptyque Peruzzi (Giotto)[modifier | modifier le code]

Reconstitué de ses seules figures principales (Christ bénissant et entourée de quatre saints dont Jean et François ), il est actuellement conservé au Museum of Art de Raleight (Caroline du Nord).

Triptyques de Matteo Giovannetti[modifier | modifier le code]

  • Saint Hermagore et un dévot et Saint Fortunat, vers 1345, (Musée Correr à Venise), sont deux volets latéraux d'un triptyque dont le panneau central se trouverait dans une collection privée parisienne[11].
  • L'Ange et La Vierge de l'Annonciation, (H 0,41 ; L 0,22 m) v. 1345, Musée du Louvre, Paris. Extrémités supérieures des deux volets d'un triptyque aujourd'hui démembré qui fut sans doute peint à la cour d'Avignon pour un haut personnage italien[12].

Polyptyque de San Giorgio al palazzo (Anovelo da Imbonate)[modifier | modifier le code]

Seul subsiste la Crucifixion, en tempera sur bois de 101 × 38 cm, de ce polyptyque de Anovelo da Imbonate initialement dans l'église San Giorgio al Palazzo, maintenant exposée dans la basilique Basilica di Sant'Eustorgio de Milan.

Polyptyque de Roccalbegna (Ambrogio Lorenzetti)[modifier | modifier le code]

Maître-autel de la Chiesa dei Santi Pietro e Paolo de Roccalbegna : trois panneaux de la Madonna col Bambino, San Pietro et San Paolo, parties d'un polittico smembrato di Ambrogio Lorenzetti (1340 environ).

Polyptyque Tarlati de Santa Maria della Pieve d'Arezzo (Pietro Lorenzetti)[modifier | modifier le code]

Le polyptyque Tarlati est une œuvre de Pietro Lorenzetti datés et signée, réalisée en 1320, destinée à être le retable du maître-autel de l'église Santa Maria della Pieve d'Arezzo commissionné par l'évêque de la ville, Guido Tarlati. Seule la prédelle a disparu.

Deux faces d'un même panneau dédoublé La Chute des anges rebelles (Maestro degli Angeli Ribelli)[modifier | modifier le code]

Du Maestro degli Angeli Ribelli, les deux faces à l'huile et or sur bois, ont été dédoublées d'un même retable et transférées sur toile (musée du Louvre) :

  • La Chute des anges rebelles,
  • Saint Martin partageant son manteau

Polyptyque (Maestro di Badia a Isola)[modifier | modifier le code]

Au Maestro di Badia a Isola est attribué un polyptyque dont, seul le panneau central, une Madonna col Bambino, est conservé au musée de l'archevêché, Utrecht.

Panneaux (Maestro di Barberino)[modifier | modifier le code]

Le Maestro di Barberino est l'auteur d'un polyptyque exécuté pour l'église San Bartolomeo de Barberino Val d'Elsa, et dont deux des panneaux sont conservés entre :

Deux panneaux de polyptyque de la collection Lambert (Maestro della Dormitio di Terni)[modifier | modifier le code]

Le Maestro della Dormitio di Terni est l'auteur de deux panneaux, d'un polyptyque démembré et dispersé, de la collection Lambert

Polyptyque de Rimini (Maître de sainte Colomba)[modifier | modifier le code]

Triptyque à double face du maître-autel de l'ancienne cathédrale de Rimini, dédiée à sainte Colomba (démolie en 1815), œuvre probablement[13] de Giovanni Baronzio dispersée entre :

Polyptyque de saint Jean-Baptiste (Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste)[modifier | modifier le code]

Œuvre d'un peintre inconnu actif entre 1325 et 1350 à Rimini et nommé pour cette œuvre Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste, le polyptyque a été démembré et dispersé à une date inconnue :

  • Vierge à l'Enfant, panneau central, National Gallery of Art, Washington,
  • Rencontre entre le Baptiste et l'ange Uriel, Vatican,
  • l'Annonce à Zacharie, Street Collection de Bath,
  • La Naissance de Jean-Baptiste et le Baptême du Christ, National Gallery of Art, Washington,
  • Saint Jean interrogé par les pharisiens, Seattle Museum of Art,
  • Saint Jean en prison, Londres,
  • la Décollation de Jean-Baptiste, Metropolitan Museum of Art, New York),
  • Saint Jean dans les limbes, Loeser Collection, Florence

Polyptyque de Santa Croce (Ugolino di Nerio)[modifier | modifier le code]

Polyptyque de Ugolino di Nerio à l'église Santa Croce de Florence, sa seule œuvre datée, 1325, et signée, démembrée en 1566, déplacée au dortoir puis dispersée par fragments à partir de 1860 :

  • National Gallery, de Londres,
  • Flagellation, Mise au tombeau, trois panneaux de Saints, Staatliche Museen de Berlin
  • et d'autres morceaux dans des collections privées.

Polyptyque des Èremitani (Pietro da Rimini et Giuliano da Rimini)[modifier | modifier le code]

Pietro da Rimini et Giuliano da Rimini, élèves de Giotto, venant de Rimini, réalisent un polyptyque, signé et daté 1324, aujourd’hui perdu, pour l’Église des érémitiques de Padoue. Le Musée de Padoue en conserve vingt et un fragments.

Niccoló di Segna[modifier | modifier le code]

Niccolò di Segna, vers 1340, exécute un grand polyptyque pour l'église San Francesco de Prato. Seul un élément est repertorié :

  • Vierge à l'Enfant, Collezione Vittorio Cini, Venise

Triptyque (Guido Da Siena)[modifier | modifier le code]

Triptyque de Guido da Siena (~1270) dispersé entre les musées de :

  • Sienne,
  • Altenburg,
  • Utrecht
  • Princeton (New Jersey)

Polyptyque (Francesco da Volterra)[modifier | modifier le code]

Francesco da Volterra[14] :

  • Saint Paul,
  • Vierge à l'Enfant entourée de quatre saints,
  • Saint Évêque...

Quattrocento[modifier | modifier le code]

A. Fra Angelico[modifier | modifier le code]

  • Prédelle de polyptyque (Fra Angelico)

Fra Angelico a peint les parties de la prédelle d'un retable non identifié, et dont les éléments dispersés conservés sont les suivants :

    • Saint Jacques délivrant le magicien Hermogène, Fort Worth, Kimbell Art Museum,
    • L'Imposition du nom à saint Jean-Baptiste, Musée du couvent San Marco, Florence,
    • La Dormition de la Vierge, Philadelphia Museum of Art,
    • La Vision de sainte Lucie, Richard L. Feigen Collection, New-York,
    • La Rencontre de saint François et saint Dominique, The Fine Arts Museum, San Francisco
  • Retable de San Domenico (Fra Angelico)

Ce retable, dit Pala di Fiesole, peint par Fra Angelico, était placé sur le maître-autel du chœur (séparé des fidèles par un jubé) au couvent San Domenico de Fiesole, puis retouché par Lorenzo di Credi (fonds « modernisé » en 1501) ; il est dispersé entre :

    • la chapelle latérale de gauche de l'église du couvent San Domenico de Fiesole : partie centrale de la Vierge à l'Enfant avec saints Thomas d'Aquin, Barnabé, Dominique et Pierre martyr (fort effet perspectif et dallage)
    • La National Gallery de Londres : prédelle en 5 panneaux centrés sur le Christ ressuscité, qui comporte près de 300 figures dont 24 Dominicains sur les panneaux extérieurs (peut-être peints avec l'aide de son frère Benedetto).
    • Les saints des pilastres latéraux San Marco et San Matteo (Musée Condé de Chantilly), San Nicola et San Michele Arcangelo (collection Hawkins-Jones de Sheffield), les deux derniers sont égarés.
    • Des trois quadrilobes de la cimaise deux Angelo annunziante et Vergine annunziata sont dans la collection Tucker de Vienne, la troisième est égarée.

B. Retables d'Ambrogio Borgognone (actif à partir de 1472 - mort en 1523) pour la Chartreuse de Pavie[modifier | modifier le code]

Neuf retables au moins dont :

  • Au Musée du Louvre à Paris, polyptyque transposé sur toile, v. 1498 :
    • La Présentation au Temple, panneau central, 89 × 76 cm
    • St Augustin et un donateur agenouillé, panneau latéral gauche, 150 × 65 cm
    • St Pierre martyr et une donatrice agenouillée, panneau latéral droit, 150 × 65 cm
  • Retable de Saint Benoît, v. 1490[15]

B. Polyptyque de Volterra (Neri di Bicci)[modifier | modifier le code]

Du polyptyque de Neri di Bicci démembré, seul subsiste de la chiesa di San Giusto à Volterra, le panneau de la Madonna in trono con Bambino e Angeli, dite Madonna delle Grazie aujourd'hui au Museo Diocesano di Arte Sacra (daté 1471-1475)

B. Polyptyque (Francesco Botticini)[modifier | modifier le code]

Le retable de Francesco Botticini démembré et dispersé entre plusieurs musées : L'ultima cena, Édimbourg

  • Cattura di Cristo, perdue
  • Flagellazione, collection privée
  • Crocifissione, partie de la prédelle, National Gallery, Londres (acquise en 1883)
  • Resurrezione, partie de la prédelle, Frick Collection, New-York (acquise en 1939)

B. Polyptyques de Sant'Andrea (Carlo Braccesco)[modifier | modifier le code]

Carlo Braccesco a peint le premier polyptyque de sant'Andrea aux environs de 1495 ; il a été démembré et dispersé entre :

  • Le panneau central avec Sant'Andrea, collection Aberconway de Londres,
  • Les Santi Pietro e Paolo, collection privée à Milan.
  • Les quatre petits panneaux de la prédelle, les Dottori della Chiesa, Galleria Giorgio Franchetti, Ca' d'Oro, Venise.
Un second polyptyque sur le même thème de la Vie de saint André, selon Federico Zeri et Roberto Longhi 
  • La Manne du tombeau de saint André, panneau central, Musée du Petit Palais d'avignon,
  • Crocifissione di sant'Andrea, panneau latéral, Galleria Vittorio Cini, Venise,
  • prédelle des docteurs de l'église.

C. Polyptyque de --- (Fra Carnevale)[modifier | modifier le code]

Fra Carnevale a peint ce polyptyque pour ... ; il est aujourd'hui démembré et dispersé :

C. Triptyque de la Vierge (Gregorio di Cecco)[modifier | modifier le code]

Gregorio di Cecco à peint un triptyque dont les éléments connus sont :

C. Polyptyque de Bartolomeo Cincani (Montagna) (v. 1455-1523)[modifier | modifier le code]

  • La Vierge et l'Enfant, huile sur bois, 105 × 73 cm faisait partie de la Collection de l'antiquaire Raoul Duseigneur (1845-1916), donateur du Musée des beaux-arts de Lyon
  • Les Trois anges musiciens, 47 × 70 cm sont identifiés dans les réserves du Musée du Louvre en 1956 comme partie inférieure de la composition.

Ces deux panneaux ont été rassemblés à Lyon par dépôt du Louvre en 1960[16].

C. Retable de San Lorenzo de Naples (Antonio Colantonio)[modifier | modifier le code]

Retable de Antonio Colantonio pour l'église franciscaine de San Lorenzo de Naples, il ne reste que deux seulement des éléments ; ils sont conservés au Musée Capodimonte de Naples :

  • Saint Jérôme dans son cabinet de travail (San Gerolamo nello studio),
  • Saint François remettant la règle à ses disciples (San Francesco che dà la regola)

C. Polyptyque de Miglionico (Cima da Conegliano)[modifier | modifier le code]

Cima da Conegliano exécuta ce polyptyque en 1499 pour une église de Bergame puis il fut donné par Marcantonio Mazzone à Miglionico, puis, à son départ, au couvent Saint-François et ensuite démembré, il orna la cantoria de l'église-mère. Martin Wackernagel l'attribua en 1907 à son auteur[17].

C. Polyptyque Griffoni (Francesco del Cossa et Ercole de' Roberti)[modifier | modifier le code]

Le Polyptyque Griffoni a été commandé à Ercole de' Roberti et Francesco del Cossa par le bolonais Floriano Griffoni pour sa chapelle particulière de la Basilique San Petronio. Il fut réalisé entre 1470 et 1473 :
Attribués à Francesco del Cossa :

  • Saint Vincent Ferrier (Dominicain espagnol), National Gallery, Londres
  • Saint Pierre et saint Jean-Baptiste, musée Brera, Milan

Attribués à Ercole de' Roberti[18] :

  • Pilastres latéraux, trois petits panneaux dans la Collection Vittorio Cini, Venise :
    • Ste Catherine d'Alexandrie, 26 × 9 cm
    • Saint Jérôme, 26 × 9 cm
    • Saint Georges, 26,3 × 9,3 cm
    • Prédelle :
    • Miracles de St. Vincent Ferrier, fragment de la prédelle, Pinacothèque vaticane

C. Polyptyques de Carlo Crivelli[modifier | modifier le code]

À l'exception d'un seul (Madone à l'hirondelle, à la National Gallery, Londres), tous les autres polyptyques de Carlo Crivelli ont été démembrés et dispersés.

  • Polyptyque (1468), chiesa dei SS Lorenzo, Silvestro e Rufino, Massa Fermana
  • Polyptyque de l'église San Francesco située à Montefiore dell'Aso, (1471-1472) :
    23 panneaux organisés en trois registres.
    • Celui du haut comprend la Vierge accompagnée de saint Pierre et de sainte Catherine d'Alexandrie à gauche et de saint François d'Assise et Marie-Madeleine à droite.
    • Au centre une Pietà surmontée de sainte Claire, saint Louis de Toulouse et d'autres saints.
    • La prédelle comprend 11 parties représentant les apôtres. L'ensemble mesurait 2,75 m de large

F. Polyptyque Quaratesi (Gentile da Fabriano)[modifier | modifier le code]

Gentile da Fabriano, en , exécute ce polyptyque commandité par la famille Quaratesi pour le maître-autel de la chapelle Quaratesi à San Nicolo Oltrarno de Florence.
Daté et signé, il est aujourd'hui démembré et dispersé entre différents musées :

F. Polyptyque de saint Augustin (Piero della Francesca)[modifier | modifier le code]

Peint à l'huile et tempera sur bois (1460-1470), d'Arezzo dont les panneaux sont dispersés :

L. Fra Filippo Lippi[modifier | modifier le code]

M. Polyptyque du Maître de la Madone Straus[modifier | modifier le code]

  • Sainte Catherine d'Alexandrie et Saint François, Galerie de l'Académie à Florence. Ces deux panneaux proviennent du couvent de San Jacopo De' Barbetti. Ils faisaient partie vers 1410 d'un polyptyque de petites dimensions démembré[25].

M. Triptyque du Maître de 1419[modifier | modifier le code]

Battista di Biagio Sanguigni, nommé Maître de 1419, est reconnu comme ayant peint et daté de 1419 le panneau central pour un triptyque exécuté pour Santa Maria a Latera, démembre et dispersé entre :

  • le Cleveland Museum of Art, pour le panneau central de la Madonna ;
  • des collections particulières pour les deux panneaux latéraux.

M. Polyptyque (Maestro dei Polittici Crivelleschi)[modifier | modifier le code]

Polyptyque à cinq éléments de la chiesa di S. Maria del Paradiso dei Minori Osservanti di Tocco da Casauria (PE) attribué à un maître anonyme Maestro dei Polittici Crivelleschi.

  • Museo Barbella di Chieti, il Museo Nazionale dell'Aquila : panneau central avec la Madonna con il Bambino, cuspide avec la Pietà, pannello cuspidato avec S. Antonio da Padova S. Benedetto
  • Museo Francescano di Assisi : pannello cuspidato avec S. Francesco et S. Ludovico da Tolosa portant la date 1489.

Reconstitution à Bologne (1948, PP. 367–370) et rapprochement avec deux polyptyques du Museo dell'Aquila[26].

M. Polyptyque de San Severino (Maître du Polyptyque de San Severino)[modifier | modifier le code]

Maître du Polyptyque de San Severino est l'auteur dénommé de ce polyptyque dont les éléments sont : Les panneaux centraux conservés dans l'église SS. Severino e Sossio à Naples :

  • Saint Séverin évêque, entouré de saints,
  • La Vierge et l'Enfant, entourée de saints, qui le surmonte.

Les 5 panneaux de la prédelle du retable (épisodes de la vie de saint Séverin) sont dispersés entre :

  • le musée Horne, Florence,
  • la collection du prince Ruprecht de Munich,
  • la collection particulière de Rome.

M. Deux polytyques Museo della Collegiata à Empoli (Maestro di Signa)[modifier | modifier le code]

Au Museo della Collegiata à Empoli, deux polyptyques du Maestro di Signa, à la suite d'une probable collaboration avec Bicci di Lorenzo :

  • Santi Lorenzo, Donnino, Pietro e Paolo sur l'un
  • Santi Ansano e Apollonia con l'arcangelo Raffaele sur l'autre.

M. Polyptyques dispersés de la région des Marches (Nicola di Maestro Antonio d'Ancona)[modifier | modifier le code]

Œuvres de Nicola di Maestro Antonio d'Ancona.

Pala Massimo de Rome :

Panneaux en tempera et or provenant d'un autre polyptyque démembré :

M. Polyptyque attribué au Maestro della Madonna Giovanelli Fiore[modifier | modifier le code]

La cattura del Cristo ferait partie des tavolette d'un polyptyque du Maestro della Madonna Giovanelli racontant les épisodes de la Vie du Christ, dont les autres panneaux (quatre sont perdus) sont :

  • Orazione nell'orto et Deposizione[a 1] musées du Vatican.
  • Andata al Calvario[a 2],
  • Crocefissione, d'abord attribuée à Altichiero da Zevio[a 3] qui a appartenu un temps à la Galleria Levi de Milan.
    • F. Rossi, Catalogo della Pinacoteca Vaticana, inv. 558 et 564, 30 cm × 22 cm
    • collezioni di Sua Maesta la Regina d'Inghilterra a Hampton Court inv. 309, 28,3 cm × 20,4 cm : J. Shearman, The Early Italian Pictures in the Collection of Her Majesty the Queen, Cambridge, 1983, p. 284-285.
    • Edoardo Arslan, Commentari, XI, 1960, p. 103-106; 126 cm × 140 cm

    M. Retable de San Zeno (Mantegna)[modifier | modifier le code]

    Le Retable de San Zeno d'Andrea Mantegna a été dérobé entier par les troupes napoléoniennes en 1797, rendu à la ville de Vérone en 1815,
    à l'exception des trois panneaux de la prédelle, remplacés par des copies. Les originaux sont conservés au :

    • musée du Louvre (Crucifixion)
    • au Musée des beaux-arts de Tours (Résurrection et Jésus au jardin des oliviers)

    M. Polyptyque de Francesco di Giorgio Martini[modifier | modifier le code]

    M. Polytypes de Simone Martini[modifier | modifier le code]

    Six panneaux dispersés dans les musées :

      • Le Portement de croix (30 x 20,5 cm), conservé au Musée du Louvre, Paris (avec les armes de la famille Orsini au verso).
      • La Crucifixion (24,5 x 15,5 cm) ou Le Coup de lance, conservé au Musée royal des beaux-arts d'Anvers.
      • La Déposition de Croix (24,5 x 15,5 cm), Anvers.
      • La Mise au tombeau du Christ (23,7 x 16,7 cm), conservé à la Gemäldegalerie (Berlin) (avec les armes de la famille Orsini au verso).
      • L'Archange Gabriel (23,5 x 14,5 cm), Anvers.
      • La Vierge de l'Annonciation (23,5 x 14,5 cm), Anvers.

    Les deux derniers panneaux ont été séparés des deux autres panneaux d'Anvers après avoir été sciés dans le sens de l'épaisseur.

    • Polytptyque autour de la Madone et Enfant dispersé actuellement aux États-Unis

    Polyptyque portatif en cinq parties, réalisé pour le Palazzo Pubblico de Sienne vers 1326

    M. Polyptyque de la collégiale de Cortemaggiore (Filippo Mazzola)[modifier | modifier le code]

    Réalisé par Filippo Mazzola (père du Parmigianino) pour la Collégiale de Cortemaggiore, il était composé de huit panneaux et de quatre tondi. Réalisé en 1499 à l'occasion de l'inauguration de la Collégiale, il fut démembré en 1880 au cours des travaux de rénovation de l'édifice. Les panneaux furent séparés de leur encadrement et dispersés. Il a fallu attendre 2003 pour le reconstruire malgré deux panneaux manquants : un Saint Christophe, conservé au musée national de Budapest, et un Sauveur qui n'a pas été retrouvé.

    M. Polyptyque de Pise (Masaccio)[modifier | modifier le code]

    Le Polyptyque de Pise de Masaccio a été démembré au XVIIIe siècle, et, aujourd'hui, ses éléments incomplets, au nombre de onze, sont dispersés dans les musées du monde entier :

    • Madonna col Bambino, panneau central National Gallery, Londres
    • Crocifissione, panneau supérieur de 83 cm × 63 cm, Musée Capodimonte de Naples
    • San Paolo, Museo Nazionale di San Matteo (Pise)
    • Sant'Andrea, Getty Center, Los-Angeles
    • Staatliche Museen, Berlin  :
      • Storie di San Giuliano e Nicola, prédelle,
      • Adorazione dei Magi, prédelle,
      • Martirio di san Pietro e Giovanni Battista, prédelle,
      • Santo Carmelitano, morceau de pilastre,
      • Santo Carmelitano, morceau de pilastre,
      • Santo Vescovo, morceau de pilastre,
      • San Girolamo, morceau de pilastre,

    Les experts ont émis plusieurs hypothèses sur sa reconstitution.

    M. Triptyque de Cristoforo Moretti[modifier | modifier le code]

    La Vierge en majesté avec l'Enfant, entre saint Ginesio et saint Laurent, triptyque de Cristoforo Moretti reconstitué par Roberto Longhi.

    • Trois panneaux, représentant la Vierge et l'Enfant sur le trône flanqué des saints Laurent et Genesius de Rome (ce dernier jouant du rebec), conservés au Museo Poldi Pezzoli à Milan.
    • Le panneau représentant saint Pierre Martyre est égaré mais un fragment de celui-ci avec sainte Lucie se trouve à la Fondation Longhi à Florence
    • Une partie de la prédelle montrant à nouveau Genesius est conservée à Bologne.

    P. Polyptyque de Santa Maria Maggiore (Masolino da Panicale)[modifier | modifier le code]

    Masolino da Panicale a été commissionné pour le Polittico di Santa Maria Maggiore (1427-1428), il en exécute certains des panneaux avec Masaccio jusqu'à la mort de ce dernier.

    Sur l'ensemble, six panneaux sont connus, dispersés entre trois musées qui se partagent, chacun, des panneaux antérieurs et postérieurs :

    • Panneaux antérieurs :
    • Panneaux postérieurs :
      • central, Masolino, L'Assunta, Napoli, Musée Capodimonte de Naples
      • gauche, Masolino, I santi Pietro e Paolo, Collezione Johnson, Philadelphie
      • droit, Masolino, I santi Liberio e Mattia, National Gallery, Londres

    P. Polyptyque (Bernardo Parentino)[modifier | modifier le code]

    Retable de Bernardo Parentino, dispersé et dont seulement deux parties de la prédelle sont conservées dans deux musées :

    • Musée du Louvre : Adoration des mages (entrée au musée en 1863 en provenance du musée Napoléon III de Rome et précédemment depuis le musée Campana)
    • Collection Borromeo, Bergame : La Trahison de Judas

    P. Le Pérugin[modifier | modifier le code]

    Retable du chapitre des Augustins de Pérouse (Le Pérugin)

    En 1502, Le Pérugin reçoit une commande d'un retable pour le chapitre des Augustins de Pérouse, une réalisation retardée jusqu’en 1512 et œuvre inachevée à la mort de l’artiste. Le retable a été démembré en 1683[p 1] :

    • Saint Jean l'Évangéliste et saint Augustin se trouve au Musée des Augustins de Toulouse.
    • l'Archange Gabriel, huile sur bois, Rond 102 cm, Galerie nationale de l'Ombrie, Pérouse
    • Les autres fragments sont dispersés entre le Louvre, l’Alabama, Lyon, et Grenoble.
      • Reconstitution numérique in Quattrocento, Italie 1530-1523, Peintures et sculptures du musée des Beaux-Arts de Lyon, catalogue d’exposition, Lyon, musée des Beaux-Arts, 1987-88, illus. 38.
      Polyptyque de saint Pierre (Le Pérugin)
      Retable pour la Basilique de la Santissima Annunziata à Florence (le Perugin)

      Il était constitué de sept panneaux, et est resté longtemps le plus grand retable jamais peint

      • panneau Sainte Catherine d'Alexandrie, 78,5 × 71,4 cm, Galerie Moretti[29].

      R. Polyptyque des scènes de la Vie de la Vierge (Giovanni Francesco da Rimini)[modifier | modifier le code]

      Giovanni Francesco da Rimini, dit Maître des scènes de la Vie de la Vierge aurait peint les douze panneaux en huile sur bois, qui devait encadrer une Annonciation centrale (peinte ou sculptée), conservés au musée du Louvre :

      • L'Ange apparaît à Joachim
      • La Naissance de la Vierge
      • La Présentation de la Vierge au Temple
      • La Vierge montant les degrés du Temple
      • Saint Joseph et les prétendants
      • La Mariage de la Vierge
      • La Visitation
      • La Nativité
      • La Présentation de Jésus au Temple
      • La Circoncision
      • La Fuite en Égypte
      • Jésus parmi les docteurs

      S. Polyptyque de San Francesco (Sassetta)[modifier | modifier le code]

      Reconstrucion
      du Retable de Borgo san Sepolcro
      arrière

      Daté de 1437-44, et réalisé pour le maître-autel de l'église des franciscains à Borgo San Sepolcro, c'est un polyptyque à deux faces, de 26 fragments, démantelé à partir de 1578. Au cours des siècles les différents fragments furent vendus et éparpillés. Ils sont dispersés dans dix musées comme la National Gallery de Londres, le musée des Beaux-Arts de Berlin, le musée Pouchkine de Moscou, le Metropolitan Museum de New York[30]...

      Ce retable a fait l'objet d'une émission de la collection Palettes intitulée Sassetta, Le Retable en morceaux d'Alain Jaubert[31],[30]

      S. Polyptyque pour l'Église Saint François le Grand à Padoue (Giorgio Schiavone)[modifier | modifier le code]

      • Deux panneaux représentant des frères franciscains sont aujourd'hui conservés au Musée Diocésain de Padoue (Palais Vescovile) :
        • Saint François et saint Jérôme[32]
        • Saint Luc de Toulouse et saint Antoine[33]

      S. Polyptyque Del Ponte (Giovanni Martino Spanzotti)[modifier | modifier le code]

      Polittico Del Ponte de Giovanni Martino Spanzotti pour la Chiesa di San Francesco in Casale, démembré entre :

      T. Polyptyque de Foligno (Bartolomeo di Tommaso da Foligno )[modifier | modifier le code]

      Commandé à Bartolomeo di Tommaso da Foligno par Rinaldo Trinci (entre 1430 et 1435) pour San Salvatore de Foligno :

      • Le Portement de croix, élément de la prédelle, musée du Petit Palais (Avignon),
      • Vierge à l'Enfant avec des anges et le donateur Rinaldo Trinci, saint Jean-Baptiste, le bienheureux Piero Crisci (1432), pinacothèque de Foligno,
      • Prière au jardin des oliviers et Arrestation du Christ, éléments de la prédelle, musées du Vatican, Rome,
      • Mise au tombeau, non localisé.

      T. Polyptyque de Saint Jacques (Cosme Tura)[modifier | modifier le code]

      Ce Polyptyque se trouvait encore au XVIIIe siècle, dans l'église San Giacomo à Argenta[34] :

      V. Retable de Santa Lucia dei Magnoli (Domenico Veneziano)[modifier | modifier le code]

      • Panneau central : Conversation sacrée : Vierge à l'Enfant entourée des saints Lucie, François, Jean-Baptiste et Zénobe, 1445, initialement sur l'autel de l'église Santa Lucia dei Magnoli à Florence, conservée à la Galerie des Offices. Tempera sur bois, 209 × 216 cm.
      • Prédelle de cinq petits panneaux dans différentes collections :
        • Saint François recevant les stigmates, 27,5 × 30,5 cm, Samuel H. Kress Collection, National Gallery of Art, Washington
        • Saint Jean dans le désert, 28,4 × 31,8 cm, Samuel H. Kress Collection, National Gallery of Art, Washington
        • L'Annonciation, 27 × 54 cm, Fitzwilliam Museum, Cambridge
        • Un Miracle de saint Zenobie, 28,6 × 32,5 cm, Fitzwilliam Museum, Cambridge
        • Martyre de sainte Lucie, 25 × 29 cm, Staatliche Museen, Berlin

      V. Polyptyque de saint Augustin (Bartolomeo Vivarini)[modifier | modifier le code]

      Dans la nef de gauche de la Basilique de San Zanipolo : sous la maîtrise, trois panneaux (saint Dominique, saint Augustin, saint Laurent) de 1473 de Bartolomeo Vivarini, restes d’un polyptyque à neuf panneaux dédié à saint Augustin.

      V. Retable de la Vierge avec saint Jean et saint Donat (Verrocchio et élèves)[modifier | modifier le code]

      Ce retable de la Vierge avec saint Jean et saint Donat fut commandé à Verrocchio par les exécuteurs testamentaires de Donato de Médicis vers 1474-1486 pour la chapelle du Saint-Sacrement ou San Donato du Dôme de Pistoia. Laissé inachevé par Verrocchio, il a été complété par ses élèves :

      Z. Polyptyques de Bernardo Zenale[modifier | modifier le code]

      Cinquecento[modifier | modifier le code]

      Pala Belli de Pérouse (Mariano di ser Austerio)[modifier | modifier le code]

      Ce panneau central nommé Pala Belli, de Mariano di ser Austerio représente la Vierge avec l'Enfant et les saints Laurent, Jean-Baptiste, Jérôme et Dominique (après 1503)[40] ; il a été réalisé pour l'église Saint-Dominique de Pérouse et il est conservé aujourd'hui au Musée du Vatican, Rome. La prédelle (documentée en 1810) a disparu, elle représentait :

      • Le Martyre de saint Laurent,
      • La déposition de la Croix,
      • L'Annonciation

      Polyptyque d'Ascoli Piceno (Nicola Filotesio)[modifier | modifier le code]

      Retable de Nicola Filotesio pour le maître-autel de la cathédrale d'Ascoli Piceno (vers 1516-1533), actuellement démembré.

      Polyptyque di Sant'Anna (Gaudenzio Ferrari)[modifier | modifier le code]

      Le Polyptyque di Sant'Anna de Gaudenzio Ferrari était formé de six panneaux peints en tempera, tous dispersés entre deux musées aujourd'hui :

      Polyptyque de Sarnano (Vincenzo Pagani)[modifier | modifier le code]

      En 1529, Vincenzo Pagani réalise un polyptyque, signé et daté 1529, pour le maître-autel de la chiesa di San Francesco dei Frati Minori Conventuali de Sarnano. La commission des frais du couvent, attesta l'inscription de la prédelle sur les dénominations des saints du monde franciscain représentés : San Ludovico da Tolosa, Santa Chiara, San Bonaventura et San Francesco.

      Les panneaux démembrés, à la suite de la suppression napoléonienne des ordres religieux, et du passage de l'église au Filippini en 1820, deviennent la propriété de la commune et ensuite viennent constituer le noyau du fond des œuvres de la pinacothèque civique.

      Polyptyque de Kassel (Il Romanino)[modifier | modifier le code]

      Il Romanino peint un polyptyque dont seuls deux éléments ont été retrouvés et sont conservés à la Gemaldegalerie Alte Meister de Cassel :

      • San Pietro,
      • San Paolo

      Retable Baglioni (Raphaël)[modifier | modifier le code]

      Cimaise
      L’Eterno tra gli Angeli, huile sur panneau de 64,5 × 72 cm, en cimaise, représentant Dieu le père, de Domenico Alfani, un assistant de Raphaël.
      Élément conservé à la Galerie nationale de l'Ombrie, Pérouse.
      Frise intermédiaire
      Fregio raffigurante Putti e grifi, tempera sur panneaux de 21 × 37, 21 × 55, 21 × 54,8 et 21 × 36,5 cm,
      Élément conservé à la Galerie nationale de l'Ombrie, Pérouse.
      Panneau central
      Déposition Borghèse de Raphaël, huile sur bois de 184 cm × 176 cm, réalisé en 1507,
      Élément conservé à la Galerie Borghèse, Rome.
      Panneaux de la prédelle
      Speranza - Carità - Fede, grisaille en tempera sur panneau de 18 × 44 cm, trois vertus théologales,
      Éléments conservés aux musées du Vatican, Rome

      Polyptyque de Potenza (Simone da Firenze)[modifier | modifier le code]

      Polyptyque de Simone da Firenze du Cinquecento, de la Chiesa di S. Marai del Sepolcro, Potenza, démembré et dispersé[41].

      Polyptyque de Recanati de Lorenzo Lotto[modifier | modifier le code]

      Le Polyptyque de Recanati de Lorenzo Lotto, datant de 1508, une huile sur panneau de 227 cm × 108, conservé à Recanati, au Museo Civico Villa Coloredo Mels, fut démembré au XVIIIe siècle puis reconstitué en 1914.

      Retable de Vallombrosa du Pérugin et Andrea del Sarto[modifier | modifier le code]

      Commandé au Pérugin en 1498, il fut placé sur l'autel le 8 juillet 1500[42].

      Œuvres polyptyques non retables[modifier | modifier le code]

      Bataille de San Romano de Paolo Uccello[modifier | modifier le code]

      La Bataille de San Romano de Paolo Uccello, trois panneaux initialement mis en perspective sur les trois murs d'une même pièce du Palazzo Medici-Riccardi de Florence, aujourd'hui dispersés entre trois musées majeurs :

      • Niccolo Mauruzi da Tolentino à la tête de ses troupes, (~1456) huile sur bois de 3,20 m × 1,82 m (National Gallery, Angleterre)
      • La contre-attaque décisive de Micheletto Attendolo da Cotignola, (~1456) huile sur bois de 3,15 m × 1,80 m (musée du Louvre, France)
      • La défaite du camp siennois illustrée par la mise hors de combat de Bernardino della Ciarda, (~1456) huile sur bois de 3,23 m × 1,82 m (Galerie des Offices de Florence, Italie), seul panneau signé.

      Notes et références[modifier | modifier le code]

      1. Notice sur les retables de Provence
      2. Notice du musée de Nancy
      3. Victoria & Albert Museum
      4. Andrea di Bartolo, Saint Benoît, Vente Christie's
      5. Andrea di Bartolo, Sainte Lucie, Ashmolean Museum
      6. Andrea di Bartolo, Saint Stéphane
        Victoria & Albert Museum
      7. Andrea di Bartolo, Sainte Catherine
        Lindenau Museum
      8. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion, (ISBN 2-08-012451-X), p. 53
      9. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 42
      10. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 89
      11. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 93
      12. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, (ISBN 2-35031-032-9), p. 255
      13. Source « Giovanni Baronzio », Les « Primitifs » italiens (Histoire de l'art), sur BS Encyclopédie.
      14. Arnet.fr Francesco da Volterra
      15. Henry-Claude Cousseau, Le Musée des Beaux Arts de Nantes, Fondation Paribas, (ISBN 2907333097, notice BnF no FRBNF35475626), p. 14
      16. Valérie Lavergne-Durey, Chefs-d’œuvre de la Peinture Italienne et Espagnole : Musée des Beaux Arts de Lyon, Réunion des Musées nationaux, , 103 p., p. 21
      17. (it) Basilio Gavazzeni, « Miglionico come Olera, splende il polittico : Nel paesino in provincia di Matera un capolavoro di Cima da Conegliano simile a quello bergamasco », L'Eco di Bergamo,‎ (lire en ligne).
      18. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 110
      19. (en) Bernice Davidson, Paintings from the Frick Collection, Harry N. Abrams, Incorporated, New York, (ISBN 0-8109-3710-7), p. 23
      20. Triptyque Vierge et Docteurs
      21. Madone, Metropolitan
      22. Madone del Noviziato
      23. Prédelle de Pesellino au Louvre
      24. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 74-75
      25. Mina, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 58
      26. (it) « http://h1.ath.cx/muvi/museobarbella/schede/i10.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Archivi Digitali.
      27. Cécile Quoirin, Miroir du Temps : Les Chefs-d’œuvre des musées de Florence, Musées de la Ville de Rouen, , p. 102
      28. John Walsh, Chefs d'œuvre du J. Paul Getty Museum : Peintures, Thames & Hudson, (ISBN 2-87811-128-1), p. 8
      29. Anne-Cécile Tréglos, « galeries », Connaissance des Arts, no 146,‎ , p.146
      30. a et b http://boutique.arte.tv/f89-palettessassetta
      31. Disponible en VHS, Éd. MontParnasse, (VF) 31 min. (1990)
      32. Deux saints, Musée diocésain, Padoue
      33. St Luc et St Antoine, Musée Diocésain, Padoue
      34. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 147
      35. Saint Donat, Worcester Art Museum
      36. Naissance de la Vierge, Liverpool
      37. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, (ISBN 2-35031-032-9), p. 268
      38. Site du Spencer Museum of Art
      39. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 2-84459-006-3), p. 142
      40. Annibale Mariotti
      41. (it) « Chiesa di Santa Maria del Sepolcro », sur Visita la Lucania.
      42. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 133
      43. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 193

      Sources[modifier | modifier le code]

      Bibliographie[modifier | modifier le code]

      Articles connexes[modifier | modifier le code]

      Liens externes[modifier | modifier le code]