Magnence, officier d'origine franque, soulève une partie de l'armée, renverse l'empereur Constant Ier, et prend le contrôle de la partie occidentale de l'Empire romain ; Constant doit prendre la fuite et est assassiné au pied des Pyrénées.
Le général Schahr-Barâz renverse et tue le jeune souverain sassanide et s'empare du pouvoir avant d'être assassiné quarante jours plus tard, victime d'une conspiration dirigée par les partisans de Bûrândûkht.
La politique de Justinien II, hostile à l’aristocratie, accroissant la pression fiscale, imposant des transferts de population, devient impopulaire : il est renversé par une insurrection conduite par les « Bleus ». Mutilé, Justinien est exilé par le général Léonce qui usurpe le trône.
En Crète, les troupes byzantines revenant d'Afrique proclament l’amiral Apsimar empereur sous le nom de Tibère III. Avec le concours de la faction des « Verts », Apsimar pille Constantinople et renverse l'empereur Léonce qui est mutilé et relégué dans un monastère.
L'empereur Nicéphore II Phocas est victime d'un complot monté par son neveu, le général Jean Tzimiskès, amant de l'impératrice Théophano. Nicéphore II est assassiné pendant son sommeil, dans le palais impérial de Boucoléon à Constantinople.
Le vieil empereur Michel VI est renversé après une année de règne par le général Isaac Comnène, soutenu par une partie de l'armée et de l'aristocratie, et par le patriarche de Constantinople Michel Ier Cérulaire.
Tûrân Châh est renversé et massacré après six mois de règne par les Mamelouks qui nomment sultane sa belle-mère, Chajar ad-Durr, qui épousera leur chef Izz al-Din Aybak, créant une nouvelle dynastie, les Bahrites.
Le vieux roi Alexandre II est assassiné avec son troisième fils et successeur désigné Georges à l'instigation de son quatrième fils, le prince Constantin, converti à l'islam, et poussé par son entourage perse et sur le conseil du Chah Abbas Ier. Le parricide prend le nom de Constantin Khan et usurpe le pouvoir. Il ne parviendra pas à se maintenir sur le trône et sera vaincu neuf mois plus par l'armée levée par la veuve de son frère aîné David Ier, et tué au combat.
A la suite de la débâcle des forces russes à la Bataille de Klouchino, les boyards de Moscou fomentent un coup d'État contre Vassili IV et proclament Ladislas IV Vasa Tsar de Russie sans que ce dernier ne règne, faute d'accord avec la Pologne.
Le sultan Osman II, âgé de dix-sept ans, est renversé et assassiné par les janissaires qui rappellent sur le trône Moustapha Ier qui avait été lui-même renversé quatre ans plus tôt ; Osman II est le premier sultan ottoman à être victime d'un régicide.
Insurrection décabriste: un groupe d'officiers mené par le prince Serge Troubetzkoï échoue à soulever la garnison de Saint-Pétersbourg. De nombreux meneurs furent pendus ou exilés en Sibérie.
Le , Ali Suavi et un groupe composé majoritairement de musulmans des Balkans attaquent le palais Çırağan pour tenter de libérer l'ex-sultan Mourad V. Très vite, la réaction s'organise et les forces de l'ordre se dirigent vers le palais : une fusillade nourrie s'engage au cours de laquelle Ali Suavi est tué.
Pour faire face à la crise économique, le gouvernement tente d'établir un impôt progressif sur le revenu, projet auquel sont opposés l'oligarchie nationale et les entreprises étrangères. La United Fruit et la Sinclair Oil Company réagissent en organisant un coup d'État.
Ce coup d'État renversement le gouvernement de Donduk Kuular cherchant à instaurer un régime de type théocratique qui déplait au puissant voisin, l'URSS.
Tentative de coup d'État de la part de la faction ultra-nationaliste de l'Armée impériale japonaise, la Kōdōha, connu sous le nom d'incident du 26 février.
Le , le Mouvement des officiers libres mené par Nasser destitue le roi Farouk Ier et nomme le général Mohammed Naguib à la Présidence du Conseil de la Révolution. Le nouveau régime contrôle les moyens d’information et les principaux services publics, épure l’administration et abolit la constitution de 1923.
Le , les militaires dissolvent le Parlement et suppriment l’alternance des partis à la présidence du Conseil. Le régime se maintient jusqu’en 1964. Abdallah Khalil, alors Premier ministre, fait partie du coup d'État contre son propre gouvernement.
Le , Qasim, profitant d'exercices militaires, s'empare du pouvoir avec ses partenaires communistes pour mettre fin au pouvoir royal. Au cours de ces événements, le roi Fayçal II, des membres de la famille royale et leurs fidèles dont le Premier ministre Nouri Saïd sont assassinés.
Coup d'État militaire animé par le colonel Houari Boumédiène ministre de la Défense, à l'issue duquel le président de la République Ahmed Ben Bella est renversé et Boumédiène devient le nouveau président de l'Algérie (Coup d’État du 19 juin 1965).
Le président Tahirou Congacou exerçait le pouvoir d'État et s'affairait à organiser l'élection présidentielle ; il est déposé. Christophe Soglo, encore lui, promu entre-temps général, organise à nouveau un coup d'État et reprend le pouvoir, devenant par la même occasion le 5e président de la République.
De jeunes cadres de l'armée. Le Commandant Maurice Iropa Kouandété, à la tête d'un groupe de jeunes officiers, organise un coup d'État. Mais les putschistes confieront la formation du nouveau gouvernement au Lieutenant-colonel Alphonse Alley qui devient le 6ème Président de la République.
À la suite des manifestations massives exigeant la fin du régime militaire, le général Thanom Kittikachorn répond avec force. Cette intervention violente du régime militaire incite le roi Rama IX à faire sa première intervention dans la politique thaïlandaise en retirant son appui au régime militaire.
Coup d'État de mai 2000 : l'homme d'affaires George Speight renverse et prend en otage le gouvernement démocratique du premier ministre Mahendra Chaudhry. L’armée dirigée par Frank Bainimarama impose alors la loi martiale et, malgré des tentatives de mutineries, rétablit l’ordre. Speight est arrêté et condamné.
Coup d'État de décembre 2006 : Le commodore Frank Bainimarama renverse le gouvernement démocratique du premier ministre Laisenia Qarase. Il s'agit du quatrième coup d'État aux Fidji en dix-neuf ans.
Après la mort du Président Lansana Conté le , Moussa Dadis Camara annonce la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Le 24 décembre, il s'auto-proclame président de la République de Guinée. Voir coup d'État de décembre 2008 en Guinée.
À la suite de mouvements populaires et d'affrontements armés, le , le président Ravalomanana remet les pleins pouvoirs à un conseil militaire qui les transfère directement à Andry Rajoelina.
La tentative de coup d'État militaire fut un échec. Le 16 juillet au matin, le chef par intérim des armées Ümit Dündar, annonce la « mise en échec » du coup d'État. Plus de 6 000 militaires putschistes sont arrêtés et au moins 312 vies humaines (dont 145 civils) sont à déplorer.
Coup d'État de 2021 en Guinée : Une unité d'élite de l'armée guinéenne — le Groupement des forces spéciales (GFS) — s'empare du palais présidentiel et capture le président, Alpha Condé. Les auteurs du coup d’État, menés par le colonel Mamadi Doumbouya, annoncent la suspension de la Constitution, la dissolution du gouvernement et des institutions ainsi que la fermeture des frontières. Une junte militaire prend le pouvoir sous le nom de Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).