Lismonde

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Lismonde
1933 NOV 27 Lismonde peignant ds son atelier photo Leon van Dievoet.jpg
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
LinkebeekVoir et modifier les données sur Wikidata
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Lismonde et son épouse Tity, chez eux villa "Les Roches" à Linkebeek en juin 1956.
Lismonde à la plage de Schéveningue le 28 mars 1932 au matin.

Jules Lismonde (qui signait Lismonde) est un peintre et dessinateur belge, né à Anderlecht (Bruxelles) le , mort à Linkebeek (à 92 ans).

Il était membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, dite Académie Thérésienne.

Il est considéré comme l'un des plus remarquables représentants de l'art non figuratif en Belgique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lismonde habitait dans la villa « Les Roches », où il passa cinquante années de sa vie en compagnie de son épouse Albertine De Wispelaere, dite « Tity » (née à Blankenberghe le , morte à Linkebeek, le ).

Sources[modifier | modifier le code]

Il dessine depuis l'enfance, dans une famille douée pour le dessin et déjà admiratrice de l'œuvre de Steinlen, Forain et des illustrateurs anglais à la mode[Interprétation personnelle ?].

Déjà à l'Athénée royal de Bruxelles, il collaborait à la revue Pallas en y publiant ses dessins et caricatures.

Flûtiste, il hésita un instant entre une carrière musicale et le dessin, mais ce fut le dessin qui l'emporta.

Tout jeune, dès 1925, au cours de balades dans la belle campagne brabançonne il peignait en compagnie du peintre Edgar Bytebier (1875-1940).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Après s'être exercé à la peinture à l'huile dont il reste de rares œuvres (des portraits, des paysages), il se passionna surtout pour le dessin et une expression épurée faite de noir et de blanc. C'est alors aussi qu'il découvre l'eau-forte.[réf. nécessaire]

En 1934, Jean Groffier écrivait : « En tant que peintre, disons-le de suite, Lismonde n'est pas un coloriste. Sous le pinceau du peintre se cache avant tout le dessinateur. Sa couleur est triste, inquiète, ses effets sont gris ; mais d'une délicieuse mélancolie. En fait, le paysagiste Lismonde est une des personnalités les plus intéressantes du monde pictural belge et dont le nom dépassera bientôt les limites de nos frontières[2]. »

Quoique éloigné de toute école, il participa toutefois en 1945 à la création du mouvement « Jeune Peinture belge » ainsi qu'au groupe « Cap d'Encre ».

Lismonde était également portraitiste et il fit ainsi dans les années trente et quarante une série de portraits, surtout au fusain, de personnalités du monde intellectuel et littéraire de son temps comme les poètes Luc Indestege, Maurice Carême, Gaston Heux, les écrivains Constant Burniaux, Louis Lebeer, le philosophe Marcel De Corte, l'architecte Léon Van Dievoet, ou les peintres Charles Dehoy ou Jacques Veraart[3].

Expositions[modifier | modifier le code]

Sa première exposition personnelle eut lieu en 1930 et ce furent ses peintures qui enthousiasmèrent particulièrement le public[Interprétation personnelle ?].

Une exposition de ses œuvres au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1953, consacra officiellement son art.

Puis ce furent Venise, São Paulo, Tokyo et le Stedelijk Museum d'Amsterdam en 1950 où il eut une exposition personnelle. La IXe biennale du noir et blanc de Lugano lui consacre une salle.

De lui également des tapisseries et une sculpture à la station de métro bruxelloise Pétillon.

Il évolua vers une œuvre au fusain, de plus en plus épurée, ou vers le tachisme japonisant.

Documentaire[modifier | modifier le code]

En 1978, Patrick Van Antwerpen a réalisé un documentaire sur Lismonde.

La Fondation Lismonde[modifier | modifier le code]

Lismonde a fait don de sa maison à la commune de Linkebeek, elle est désormais un lieu de musique, de rencontres, d'expositions.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1934 : Jean Groffier, « Le paysagiste Lismonde », dans Tribune 1934, n° 15, Bruxelles, .
  • 1956 : Louis Lebeer, Lismonde, Bruxelles, 1956.
  • 1961 : K. J. Geirlandt, « Lismonde », dans Het 5de wiel, no 4, novembre-décembre, 1961.
  • 1977 : Philippe Roberts-Jones, Lismonde, Bruxelles, Laconti, 1977.
  • 1983 : Guy Waltenier et Denise Lelarge, « Hommage à Lismonde à l'occasion de son soixante-quinzième anniversaire », dans L'Intermédiaire des généalogistes, Bruxelles, no 223, 1/1983, p. 63-69.
  • 1992 : M. Draguet (sous la direction), Catalogue de l'exposition Lismonde au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, /, Bruxelles, 1992.
  • 2010 : Karel Logist, « En poésie avec Dr Roberts et M. Jones », dans Le Carnet et les Instants, n ° 160, Bruxelles, février-, p. 19-20.
  • 2010 : Philippe Roberts-Jones, « LISMONDE », dans Nouvelle Biographie nationale, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, tome 10, sub verbo.
  • 2011 : Robert Diederich, « Lismonde, un monde en noir et blanc », dans Anderlechtensia, bulletin du Cercle d'Archéologie, folklore et histoire d'Anderlecht, , n° 139, p. 25-30.
  • 2013 : Daphné Parée, « Lismonde Jules », dans Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles, Bruxelles, 2013, p. 503-504.
  • 2014 : Serge Goyens de Heusch, Lismonde. Catalogue raisonné, Linkebeek, 2014 (avec CD rom).
  • 2016 : Serge Goyens de Heusch, Lismonde portraitiste, publié à l'occasion de l'exposition Lismonde portraitiste présentée à la Maison Lismonde du au .
  • 2017 : Serge Goyens de Heusch, Lismonde et Philippe Roberts-Jones : cinquante ans d'amitié, Linkebeek, 2017.
  • 2018 : Serge Goyens de Heusch, Lismonde et l'architecture, Linkebeek, 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Waltenier et Denise Lelarge, « Hommage à Lismonde à l'occasion de son soixante-quinzième anniversaire », dans : L'Intermédiaire des généalogistes, Bruxelles, no 223, 1/1983, p. 63 : « Il est considéré comme l'un des plus remarquables représentants de l'art non figuratif en Belgique ».
  2. Jean Groffier, « Le paysagiste Lismonde », dans : Tribune 1934, n° 15, Bruxelles, septembre 1934, p. 3.
  3. Serge Goyens de Heusch, Lismonde portraitiste, 2016.
  4. Chevalier Jacques de Wouters d'Oplinter, retraité colonial, né à Bruxelles le 18 juillet 1909, décédé à Montignies-le-Tilleul, le 5 octobre 1972, inhumé au cimetière de Montignies-le-Tilleul (nécrologie)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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