Lise Fortier

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Lise Fortier
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Naissance
Montréal, Québec, Canada
Décès (à 89 ans)
Beaumes-de-Venise, Vaucluse, France
Nationalité Drapeau du Canada Canadienne
Pays de résidence
Diplôme
Profession
Pratique médicale auprès des femmes et enseignement du planning familial et des procédures chirurgicales contraceptives
Autres activités
  • fonde (en 1967) et dirige la première clinique de planification familiale et d'avortement en milieu hospitalier francophone québécois;
  • préside (de 1973 à 1975) la Fédération de planning familial du Canada;
  • préside (de 1975 à 1976) la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada;
  • est nommée (en 1978) professeur titulaire de clinique médicale à l'Université de Montréal
Distinctions
prix Abbott-Pellan-Brissette (1995)
Descendants
Thierry Fortier-Duguay (fils, avocat)

Compléments

Elle devient (en 1958) la première « Canadienne française » diplômée en gynécologie-obstétrique par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Lise Fortier (née le à Montréal et morte le (à 89 ans) à Beaumes-de-Venise) est la première femme québécoise et canadienne francophone à devenir gynécologue[1]. Elle a été présidente de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada en 1975-1976, ainsi que de la Planification familiale du Canada[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Montréal en 1925, elle termine ses études de médecine en 1950 et devient en 1958 la première « Canadienne française » diplômée en gynécologie-obstétrique par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, qui l'avait aussi nommée associée[2]. Elle travaille à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal jusqu'en 1980[2].

« De 1892 à 1969, la contraception était illégale au Canada, mais la loi n’était pas appliquée [ni] interprétée de manière uniforme à travers le pays. Il y avait divers degrés de tolérance à l’égard des intervenants qui aidaient des femmes et des couples à contrôler leur fertilité. En vertu de la loi, pour éviter la grossesse, les Canadiennes devaient s’abstenir de relations sexuelles ou pratiquer le « coït interrompu ». Même le counselling sur les méthodes naturelles était illégal.

En 1969, la décriminalisation de la contraception a donné à toutes les Canadiennes le droit de se protéger contre la grossesse et les infections transmissibles sexuellement, sans que ces gestes ne soient considérés criminels. »

— Bref historique de la contraception (3 pages, 2009), par la Fédération canadienne pour la santé sexuelle (anciennement la Fédération pour le planning des naissances du Canada)[3].

Après une lutte épique à ses confrères médecins et au conseil d'administration, elle ouvre, en , la première clinique de planification familiale et d'avortement en milieu hospitalier francophone québécois (à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal); cette clinique universitaire offre dès les débuts des services complets, médicaux et sociaux[4], en plus de contribuer à l'Université de Montréal à l'enseignement et à la recherche médicale subventionnée par l'Organisation mondiale de la santé, le Conseil médical de recherche du Canada et des entreprises pharmaceutiques[2]. Elle est élue en 1973, pour un mandat de trois ans, au poste de présidente de la Fédération de planning familial du Canada; mais elle a dû se battre pour accéder à la présidence de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada en 1975[2],[5]. En 1974, elle est secrétaire générale d'un congrès international francophone d'obstétriciens-gynécologues présidé par le Dr Pierre Audet-Lapointe[2].

En 1978, elle reçoit le titre de professeure titulaire de clinique de l'Université de Montréal; deux ans plus tard, elle s'installe en Californie pour y poursuivre sa carrière en planification familiale, obstétrique et gynécologie, pendant que son fils s'y spécialise en droit[6]. Elle y demeure jusqu'en 2000[2].

En l'an 2000, son fils (Thierry Fortier-Duguay[1], avocat admis au barreau de Californie depuis juillet 1988[6],[7]) et sa belle-fille élisent domicile en France; alors, elle décide de prendre une semi-retraite et de s'établir à Beaumes-de-Venise (département de Vaucluse), tout en se consacrant aux arts et aux expertises médicales[2]. Elle y meurt subitement, dans son sommeil, le (à 89 ans)[1].

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Fellow (FACOG) American Congress of Obstetricians and Gynecologists[8]
  • 1995 : le prix Abbott-Pellan-Brissette, décerné conjointement par l'Association des médecins de langue française du Canada et le Collège des médecins du Québec, en reconnaissance de sa contribution particulière à la santé des femmes du Québec[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Fortier, Lise », sur necrologie.lapresse.ca les 18 et 19 novembre 2014.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Dr Yves Lefebvre, « Lise Fortier (1925-2014) », sur nouvelles.umontreal.ca le 8 décembre 2014.
  3. [PDF] « Bref historique de la contraception », par La Fédération canadienne pour la santé sexuelle (anciennement la Fédération pour le planning des naissances du Canada), en 2009, à l'occasion du 40e anniversaire de la décriminalisation de la contraception au Canada.
  4. [vidéo] « Montréal à l'heure du planning familial », à la Télévision de Radio-Canada, émission Femme d'aujourd'hui, diffusée le 9 février 1970 (13 min 42 s), dont témoignage de Dr Lise Fortier. — Extrait du texte (début et fin de la section Contexte) : « Sous la direction de la gynécologue Lise Fortier, le Centre de recherche et de planification familiale du Québec est le premier organisme du genre au Québec. […] En juillet 1972, à la suite de problèmes internes, le gouvernement provincial décidera de fermer le centre tout en redistribuant ses services dans plusieurs organismes. »
  5. [PDF] « Anciens présidents, 1944-2008 », La société des obstétriciens et gynécologues du Canada (sogc.org) : « Dr Lise Fortier (1975–1976). Trente-deuxième président de la SOGC. Renommée à l'échelle nationale et internationale à titre d'experte de la contraception féminine, de la planification familiale et de l'avortement. Le Dr Fortier était opposée au renouvellement obligatoire de l'agrément par examen proposé par le Collège royal au début des années 1970. C'est également pendant son mandat que la médecine périnatale a commencé à être reconnue comme une sous-spécialité de l'obstétrique et de la gynécologie. »
  6. a et b (en) http://members.calbar.ca.gov/fal/Member/Detail/137385
  7. http://www.societe.com/societe/monsieur-thierry-fortier-duguay-352082333.html
  8. (en) https://www.doximity.com/pub/lise-fortier-md

Liens externes[modifier | modifier le code]