Lioré et Olivier LeO H-46

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Lioré et Olivier LeO H-46
Constructeur Drapeau : France Lioré et Olivier
Rôle Avion de patrouille maritime
Statut retiré du service
Premier vol
Nombre construits 1
Équipage
3
Motorisation
Moteur Gnome et Rhône 14Knrs de 14 cylindres en double étoile
Nombre 2
Type moteur en étoile
Puissance unitaire 870
Dimensions
Envergure 27,23 m
Longueur 18,81 m
Hauteur 4,55 m
Surface alaire 102,00 m2
Masses
Maximale 10 200 kg
Performances
Vitesse maximale 340 km/h (à 4 000 m)
Plafond 6 000 m
Rayon d'action 1 000 km
Armement
Externe 3 mitrailleuses Darne de 7,5 mm : une dans la pointe avant, une en tourelle dorsale et une en tourelle ventrale rétractable

Le Lioré et Olivier H-46 était un prototype d’avion militaire de l'entre-deux-guerres réalisé en France par le constructeur aéronautique Lioré et Olivier[1].

Conception[modifier | modifier le code]

En 1935, le ministère de l'Air lança un appel d’offres pour le développement d’un hydravion « éclaireur de combat » de reconnaissance, patrouille maritime et bombardement/torpillage[2]. L’avionneur Lioré et Olivier y répondit avec son modèle H-46, construit à Argenteuil (Val-d'Oise) à la fin de 1935[3]. C’était un hydravion à flotteurs de construction entièrement métallique, monoplan à aile basse[1]. Il avait un nez entièrement vitré dans lequel prenaient place les trois membres d’équipage : le pilote, l’observateur et le radio-navigateur. Avec ce nez entièrement vitré, le fuselage avait une grande finesse aérodynamique. L’empennage était bi-dérive. La stabilité sur l’eau était assurée par deux imposants flotteurs de type catamaran[2].

Engagements[modifier | modifier le code]

Propulsé par deux Gnome et Rhône 14Knrs développant 890 ch, le prototype du LeO H-46 vola pour la première fois le à Argenteuil, aux mains de Lucien Bourdin le pilote d'essai « maison »[3]. Des problèmes de surchauffe des moteurs Gnome et Rhône vinrent ralentir la mise au point de l’appareil, qui reçut de nouveau capotage moteurs pour tenter de résoudre ces problèmes. En , le LeO H-46 est livré à la Marine nationale française pour effectuer une campagne d’essais[2] à Saint-Raphaël (Var)[3], durant laquelle l’hydravion affiche des qualités de vol assez décevantes. Les essais se poursuivent jusqu’en février 1938, où le prototype est gravement endommagé dans un accident sur l’Étang de Berre (Bouches-du-Rhône) après la rupture des attaches d’un de ses flotteurs lors d’un vol d'essais. L’appareil coula mais put être renfloué[2]. La Marine ayant abandonné le programme à la fin de 1939, le H-46 servit de banc d'essai à la SNCASE. Après l’Armistice du 22 juin 1940, il fut stocké dans un hangar de la société à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) où il resta jusqu'en 1945, puis fut livré aux ferrailleurs[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bruno Parmentier, « Lioré et Olivier LeO H-46 », sur aviafrance, (consulté le 20 décembre 2017).
  2. a, b, c et d vigi, « LeO H-46 », sur Aéronavale & Porte-avions. L’histoire de l’aviation navale de ses débuts à aujourd’hui, (consulté le 20 décembre 2017).
  3. a, b, c et d « Lioré et Olivier. Synonyme de qualité », sur Fan d'avions, (consulté le 20 décembre 2017).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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