Lioré et Olivier LeO H-27

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Lioré et Olivier LeO H-27
Image illustrative de l’article Lioré et Olivier LeO H-27

Rôle Hydravion de transport postal
Constructeur Drapeau : France Lioré et Olivier
Équipage 4
Statut retiré du service
Premier vol 1934
Production 1
Dimensions
Longueur 22,80 m
Envergure 36,80 m
Hauteur 7,10 m
Aire alaire 180,00 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 9,330 t
Max. au décollage 18,200 t
Motorisation
Moteurs 4 Hispano-Suiza 12Nbr de 12 cylindres en V
Puissance unitaire kW
(650 ch)
Performances
Vitesse maximale 245 km/h
Autonomie 3 500 km
Plafond 4 300 m

Le Lioré et Olivier H-27 est un hydravion à coque commercial réalisé en France durant l'Entre-deux-guerres par le constructeur aéronautique Lioré et Olivier.

Conception[modifier | modifier le code]

Le LeO H-27 a été construit en réponse à un appel du gouvernement français pour un hydravion de transport postal capable de couvrir les routes de l'Atlantique Sud. Il était en concurrence avec le Latécoère 300 et le Blériot 5190. Sa conception a bénéficié des enseignements des projets précédents menés par Lioré et Olivier : le H-180 et le H-24. Le premier était monomoteur et le second était muni d’une paire de moteurs en tandem. Le LeO H-27 était un monoplan à aile haute cantilever, de construction entièrement métallique[1]. L’aile était en deux parties, chacune avec un profil aérodynamique épais, une section centrale rectangulaire et un panneau extérieur trapézoïdal à bout arrondi. Il était propulsé par quatre moteurs V-12 Hispano-Suiza 12Nbr, refroidis par eau, de 650 ch, actionnant chacun une hélice tripale, montés en deux paires en tandem, au-dessus de la partie centrale de la voilure.

Le LeO H-27 avait une coque à deux redans, en forme de V. C'était une structure à panneaux plats construite autour de longerons et de cadres. Il y avait un compartiment d'amarrage à l’extrémité avant, et dans une seconde section, la cabine de pilotage avec des sièges côte-à-côte et des doubles commandes. En arrière et en-dessous, se trouvaient les postes du navigateur / opérateur radio, éclairé par des hublots situés en avant de la porte d'entrée bâbord. Le compartiment du mécanicien navigant était situé immédiatement derrière les pilotes. Le courrier était entreposé dans un troisième compartiment de 8 m3.

Engagements[modifier | modifier le code]

Bien que la coque du Leo H-27 ait été exposée au 12ème Salon Aéronautique de Paris en , l’appareil n’a effectué son premier vol que le , piloté par Lucien Bourdin. Seulement un exemplaire a été construit. Les lignes d'Air France au-dessus de l’Atlantique Sud ont été exploitées par des Latécoère 300. Le Leo H-27 a effectué une seule traversée transatlantique, quand Bourdin l'a emmené aux Antilles françaises vers la fin de l’année 1934.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Parmentier, « Lioré et Olivier LeO H-27 », sur aviafrance, (consulté le 3 janvier 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « En hydravion, avec 1000 kg de charge Bourdin est monté à 9000 mètres », Les Ailes, no 655,‎ , p. 8 (lire en ligne).
  • André Frachet, « L'hydravion Lioré et Olivier H-27 », Les Ailes, no 660,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  • « A Saint-Raphaël », L'Aéro, no 1380,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  • « Lioré et Olivier – Le LeO H-27 », L'Aéronautique, no 187,‎ , p. 311-313 (lire en ligne).

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