Lioré et Olivier LeO H-24

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Lioré et Olivier H-24
Rôle Hydravion de transport
Constructeur Lioré et Olivier
Statut retiré du service
Premier vol novembre 1929
Production 3
Dimensions
Image illustrative de l’article Lioré et Olivier LeO H-24
Longueur 18,56 m
Envergure 26,20 m
Hauteur 6,77 m
Aire alaire 105,00 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 5,061 t
Max. au décollage 6,920 t
Passagers 10
Motorisation
Moteurs 2 Renault 12Jb de 12 cylindres en V
Puissance unitaire kW
(500 ch)
Puissance totale kW
(1 000 ch)
Performances
Vitesse maximale 220 km/h
Autonomie 1 250 km
Plafond 3 600 m

Le Lioré et Olivier H-24 est un hydravion à coque commercial réalisé en France en 1929 durant l'Entre-deux-guerres par le constructeur aéronautique Lioré et Olivier. Construit en bois, c’est un monoplan à aile haute propulsé par deux moteurs en tandem. Il a effectué son premier vol à Antibes (Alpes-Maritimes) en novembre 1929, piloté par Lucien Bourdin[1]. Seuls trois prototypes furent construit, mais il donna naissance à l’hydravion quadrimoteur LeO H-242 qui est fabriqué en série.

Conception[modifier | modifier le code]

Le LeO H-24 est l’aboutissement des études menées chez Lioré et Olivier à Levallois puis à Argenteuil entre 1928 et 1930 par Marcel Riffard, Edmond Benoit, Paul Asantchéeff, Jean Poitou, Stephi Konovaitchoukoff et Sébastienne Guyot pour la construction d’un hydravion de transport moderne. Ces études débouchent sur un appareil monoplan ultramoderne, à cabine fermée accueillant 10 passagers, destiné à remplacer les petits H-19 sur les lignes aériennes de la compagnie Air Union en Méditerranée. Les études aérodynamiques menées par l’équipe de Riffard, en particulier par Sébastienne Guyot, aérodynamicienne de grande valeur, ont conduit à un hydravion à coque de faible maître couple, monoplan à aile semi elliptique possédant un dièdre assez prononcé, portant via une « cheminée aérodynamique » deux moteurs V12 Renault 12 Jb de 500 ch, appréciés pour leur faible maître couple, montés en tandem.

Hydravion à coque très fin malgré ses grandes dimensions, construit entièrement en bois, le H-240 possède une aile de 28 m d’envergure et d’un mètre d’épaisseur à l’emplanture, renfermant plusieurs réservoirs d’essence d’une capacité totale de 1 500 litres. Héritée du type H-180, cette aile nouvelle est de type cantilever (toutes les structures sont dissimulées dans l’épaisseur) dont le constructeur Lioré et Olivier commence à avoir une certaine maîtrise. L’appareil est présenté à la presse aéronautique française en décembre 1929 et à la presse américaine le .

Alors que le CAMS 53 ne transporte que quatre à six passagers, le LeO H-240 offre dix sièges dans des conditions de confort notables (ancêtre de la classe affaires) ou douze dans des conditions de confort plus sommaires (classe économique), sur 800 km soit la traversée de la Méditerranée sans escale. D’avant en arrière, on trouve :

  • le poste de pilotage entièrement fermé ;
  • une cabine pour huit à douze passagers placée au centre de gravité,
  • un lavabo et une cale à bagages dans la pointe arrière.

Engagements[modifier | modifier le code]

Le prototype du LeO H-240 vole pour la première fois en novembre 1929 à Antibes, piloté par le pilote d'essai maison Lucien Bourdin. Le prototype n°01 subit des essais poussés à Saint-Raphaël (Var) en 1930 avant d’être vendu à la Compagnie générale aéropostale. Deux autres prototypes sont construits début 1930 pour la compagnie Air Union et la Compagnie générale aéropostale où ils servent d’appareil laboratoire. Après avoir obtenu leur certificat de navigabilité et été essayés par ces compagnies, les trois prototypes du H-240 bimoteur sont réformés et stockés en 1934 après avoir effectué 250 heures de vol sans incident, au profit des versions H-241 et H-242 quadrimoteurs, la réglementation internationale concernant les vols commerciaux au-dessus des mers et océans condamnant les bimoteurs au profit de quadrimoteurs, jugées plus sûrs.

Fin 1932, le prototype H-240 n°03 immatriculé « F-AKDX », effectue un voyage « commémoratif » en Méditerranée de Marignane (Bouches-du-Rhône) à Ostie (Italie), avec à son bord Jean Mermoz, Léopold Gimié et Jean Dabry, les héros de l’océan Atlantique sud.

Variantes[modifier | modifier le code]

De 1929 à 1936, le projet H-24 est remanié plusieurs fois et donne naissance à une série de huit variantes d’hydravions remarquables, construits au total à vingt et un exemplaires, tous fabriqués à Argenteuil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Parmentier, « Lioré et Olivier LeO H-24 », sur aviafrance, (consulté le 8 décembre 2017).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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