Lina Lazaar

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Lina Lazaar
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Portrait de Lina Lazaar en 2015.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Kamel Lazaar (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Hassan Jameel (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Lina Lazaar, née en 1983 à Riyad, est une critique d'art et commissaire d'exposition tunisienne, ayant organisé plusieurs expositions majeures consacrées à l'art contemporain en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Elle se voit notamment confier la représentation de la Tunisie à la biennale de Venise en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1983 à Riyad en Arabie saoudite, elle est la fille de Kamel Lazaar, un financier d'origine tunisienne, haut dirigeant de la Citibank puis créateur de la Swicorp ; c'est aussi un collectionneur d'art. Elle grandit à Genève, en Suisse[1],[2],[3]. Les artistes du monde arabe sont fréquemment reçus au domicile suisse de sa famille[1].

Ensuite, elle s'installe à Londres pour poursuivre des études à la London School of Economics. Son premier travail dans une banque met à profit sa formation scientifique. Toutefois, en 2006, à 23 ans, elle change de voie et choisit d'entrer chez Sotheby's où elle renoue avec l'art contemporain. Cette société de vente aux enchères lui semble l'un des leviers de promotion de l'art et des créateurs contemporains en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, en l'absence à l'époque d'un réseau significatif de galeries. Elle organise une vente aux enchères sur l'art dans le monde islamique puis, l'année suivante, la première enchère d'art contemporain arabe et iranien[1],[4].

Durant les années 2010, tout en continuant ses activités au sein de Sotheby's jusqu'en 2016[5],[6],[7], elle organise, lors de la biennale de Venise en 2011, l'exposition The Future of a Promise, qui fait résonance au Printemps arabe[8]. Elle lance le festival Jaou en 2013, un festival de photographies avec des expositions dans une quinzaine de lieux de Tunis[2],[9],[10],[11]. Elle lance également Ibraaz, un forum de publication en ligne de littérature et d'œuvres d'art, soutenu par la fondation de son père (en), la Fondation Kamel Lazaar[12]. Par ailleurs, elle se voit confier l'organisation du tout premier pavillon tunisien à la biennale de Venise en 2017[13]. Elle choisit une participation sous une forme atypique, des kiosques ou lieux de performance, avec pour thème l'émigration[1],[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Nadine Khalil, « A Radical Specialist », Bespoke Magazine,‎ .
  2. a et b Frédéric Bobin, « À Carthage, l'art contemporain se réapproprie l'islam « éclairé » », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  3. Sonia Desprez, « Tunisie : quand l'art contemporain pointe le bout de son nez », Grazia,‎ (ISSN 2104-5542, lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) « The 10 Most Influential Women in Middle Eastern Art », sur theculturetrip.com (consulté le ).
  5. (en) Nick Clark, « Sotheby's unveils key works of Middle Eastern art to go on sale in October », The Independent,‎ (ISSN 0951-9467, lire en ligne, consulté le ).
  6. (en) « Sotheby's expo, auction to facilitate dialogue between East & West », Qatar Tribune (en),‎ .
  7. « Celle qui fait bouger les lignes », La Presse de Tunisie,‎ (ISSN 0330-9991, lire en ligne, consulté le ).
  8. Philippe Dagen, « Venise galvanisée par le "printemps arabe" et l'Orient », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  9. Lilia Blaise, « " Il y a encore un peu de foi dans la création artistique " : le festival Jaou met la photographie au cœur de Tunis », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  10. Nadia Ayadi, « Le monde entier est une mosquée », Réalités,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (en) Anna Somers Cocks, « Culture fights back in Tunisia », The Art Newpaper (en),‎ (ISSN 0960-6556, lire en ligne, consulté le ).
  12. Georgina Adam, « Kamel Lazaar Foundation: seeds of change », Financial Times,‎ (ISSN 0307-1766, lire en ligne, consulté le ).
  13. Roxana Azimi, « Les jeunes Tunisiens ne pensent qu'à émigrer, alors on les envoie à la Biennale de Venise », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  14. Roxana Azimi, « À la Biennale de Venise, les pavillons africains portent l'art au cœur des plaies », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]