Lina Lazaar

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Lina Lazaar
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Biographie
Naissance
Nationalité
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Kamel Lazaar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Lina Lazaar, née en 1983 à Riyad, est une critique d'art et commissaire d'exposition tunisienne, ayant organisé plusieurs expositions majeures consacrées à l’art contemporain en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Elle se voit notamment confier la représentation de la Tunisie à la biennale de Venise en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1983 à Riyad en Arabie saoudite, elle est la fille de Kamel Lazaar, un financier d’origine tunisienne, haut dirigeant de la Citibank puis créateur de la Swicorp ; c'est aussi un collectionneur d’art. Elle grandit à Genève, en Suisse[1],[2],[3]. Les artistes du monde arabe sont fréquemment reçus au domicile suisse de sa famille[1].

Ensuite, elle s’installe à Londres pour poursuivre des études à la London School of Economics. Son premier travail dans une banque met à profit sa formation scientifique. Toutefois, en 2006, à 23 ans, elle change de voie et choisit d’entrer chez Sotheby's où elle renoue avec l’art contemporain. Cette société de vente aux enchères lui semble l'un des leviers de promotion de l’art et des créateurs contemporains en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, en l’absence à l’époque d’un réseau significatif de galeries. Elle organise une vente aux enchères sur l’art dans le monde islamique puis, l’année suivante, la première enchère d'art contemporain arabe et iranien[1],[4].

Durant les années 2010, tout en continuant ses activités au sein de Sotheby's jusqu'en 2016[5],[6],[7], elle organise, lors de la biennale de Venise en 2011, l’exposition The Future of a Promise, qui fait résonance au Printemps arabe[8]. Elle lance le festival Jaou[2],[9],[10] en 2013[11]. Elle lance également Ibraaz, un forum de publication en ligne de littérature et d’œuvres d’art, soutenu par la fondation de son père, la Fondation Kamel Lazaar. Par ailleurs, elle se voit confier l’organisation du tout premier pavillon tunisien à la biennale de Venise en 2017[12],[13]. Elle choisit une participation sous une forme atypique, des kiosques ou lieux de performance, avec pour thème l’émigration[1],[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Nadine Khalil, « A Radical Specialist », Bespoke Magazine,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Frédéric Bobin, « À Carthage, l’art contemporain se réapproprie l’islam « éclairé » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Sonia Desprez, « Tunisie : quand l'art contemporain pointe le bout de son nez », Grazia,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « The 10 Most Influential Women in Middle Eastern Art », sur theculturetrip.com (consulté le 28 juin 2017)
  5. (en) Nick Clark, « Sotheby's unveils key works of Middle Eastern art to go on sale in October », The Independent,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Sotheby's expo, auction to facilitate dialogue between East & West », Qatar Tribune,‎ (lire en ligne)
  7. « Celle qui fait bouger les lignes », La Presse de Tunisie,‎ (lire en ligne)
  8. Philippe Dagen, « Venise galvanisée par le "printemps arabe" et l'Orient », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Nadia Ayadi, « Le monde entier est une mosquée », Réalités,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Anna Somers Cocks, « Culture fights back in Tunisia », The Art Newpaper,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Jaou », sur kamellazaarfoundation.org, (consulté le 3 juillet 2017)
  12. Inès Oueslati, « Les détails sur la participation tunisienne à la Biennale de Venise », Al Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  13. Roxana Azimi, « Les jeunes Tunisiens ne pensent qu’à émigrer, alors on les envoie à la Biennale de Venise », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. Roxana Azimi, « À la Biennale de Venise, les pavillons africains portent l’art au cœur des plaies », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]