Lilong

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Entrée de la Cité Bourgogne
Intérieur de la Cité Bourgogne

Un lilong (里弄) est un quartier fermé typique de Shanghai, en Chine.

Présentation[modifier | modifier le code]

Rappelant les hutongs pékinois[1], les lilongs shanghaiens se composent de ruelles étroites contenant des maisons mitoyennes appelées « shikumen » (石库门)[2]. Celles-ci ont souvent un portail en pierre et un toit pentu percé de lucarnes ainsi qu'une cour intérieure[3].

En mars 1854, l'empire chinois a signé un accord avec les Européens présents dans les concessions leur demandant de construire rapidement de nombreux logements, une grande partie de la ville ayant été détruite par une révolte[4]. Ceux-ci ont accepté cette demande qui leur permettait d'étendre leur influence. De très nombreux quartiers ont ainsi été réalisés, avec des techniques de construction chinoises[4] (disposition des pièces, présence d'une cour) mais sur un modèle de quartier occidental[4] (dont la promiscuité et l'étroitesse des rues correspondent à un besoin de rationaliser l'espace, pour construire beaucoup et à moindre coût)[3].

Les constructions se font d'abord en bois[4] puis, après l'interdiction de ce matériau, à partir de 1870, en briques, pour éviter les incendies[2]. Les lilongs ont donc commencé à exister dans la deuxième moitié du XIXe siècle et leur construction s'est prolongée jusqu'en 1949. Pendant toute cette période, les styles et agencements des constructions ont évolué, notamment à cause des arrivées successives d'étrangers, d'Europe, d'Amérique et du Japon[4].

Un des lilongs les plus connus et les mieux conservés est la « Cité Bourgogne »[2], à l'intersection des rues Shanxi Nan Lu et Jianguo Lu. Encore de nos jours, dans chaque lilong, un gardien reste en permanence à la porte[1]. Certains lilongs ne servent plus d'habitations et ont été restaurés. D'autres, comme ceux du quartier Xintiandi abritent des magasins ou des restaurants de luxe[3] et sont des reconstitutions, dont la réalisation a entraîné le déplacement de 3 500 familles[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article sur le site du Consulat de France à Shanghai
  2. a b et c Article sur VuesDeChine.com
  3. a b et c Description sur Xintiandi.com
  4. a b c d et e Pascal Amphoux, Lilongs de Shanghai, Institut de Recherche sur l'Environnement construit, Lausanne, 1987 disponible en ligne [PDF]
  5. Article Xintiandi du Consulat de France à Shanghai