Métropole européenne de Lille

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lille (homonymie) et MEL.
Métropole européenne de Lille
Métropole européenne de Lille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Nord
Forme Communauté urbaine :
(1967-2014)
Métropole :
(Depuis 2015)
Siège Lille
Communes 85
Président Damien Castelain (SE)
Budget 1,7 milliards  (2012)
Date de création
Code SIREN 245 900 410
Démographie
Population 1 119 877 hab. (2012)
Densité 1 832 hab./km2
Géographie
Superficie 611,45 km2
Localisation
Localisation dans le département du Nord.
Localisation dans le département du Nord.
Liens
Site web lillemetropole.fr

La Métropole européenne de Lille, également connue sous le sigle MEL, est une métropole française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, frontalière de la Belgique, dans la plaine de l'Europe du Nord.

Elle a pris la suite, le , de la communauté urbaine Lille Métropole Communauté urbaine, également connue sous le sigle LMCU. Avec plus de 1,1 million d'habitants en 2012, c'est la plus peuplée des Métropoles de droit commun créées par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

S'étendant sur 611,45 km2, la Métropole couvre un système urbain constitué de nombreuses villes-centre anciennes et de communes périphériques, bourgs relais, non agglomérés, ainsi que des communes rurales occupant les régions naturelles du Ferrain, de la plaine de la Lys, du Mélantois, du pays de Weppes...

Ce système est organisé autour d'un noyau urbain majeur, la conurbation Lille - Roubaix - Tourcoing, qui se prolonge au Sud par un axe secondaire relativement récent construit autour de la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq et vers le Bassin minier le long de la Deûle et du Parc de la Deûle qui protègent les champs captants « irremplaçables » du sud de Lille[1]. Plus au nord, la vallée de la Lys forme à la fois un axe urbain en limite avec la Belgique et un élément de la trame verte régionale et paneuropéenne (corridor de migration, et élément de la trame bleue pour les oiseaux et organismes aquatiques notamment[2]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Lille-Roubaix-Tourcoing font partie des huit métropoles d’équilibre créées en 1964. La communauté urbaine de Lille est créée en 1967 par le gouvernement[3]. Le 22 décembre 1967, le maire de Lille Augustin Laurent en est élu président, et entre en fonction le 1er janvier 1968. La communauté urbaine de Lille regroupe alors 89 communes[4]. Son périmètre n'a pas changé depuis, mais le nombre des communes a été ramené à 87 puis 85 : le , les mairies d’Annappes, d’Ascq et de Flers annoncent la fusion des trois communes pour devenir la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq ; en 1977, Lille et Hellemmes procèdent à une fusion association ; en 2000, Lille et Lomme procèdent à une fusion association.

Le la Communauté urbaine de Lille (CUDL) change de nom pour Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU).

Le 1er janvier 2015, conformément à la loi MAPTAM du 27 janvier 2014, Lille Métropole Communauté urbaine devient la Métropole européenne de Lille et obtient véritablement le statut de métropole[5]. Il lui permet de récupérer de nombreuses compétences jusque là attribuées aux communes ainsi que certaines compétences du département[6].

Son périmètre pourrait par ailleurs être appelé à évoluer, la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République prévoyant la suppression des intercommunalités de moins de 15 000 habitants. Ainsi la Communauté de communes de Weppes (5636 habitants) pourrait choisir de rejoindre la métropole.

Les grands travaux[modifier | modifier le code]

  • 1971 : la communauté urbaine de Lille lance un concours international pour équiper l'agglomération d'un nouveau système de transport en commun. Le projet VAL de Matra est retenu en 1973. Fruit de la volonté politique communautaire et de la ténacité du Président Arthur Notebart, le métro est inauguré par François Mitterrand le .
  • 1976 : Inauguration du Stadium Nord, appelé aujourd'hui Stadium Lille Métropole.
  • 1990 : le projet de construction de l'Union est confié à LMCU. Celui-ci est toujours en cours.
  • 2008 : Le 1er février le conseil communautaire a retenu à 82 % des voix le projet proposé par Eiffage pour la construction du Grand stade Lille Métropole.

Administration[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1971 Augustin Laurent Socialiste Député, maire de Lille (1955-73),
Ancien ministre des PTT
1971 1989 Arthur Notebart PS Député, maire de Lomme (1947-90)
1989 2008 Pierre Mauroy PS Sénateur, maire de Lille (1973-2001)
Ancien Premier ministre
2008 Martine Aubry PS Maire de Lille depuis 2001,
Ancienne première secrétaire du PS
à ce jour Damien Castelain SE[7] Maire de Péronne-en-Mélantois

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le conseil communautaire est composé de 179 membres élus au suffrage universel en même temps que les conseils municipaux.

Exécutif[modifier | modifier le code]

Damien Castelain, président de la MEL, avec Gérard Caudron et Martine Aubry, maires de Villeneuve-d'Ascq et Lille et Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

En 2001, le bureau comptait 43 vice-présidents de diverses familles politiques : socialistes et apparentés (16), Métropole passions communes (10), Union pour la métropole (6), UDF et apparentés (4), Verts (2), communiste, républicain et citoyen (2), Actions et projets pour la métropole (2)[8]. La Communauté urbaine comportait également onze commissions thématiques qui sont chacune dirigée par un vice-président.

Le , Martine Aubry est élue présidente de la communauté urbaine avec une majorité de 134 voix, devançant Marc-Philippe Daubresse qui obtient 32 voix[9]. Elle assure la présidence de l'intercommunalité avec dix premiers vice-présidents et 22 vice-présidents.

Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois (sans étiquette), lui succède à la suite des élections municipales de mars 2014. Il est élu Président avec 108 voix sur 179 le 18 avril 2014.

Le président est membre de droit de toutes les commissions. Celles-ci ont un rôle consultatif et une durée identique aux mandats des élus communautaires.

Groupes politiques[modifier | modifier le code]



Composition et présidence du Conseil Communautaire puis du Conseil Métropolitain.
Élections Composition Groupes Politiques Présidence
2008
Lille Métropole Communauté Urbaine
Composition de Lille Métropole Communauté Urbaine en 2008
De gauche à droite :
     Communiste, Républicain et Citoyen (9 élus, présidé par Bernard Debreu)
     Socialiste, Radical Citoyen et Personnalités (56 élus, présidé par Alain Cacheux)
     Les Verts (9 élus, présidé par Slimane Tir)
     Rassemblement Citoyen (7 élus, présidé par Gérard Caudron)
     Actions et Projets pour la Métropole (10 élus, présidé par Rudy Elegeest)
     Mouvement Démocrate Eurométropole (9 élus, présidé par Olivier Henno)
     Métropole Passions Communes (29 élus, présidé par Damien Castelain)
     Métropole Communes Unies (29 élus, présidé par Bernard Gérard)
     Groupe Indépendant des Élus Communautaires (12 élus, présidé par Francis Delrue)
Martine Aubry
Présidente de LMCU
Maire de Lille
2014
Métropole Européenne de Lille
Liste des conseillers
Composition de la Métropole Européenne de Lille
De gauche à droite :
     Communiste, Républicain et Citoyen (4 élus, présidé par Bernard Debreu)
     Socialiste, Radical Citoyen et Personnalités (40 élus, présidé par Gilles Pargneaux)
     Europe Écologie Les Verts (6 élus, présidé par Lise Daleux)
     Rassemblement Citoyen (7 élus, présidé par Gérard Caudron)
     Actions et Projets pour la Métropole (5 élus, présidé par Rudy Elegeest)
     Métropole Passions Communes (52 élus, présidé par Damien Castelain)
     Métropole Communes Unies (44 élus, présidé par Florence Bariseau[10])
     Groupe Indépendant des Élus Communautaires (16 élus, présidé par Francis Delrue)
     Lille Métropole Bleu Marine (5 élus, présidé par Eric Dillies)
Damien Castelain
Président de LMCU puis la MEL
Maire de Péronne-en-Mélantois

Composition[modifier | modifier le code]

Au total, l'intercommunalité se compose de 85 communes[1]. Elle est la plus importante en nombre de communes fédérées des métropoles françaises. Elle est également la plus peuplée des métropoles françaises. Elle est cependant moins peuplée que la Métropole de Lyon qui regroupe 59 communes mais qui au regard de la loi est une collectivité territoriale à statut particulier et non une métropole.

Agglomération à 60 % rurale, Lille Métropole a pour originalité de s’articuler autour de plusieurs villes, Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq.

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Lille (siège) 59350 Lillois 34,83 231 491 (2013) 6 646
Anstaing 59013 Anstinois 2,30 1 347 (2013) 586
Armentières 59017 Armentiérois 6,28 25 978 (2013) 4 137
Baisieux 59044 Basiliens 8,68 4 611 (2013) 531
La Bassée 59051 Basséens 3,54 6 565 (2013) 1 855
Beaucamps-Ligny 59056 Beaucampois 5,04 866 (2013) 172
Bondues 59090 Bonduois 13,05 9 904 (2013) 759
Bousbecque 59098 Bousbecquois 6,44 4 773 (2013) 741
Bouvines 59106 Bouvinois 2,71 701 (2013) 259
Capinghem 59128 Capinghemmois 1,86 1 695 (2013) 911
La Chapelle-d'Armentières 59143 Chapellois 10,34 8 570 (2013) 829
Chéreng 59146 Chérengeois 4,18 2 976 (2013) 712
Comines 59152 Cominois 16,02 12 564 (2013) 784
Croix 59163 Croisiens 4,44 21 114 (2013) 4 755
Deûlémont 59173 Deûlémontois 9,94 1 685 (2013) 170
Don 59670 Donois 2,32 1 356 (2013) 584
Emmerin 59193 Emmerinois 4,91 3 205 (2013) 653
Englos 59195 Englosiens 1,35 561 (2013) 416
Ennetières-en-Weppes 59196 Ennetiérois 10,44 1 275 (2013) 122
Erquinghem-le-Sec 59201 Erquinghemois 1,75 553 (2013) 316
Erquinghem-Lys 59202 Erquinghemmois 9,00 4 773 (2013) 530
Escobecques 59208 Escobecquois 1,85 302 (2013) 163
Faches-Thumesnil 59220 Faches-Thumesnilois 4,62 17 497 (2013) 3 787
Forest-sur-Marque 59247 Forestois 1,05 1 465 (2013) 1 395
Fournes-en-Weppes 59250 Fournois 8,22 2 145 (2013) 261
Frelinghien 59252 Frelinghinois 11,27 2 419 (2013) 215
Fretin 59256 Fretinois 13,17 3 353 (2013) 255
Gruson 59275 Grusonnois 3,13 1 145 (2013) 366
Hallennes-lez-Haubourdin 59278 Hallennois 4,35 3 935 (2013) 905
Halluin 59279 Halluinois 12,56 20 915 (2013) 1 665
Hantay 59281 Hantayeurs 2,09 1 193 (2013) 571
Haubourdin 59286 Haubourdinois 5,31 14 560 (2013) 2 742
Hem 59299 Hémois 9,65 18 721 (2013) 1 940
Herlies 59303 Herlilois 7,11 2 319 (2013) 326
Houplin-Ancoisne 59316 Houplinois 6,48 3 480 (2013) 537
Houplines 59317 Houplinois 11,32 7 870 (2013) 695
Illies 59320 Illilois 7,91 1 409 (2013) 178
Lambersart 59328 Lambersartois 6,16 28 491 (2013) 4 625
Lannoy 59332 Lannoyens 0,18 1 780 (2013) 9 889
Leers 59339 Leersois 5,40 9 456 (2013) 1 751
Lesquin 59343 Lesquinois 8,41 6 969 (2013) 829
Lezennes 59346 Lezennois 2,14 3 173 (2013) 1 483
Linselles 59352 Linsellois 11,71 8 192 (2013) 700
Lompret 59356 Lompretois 3,10 2 305 (2013) 744
Loos 59360 Loossois 6,95 20 650 (2013) 2 971
Lys-lez-Lannoy 59367 Lyssois 3,26 13 437 (2013) 4 122
La Madeleine 59368 Madeleinois 2,84 22 243 (2013) 7 832
Marcq-en-Barœul 59378 Marcquois 14,04 39 392 (2013) 2 806
Marquette-lez-Lille 59386 Marquettois 4,86 10 196 (2013) 2 098
Marquillies 59388 Marquillois 6,91 1 989 (2013) 288
Mons-en-Barœul 59410 Monsois 2,88 21 513 (2013) 7 470
Mouvaux 59421 Mouvallois 4,17 13 309 (2013) 3 192
Neuville-en-Ferrain 59426 Neuvillois 6,18 10 294 (2013) 1 666
Noyelles-lès-Seclin 59437 Noyellois 2,38 859 (2013) 361
Pérenchies 59457 Pérenchinois 3,03 8 275 (2013) 2 731
Péronne-en-Mélantois 59458 Péronnais 1,14 895 (2013) 785
Prémesques 59470 Prémesquois 5,07 2 220 (2013) 438
Quesnoy-sur-Deûle 59482 Quesnoysiens 14,36 6 915 (2013) 482
Ronchin 59507 Ronchinois 5,42 18 570 (2013) 3 426
Roncq 59508 Roncquois 10,59 13 524 (2013) 1 277
Roubaix 59512 Roubaisiens 13,23 95 866 (2013) 7 246
Sailly-lez-Lannoy 59522 Saillysiens 4,43 1 704 (2013) 385
Sainghin-en-Mélantois 59523 Sainghinois 10,48 2 531 (2013) 242
Sainghin-en-Weppes 59524 Sainghinois 7,71 5 584 (2013) 724
Saint-André-lez-Lille 59527 Andrésiens 3,16 11 533 (2013) 3 650
Salomé 59550 Saloméens 5,25 2 974 (2013) 566
Santes 59553 Santois 7,57 5 698 (2013) 753
Seclin 59560 Seclinois 17,42 12 571 (2013) 722
Sequedin 59566 Sequedinois 3,93 4 443 (2013) 1 131
Templemars 59585 Templemarois 4,61 3 216 (2013) 698
Toufflers 59598 Toufflersois 2,39 3 961 (2013) 1 657
Tourcoing 59599 Tourquennois 15,19 93 974 (2013) 6 187
Tressin 59602 Tressinois 1,89 1 430 (2013) 757
Vendeville 59609 Vendevillois 2,57 1 692 (2013) 658
Verlinghem 59611 Verlinghemois 10,08 2 303 (2013) 228
Villeneuve-d'Ascq 59009 Villeneuvois 27,46 62 616 (2013) 2 280
Wambrechies 59636 Wambrecitains 15,47 9 854 (2013) 637
Warneton 59643 Warnetonnois 4,17 225 (2013) 54
Wasquehal 59646 Wasquehaliens 6,86 20 990 (2013) 3 060
Wattignies 59648 Wattignisiens 6,31 14 179 (2013) 2 247
Wattrelos 59650 Wattrelosiens 13,44 41 522 (2013) 3 089
Wavrin 59653 Wavrinois 13,55 7 644 (2013) 564
Wervicq-Sud 59656 Wervicquois 5,09 5 141 (2013) 1 010
Wicres 59658 Wicrois 2,77 424 (2013) 153
Willems 59660 Willemois 5,80 3 048 (2013) 526

[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Lille Métropole abrite, en 2012, 1 119 877 habitants, avec une forte densité de population (moyenne de 1 832 hbt/km2).

Évolution démographique
1982
1990
1999
2008
2010
2012
1 047 603 1 067 345 1 091 156 1 105 080 1 108 872 1 119 877
Nombre retenu à partir de 1982 : Population sans doubles comptes, puis population municipale à partir de 2006 [11]

Compétences[modifier | modifier le code]

Les compétences obligatoires concernent deux domaines d’intervention :

  • L’aménagement
Les chartes intercommunales de développement d’urbanisme
Les schémas directeurs (SCOT, Schémas de secteur...)
Les documents d’urbanisme (PLU...)
Les programmes locaux de l’habitat
L’action foncière
La création et l’équipement de zones d’habitations, de rénovation ou réhabilitation urbaine, de zones industrielles, artisanales ou portuaires.
La construction, l’aménagement et l’entretien d’écoles maternelles et primaires dans les zone d'aménagement concerté.
  • Les services publics
Les transports urbains (métro, tramway, bus)
Les services de logements et organismes de HLM
La voirie
La signalisation
Les parcs de stationnement
L’eau, l’assainissement et les résidus urbains (collecte, élimination des déchets, tri)
Le marché d’intérêt national (MIN)
Les crématoriums.

Autres compétences[modifier | modifier le code]

  • Équipement sportif : Stade Pierre Mauroy ; Stadium Lille Métropole.
  • Soutien et promotion de grands événements métropolitains.
  • Valorisation du patrimoine naturel, paysager et espace naturel.


En 2002, la communauté urbaine s'est doté de la compétence Développement économique.

Ressource[modifier | modifier le code]

Taxes Locales[modifier | modifier le code]

Les taxes d'habitation, les taxes foncières sur le non-bâti et les cotisations foncières des entreprises constituent sa principale ressource financière (41% des Produits de Fonctionnement en 2011[12]). Ces taxes viennent en remplacement de la taxe professionnelle depuis sa suppression.

À titre indicatif, les vingt-cinq premières entreprises assujetties à la taxe professionnelle étaient (chiffres 2005) :

  • Transpole (Marcq-en-Baroeul)
  • SNCF (Lille)
  • Orange France (Villeneuve-d'Ascq)
  • EDF (Lille)
  • et GDF (maintenant GDF Suez) (Lille)
  • Heineken (Mons-en-Barœul)
  • Auchan (Villeneuve-d'Ascq)
  • Cargill (Haubourdin) (Groupe Cerestar)
  • Valnor (Halluin)
  • Seita (Ronchin) (Maintenant :B'twin village - Décathlon)
  • La Redoute (Roubaix)
  • Hygiène Products (Linselles)
  • Société Industrielle Lesaffre (Marcq-en-Barœul)
  • DSM Food Specialties (Seclin)
  • 3 Suisses (Croix)
  • Schering AG (Lys-les-Lannoy)
  • Laboratoire FR Fraction Bio (Lille)
  • Sodemeca (Seclin) (Michelin)
  • Banque Scalbert-Dupont (Lille)
  • SFR (Lille),
  • Kiloutou (Fretin)
  • Ideal fibres et fabrics (Comines)
  • Héliogravure Didier Quebecor (Lille Hellemmes)
  • Dounor (Neuville-en-Ferain)
  • Demeyere (Pérenchies)
  • Esterra (Santes) (Ramassage d'ordures ménagers)

Vie économique[modifier | modifier le code]

Le grand Lille avec 76[13] milliards d’euros de PIB est la seconde économie de France après le grand Paris (Source Insee : 478 milliards d’euros de PIB en 2005) et devant le grand Lyon (52 milliards d’euros de PIB en 2005)[14] et le grand Toulouse (30 milliards d’euros de PIB en 2007).

La Métropole Européenne de Lille pèse lourd dans l’économie de la nouvelle région Hauts-de-France puisque beaucoup d'entreprises sont situées dans l’agglomération de Lille et elles y réalisent un pourcentage significatif du PIB de Hauts-de-France. En terme démographique, sa population représente presque 20% de la population de Hauts-de-France.

La Métropole fait l'objet de travaux universitaires. Une thèse à l'Université Paris-Sorbonne est consacrée à la transition énergétique dans la Métropole Européenne de Lille[15].

Entreprises[modifier | modifier le code]

31 902 entreprises sont implantées sur le territoire de Lille métropole :

  • 4 731 dans l'industrie,
  • 3 354 dans le commerce de gros,
  • 7 521 dans le commerce de détail,
  • 16 296 dans les services.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois par domaine d'activité
  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers Retraités Autres activités professionnelles
Lille Métropole 0,13 % 1,90 % 5,73 % 10,09 % 12,69 % 12,33 % 14,43 % 42,69 %
Sources des données:INSEE

Implantation d’entreprises[modifier | modifier le code]

Lille's Agency (ex-APIM), est l'agence de développement économique de la métropole lilloise. Experte dans le développement et l’accompagnement d’entreprise depuis 1985, Lille’s agency a accompagné l'implantation de plus de 1 200 entreprises exogènes sur le territoire générant ainsi plus de 30 000 emplois.

Coopération transfrontalière[modifier | modifier le code]

La Métropole s'inscrit dans une conurbation encore plus vaste abritant environ 1 200 000 habitants en France et 500 000 habitants en Belgique, dans une demi-douzaine de villes et quelques agglomérations binationales desservies par un réseau de routes, canaux et voies ferrées ou transports en commun particulièrement dense, reliant la région lilloise à Courtrai, Tournai et Ypres, ainsi qu’aux villes jumelles de la Lys[1].

La COPIT (Conférence permanente intercommunale transfrontalière) forme depuis 1991 un partenariat de cinq structures intercommunales flamandes, française et wallonnes visant à renforcer la coopération transfrontalière. Il associe :

  1. Leiedal, Intercommunale pour le développement régional de l'arrondissement de Kortrijk, autour de Courtrai
  2. WVI, Intercommunale de la Flandre occidentale, autour de Roeselare
  3. IEG, Intercommunale d'étude et de gestion, autour de Mouscron
  4. IDETA, Intercommunale de Développement Économique et d'Aménagement du Territoire, autour de Tournai
  5. LMCU, Lille Métropole Communauté Urbaine, autour de Lille

Cette structure a notamment donné naissance au projet Grootstad (« Grande Ville ») qui a conduit à l'élaboration d'un schéma transfrontalier entre 1998 et 2001.

Ce partenariat, destiné à évoluer vers la constitution d'un eurodistrict, a débouché sur la création de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai en janvier 2008, premier GECT (Groupement Européen de Coopération Territoriale) d'Europe[16]. Il rassemble quatorze partenaires :

Côté français :

  • l’État,
  • la Région Nord-Pas-de-Calais,
  • le Département du Nord,
  • Lille Métropole Communauté urbaine,

Côté belge :

  • l’État fédéral,
  • la Région et la Communauté flamande,
  • la Province de Flandre occidentale,
  • l’intercommunale Leiedal, au nom des communes de l’arrondissement de Kortrijk,
  • l’intercommunale wvi, au nom des communes des arrondissements de Roeselare, Ieper et Tielt,
  • la Région wallonne,
  • la Communauté française de Belgique,
  • la Province de Hainaut,
  • l’intercommunale Ideta, au nom des communes de l’arrondissement de Tournai (à l’exception de la commune d’Estaimpuis) et de l’arrondissement d’Ath ainsi que des communes de Lessines, Silly et Enghien,
  • l’intercommunale Ieg au nom des communes de l’arrondissement de Mouscron et de la commune d’Estaimpuis.

Ce sont ainsi 145 communes qui sont inscrites dans l'Eurométropole.

Transfert à Mouscron (Belgique) des abattoirs situés rue saint Sébastien à Lille à la suite de leur fermeture.[Quand ?]

Sports[modifier | modifier le code]

Lille Métropole soutient pour la saison sportive 2008-2009 21 clubs de la métropole :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c [PDF] « Présentation générale du site et caractéristiques géophysiques », Lille Métropole Communauté urbaine,‎ (consulté le 27 décembre 2010)
  2. Trame verte et bleue de l'aire métropolitaine de Lille, consulté 2012-06-21
  3. Béatrice Giblin-Delvallet, « Lille métropole. Une eurométropole en devenir ? Vingtième Siècle, Revue d'histoire, n° 81 2004/1, p. 69 à 80 », sur cairn.info,‎ (consulté le 16 janvier 2015).
  4. Maud Bazoche, Du morcellement communal de 1789 à l'émiettement intercommunal et contractuel de 2000 - Un exemple : le Nord-Pas-de-Calais, L'Harmattan,‎ (ISBN 2-7475-2555-4, présentation en ligne), p. 174
  5. Loi no 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles
  6. La Voix Du Nord, « La future «métropole européenne», casse-tête politique de la rentrée », sur www.lavoixdunord.fr,‎ (consulté le 12 septembre 2014).
  7. « Lille Métropole. Damien Castelain (SE), élu, succède à Martine Aubry », Ouest France,‎ (consulté le 18 avril 2014)
  8. « Les élus de Lille Métropole Communauté urbaine », Lille Métropole Communauté urbaine (consulté le 27 décembre 2010)
  9. H. S., « Lille Métropole : Aubry élue, Daubresse en Cyrano », LibéLille,‎ (consulté le 27 décembre 2010)
  10. « Métropole lilloise : Florence Bariseau, nouveau chef de la droite communautaire : La conseillère municipale de Villeneuve-d’Ascq a été élue à l’unanimité à la tête du groupe de droite Métropole Communes unies (MCU), au conseil de communauté urbaine », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. Résultats du recensement de la population - 2008
  12. http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/detail_gfp.php?siren=245900410&dep=059&nomdep=NORD&icom=350&type=BPS&param=0&exercice=2011
  13. « L'agglomération lilloise en quelques chiffres », parc-haute-borne.fr (consulté le 28 novembre 2009)
  14. « Chiffres clés 2006 », www.entreprendre.grandlyon.com,‎ (consulté le 29 novembre 2009)
  15. site des thèses de doctorat en France
  16. « L'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai », Lille Métropole Communauté urbaine (consulté le 27 décembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Béatrice Giblin-Delvallet, Lille métropole. Une eurométropole en devenir ?, Vingtième Siècle. Revue d'histoire. no 81 2004/1 p. 69 à 80
  • Mheidi Gueroui, "Martine AUBRY, Présidente de Lille Métropole Communauté Urbaine", sous la direction de Fabien Desage, 2009, Université de Lille 2 - Droit et Santé.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]