Liliuokalani
| Liliʻuokalani | ||
| Titre | ||
|---|---|---|
| Prétendante au trône d'Hawaï | ||
| – (24 ans, 9 mois et 25 jours) |
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| Prédécesseur | Elle-même (reine) | |
| Successeur | David | |
| Reine d'Hawaï | ||
| – (1 an, 11 mois et 19 jours) |
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| Prédécesseur | Kalākaua | |
| Successeur | Abolition de la monarchie | |
| Princesse héritière d'Hawaï | ||
| – (13 ans, 9 mois et 17 jours) |
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| Monarque | Kalākaua | |
| Prédécesseur | Kamehameha IV | |
| Successeur | Abolition de la monarchie | |
| Biographie | ||
| Dynastie | Maison de Kalakaua | |
| Nom de naissance | Lydia Liliʻu Loloku Walania Wewehi Kamakaʻeha | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Honolulu (Hawaï) | |
| Date de décès | (à 79 ans) | |
| Lieu de décès | Honolulu (Hawaï) | |
| Père | Caesar Kaluaiku Kapaʻakea | |
| Mère | Analea Keohokālole | |
| Conjoint | John Owen Dominis, prince consort |
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| Enfants | Sans postérité | |
| Héritier | David Kalākaua Kawānanakoa | |
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| Monarques d'Hawaï | ||
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Liliʻuokalani (née le à Honolulu et morte le à Honolulu) de son premier nom[pas clair] Lydia Kamakaʻeha, aussi connue comme Lydia Kamakaʻeha Paki, plus tard nommée Lydia K. Dominis, fut reine d'Hawaï et son dernier monarque du au .
Sommaire
Biographie[modifier | modifier le code]
Enfance et accession au trône[modifier | modifier le code]
Lydia Kamakaeha est née le 2 septembre 1838 à Honolulu (Hawaï), dans une famille noble[1]. Fille de Caesar Kaluaiku Kapaʻakea et de Annie Keohokālole, deux chefs tribaux de Kauaʻi, elle est adoptée par Laura Kanaholo Kōnia Pauli petite-fille du premier roi hawaïen Kamehameha Ier et succédera à son frère le roi David Kalākaua, à la mort de celui-ci en 1891.
Invasion américaine et chute de la monarchie[modifier | modifier le code]
Cependant son règne est de courte durée, puisque le , un groupe d'individus composé d'Américains et d'Européens se constituera en Comité de sécurité, cherchant alors à renverser la monarchie, déposer la reine et annexer l'archipel aux États-Unis. Ce comité de sécurité s'est dit préoccupé par la sécurité des citoyens américains et de leurs biens, mais en réalité, celui-ci est dirigé par un juriste Sanford B. Dole, lié à la Dole Food Company qui avait envahi l'île, et un homme d'affaires Lorrin Thurston, lesquels sont plus préoccupés par le fait que la reine Liliʻuokalani cherchait à réduire à son profit les prérogatives d'un parlement hawaïen, largement sous contrôle des Occidentaux et défendant les intérêts mercantiles des colons installés sur l'archipel.
Déjà, dans l'après-midi du 16 janvier, 162 marins et marines débarquent de l'USS Boston dans la baie d'Honolulu, répondant à l'appel de John L. Stevens (en), représentant le département d'État américain auprès du monarque, ces troupes devant observer une stricte neutralité.
Le coup d'État se déroule le lendemain, la reine Liliuokalani doit alors abdiquer devant ce coup de force, espérant cependant retrouver rapidement son trône, d'autant plus qu'un rapport commandé par le président américain Grover Cleveland, démontre l'illégalité du putsch.
En octobre 1881, elle décore le Père Damien de la plus haute décoration hawaïenne. Dans la lettre qui accompagne la décoration de Chevalier-Commandeur de l'Ordre royal de Kalakaua, la princesse Liliuokalani, alors régente du Royaume de Hawaï, lui exprime en termes très chaleureux sa profonde admiration. À en juger par la mention qu'il en fait dans ses lettres, Damien est touché par cette reconnaissance publique de son œuvre.
Espoirs, condamnation et abdication[modifier | modifier le code]
En novembre 1893, Cleveland propose à la reine de revenir au pouvoir à la condition qu'elle accepte d'amnistier les protagonistes du coup d'État, ce qu'elle refuse dans un premier temps. Puis, durant le mois suivant, Albert S. Willis successeur de John L. Stevens comme représentant du département d'État à Hawaï, exigea que le gouvernement provisoire de l'archipel rétablisse la souveraine dans ses droits, proposition que ce dernier refuse. Le Congrès américain sur la foi d'un deuxième rapport, disculpa même les putschistes le , ce qui précipite la chute définitive de la monarchie et la proclamation de la République d'Hawaï le .
En 1895, Lydia Liliuokalani est condamnée à cinq ans de travaux forcés et 5 000 $ d'amende par un tribunal militaire américain qui la suspecte d'avoir participé à l'une des rébellions de Robert William Wilcox (en) qui souhaite rétablir la monarchie. Sa peine est commuée en un emprisonnement dans l'une des chambres de son ancienne résidence royale, le palais ʻIolani à Honolulu. Période durant laquelle elle se consacre à la composition plusieurs chansons célèbres dont « la prière de la Reine » (o Ke Aloha Ka Haku) et à la rédaction de ses Mémoires.
Après sa libération, qu'elle obtient en renonçant définitivement au trône, elle est placée en résidence surveillée pendant un an, et en 1896, le gouvernement de la République d'Hawaï lui accorde le pardon et la restaure dans ses droits civils.
Fin de vie[modifier | modifier le code]
Elle passe le reste de sa vie à voyager à travers les États-Unis, effectuant néanmoins des démarches pour tenter de récupérer en vain, la propriété personnelle des terres et autres biens de la Couronne, qu'on estimait à une valeur de 450 000 $. La législature du territoire d'Hawaii lui octroie finalement une pension annuelle de 4 000 $ et lui permet de recevoir les revenus provenant d'une plantation de cannes à sucre de 6 000 acres (environ 24 km2), qui était la propriété privée de son frère décédé avant qu'elle ne monte sur le trône et dont elle avait hérité.
Elle meurt en 1917 au Washington Place (en) (actuelle résidence du gouverneur de l'État d'Hawaï), des suites d'un accident vasculaire cérébral. Elle a alors 79 ans.
Ascendance[modifier | modifier le code]
| 16. Aliʻi Nui Kameʻeiamoku de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 8. Aliʻi Nui Kepoʻokalani de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 17. Aliʻi Nui Kamakaeheikuli de Kohala | ||||||||||||||||
| 4. Aliʻi Nui Kamanawa II de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 18. Aliʻi Nui KalaninuiʻIamamao de Kaʻū | ||||||||||||||||
| 9. Aliʻi Nui Alapaʻiwahine de Kaʻū | ||||||||||||||||
| 19. Aliʻi Nui Kaoʻlanialiʻi de Kaʻū | ||||||||||||||||
| 2. Aliʻi Nui Caesar Kaluaiku Kapaʻakea de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 20. Aliʻi Nui Kaʻihelemoana | ||||||||||||||||
| 10. Aliʻi Nui Kanepawale | ||||||||||||||||
| 21. Aliʻi Nui Kaʻopa | ||||||||||||||||
| 5. Aliʻi Nui Kamokuiki | ||||||||||||||||
| 22. Aliʻi Nui Kaʻehunuiamamaliʻi | ||||||||||||||||
| 11. Aliʻi Nui Uaua | ||||||||||||||||
| 23. Aliʻi Nui Koʻi | ||||||||||||||||
| 1. Liliʻuokalani d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 24. Aliʻi Nui Kameʻeiamoku de Kauaʻi (= 16) | ||||||||||||||||
| 12. Aliʻi Nui Kepoʻokalani de Kauaʻi (= 8) | ||||||||||||||||
| 25. Aliʻi Nui Kamakaeheikuli de Kohala (= 17) | ||||||||||||||||
| 6. Aliʻi Nui ʻAikanaka de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 26. Aliʻi Nui Keaweaheulu de Waiʻanae | ||||||||||||||||
| 13. Princesse Keohohiwa de Hilo | ||||||||||||||||
| 27. Reine Ululani Nui de Hilo | ||||||||||||||||
| 3. Aliʻi Nui Analea Keohokālole de Kauaʻi | ||||||||||||||||
| 28. Aliʻi Nui Kamakakaualiʻi de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 14. Aliʻi Nui Kahoalani Eia de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 29. Aliʻi Nui Kapalaoa | ||||||||||||||||
| 7. Aliʻi Nui Kamaʻeokalani de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 30. Prince Ahaula de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 15. Aliʻi Nui Keakaula de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
| 31. Princesse Kawehe de l'Île d'Hawaï | ||||||||||||||||
Références[modifier | modifier le code]
- « LILIUOKALANI (1838-1917) reine de Hawaii (1891-1893) », sur universalis.fr (consulté le 29 janvier 2016).
Annexes[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Article connexe[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
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