Lilith

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Lilith (en hébreu : לילית) est une figure démoniaque de la tradition juive. Elle est à l'origine un démon féminin mésopotamien. Dans les légendes juives qui se répandent au Moyen Âge, Lilith est présentée comme la première femme d'Adam, avant Ève. Elle constitue une figure récurrente dans les rituels magico-religieux car elle représente un danger pour les femmes enceintes et pour les enfants que l'on protège grâce à des amulettes.

Étymologie et origine[modifier | modifier le code]

La Plaque Burney (période paléo-babylonienne), parfois considérée comme une représentation de Lilith (British Museum, Londres)[1].

Une étymologie populaire relie le nom de Lilith à la racine hébraïque laylâ « nuit ». Cette mauvaise étymologie en fait un démon de la nuit. Lilith est en fait la forme hébraïque de l'akkadien lilītu, féminin de lilû. Il dérive du sumérien líl qui signifie vent. C'est à l'origine un démon mésopotamien lié au vent et à la tempête[2].

Selon Samuel Noah Kramer, Lilith apparaîtrait au IIIe millénaire sous la forme lillake dans le texte sumérien Gilgamesh, Enkidu et le monde souterrain (Épopée de Gilgamesh, tablette XII)[3]. Dans le passage Gilgamesh et l'arbre Huluppu, un démon ki-sikil-líl-lá-ke4 s'installe dans le tronc d'un arbre planté par la déesse Inanna sur le bord de l'Euphrate le jour de la création. Le héros Gilgamesh parvient à l'effrayer et le démon s'enfuit dans le désert. Il est possible que ce soit la première mention de Lilith même si cette identification est contestée[1].

Dans les sources akkadiennes, les démons Lilū, Lilītu et (w)ardat-lilī dominent les vents. Les démons femelles Lilītu et (w)ardat-lilī cherchent à séduire les hommes. Lilītu n'a pas de mari et ne peut avoir d'enfant. Elle cherche à entrer dans la maison d'un homme par la fenêtre. Elle peut s'enfuir à travers les fenêtres ou s'envoler comme un oiseau. À partir de l'époque médio-babylonienne, Lilith est assimilée à Lamashtu. Elle représente un danger pour les femmes qui accouchent et pour les nouveau-nés. Pour se protéger de Lilith, on doit recourir à l'invocation d'autres démons, notamment le roi des lilû, Pazuzu[1].

La figure de Lilith[modifier | modifier le code]

Dans la Bible[modifier | modifier le code]

Le mot « Lilith » est un hapax dans la Bible hébraïque. La seule référence à Lilith figure dans le livre d'Isaïe (34.14). Dans cette prophétie sur la fin du royaume d'Édom, le territoire d'Édom est décrit comme une terre désolée. Il est habité par des bêtes sauvages et par Lilith. La signification de Lilith dans ce passage n'est pas claire. Les premières traductions grecques de la Bible l'ont rendu de différentes manières. La Septante le rend par onocentaure (créature mi-homme mi-âne). Cette lecture peut renvoyer à la figure de Lamashtu qui peut être représentée assise sur un âne. Aquila transcrit simplement Lilith et Symmaque utilise le nom Lamia qui est un démon de la mythologie grecque[2].

Les traductions françaises modernes optent généralement pour le nom propre Lilith (ou encore Lilit avec ou sans article défini, au singulier ou au pluriel). Dans des traductions plus anciennes, le mot hébreu (ou grec) est rendu par des termes se référant à des créatures mythologiques, démoniaques ou monstrueuses, effrayantes ou encore à des animaux nocturnes à cause de la mauvaise étymologie qui fait dériver Lilith de la racine hébraïque signifiant « nuit » (lamia, sirène, monstre de la nuit, créature de la nuit, spectre de la nuit, chat-huant, hibou, chouette[4], etc.). On peut ainsi trouver :

  • Lemaître de Sacy (1614) : « Les démons et les onocentaures s’y rencontreront, et les satyres y jetteront des cris les uns aux autres. C’est là que la sirènes se retire, c’est où elle trouve son repos. »
  • John Nelson Darby : « Les bêtes du désert s’y rencontreront avec les chacals, et le bouc sauvage y criera à son compagnon. Là aussi la Lilith se reposera et trouvera sa tranquille habitation. »
  • Louis Segond (1877) : « Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages, et les boucs s'y appelleront les uns les autres ; Là, le spectre de la nuit aura sa demeure, et trouvera son lieu de repos »
  • André Chouraqui : « Les lynx rencontrent les chacals, le satyre y crie contre son compagnon. Là, se délasse Lilit ; elle s'est trouvée un reposoir ! »

Dans le Psaume 91, alors que l'original hébraïque ne mentionne pas Lilith, certaines traductions substituent le terme « Lilith » à la « terreur de la nuit » : « Tu ne craindras ni Lilith, ni la flèche qui vole de jour »[4].

Dans le Talmud[modifier | modifier le code]

Lilith apparaît quatre fois dans le Talmud. Elle est décrite comme un démon féminin aux cheveux longs et pourvu d'ailes (Talmud de Babylone Eruvin 100a, Nidda 24b). Sa figure de succube est mise en avant. Le tanna du Ier siècle rabbi Hanina ben Dossa met en garde les hommes dormant seuls dans une maison de crainte que Lilith ne s'approche d'eux (Shabbat 151b). Elle est la fille d'Ahriman, l'adversaire d'Ormuzd dans la religion zoroastrienne (Baba Batra 73a). Dans le Talmud, Lilith est une créature qui s'attaque à tous les humains, pas spécifiquement aux enfants[5].

Les bols d'incantations[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles réalisées par l'université de Pennsylvanie dans la ville de Nippur en Babylonie, des dizaines de bols à incantations ont été découverts. Ces bols sont inscrits de textes magiques en araméen visant à assurer la protection des maisons contre des démons. Ils sont datés du VIe siècle environ, c'est-à-dire postérieurs d'une centaine d'années au Talmud de Babylone. Certains de ces textes sont dirigés contre Lilith et les Liliths. La région comptait alors une importante communauté juive mais aussi mandéenne. Ils confirment la crainte, déjà exprimée dans le Talmud, qu'inspire Lilith et sa nature démoniaque. Si elle s'attache à un humain, un guet (acte de divorce) peut être nécessaire pour la faire partir. Le sage du Ier siècle av. J.-C. Yehoshoua ben Perahya est également invoqué pour repousser Lilith[6].

L'alphabet de Ben Sira[modifier | modifier le code]

Sefer Raziel. Dans la vignette de gauche, représentation des anges Sanoï, Sansenoï et Samangelof avec leur nom. Au-dessus figure la phrase « Adam et Ève. Lilith dehors ».

Le récit qui a forgé la vision la plus répandue de Lilith se trouve dans un ouvrage appelé l'Alphabet de Ben Sira. Ce texte est un pseudépigraphe attribué au sage Ben Sira, l'auteur du Siracide ou Ecclésiastique (IIe siècle av. J.-C.). L'Alphabet de Ben Sira est quant à lui une composition médiévale, rédigée en Perse vers le Xe siècle. Lilith y est présentée comme la première femme d'Adam. Comme elle ne s'entend pas avec Adam, elle s'enfuit dans la mer Rouge, dans les eaux qui engloutiront les Égyptiens pendant l'Exode. Dieu envoie après elle trois anges pour la ramener, Sanoï, Sansenoï et Samangelof. Elle refuse de revenir et les anges menacent de la tuer. Elle fait alors le serment de ne pas s'en prendre aux enfants nouveau-nés dès lors qu'elle voit les anges ou leur noms. Le statut de Lilith comme première femme d'Adam vient en explication du double récit de la création dans le livre de la Genèse (Gn 1.27 et Gn 2.22). La création de Lilith correspondrait ainsi au premier récit alors que le second concernerait Ève[7].

Dans la Kabbale[modifier | modifier le code]

À partir du XIIIe siècle, de nouveaux détails tirés de la littérature kabbalistique viennent enrichir le mythe de Lilith. Reprenant le récit biblique de la création, Lilith aurait été façonnée avec de la terre en même temps qu'Adam, mais avec de la terre impure, ce qui explique son caractère démoniaque (Yalqut Reuveni sur Genèse 2.21). Dans d'autres récits, sa naissance est associée à celle de Samaël. Selon le Zohar, elle émerge spontanément en même temps que Samaël. Les deux sont liés au caractère sévère de la justice divine (la sephira Gevura selon la terminologie kabbalistique). La manifestation de cet attribut de la rigueur présente en effet une analogie avec le mal (Zohar I 148a, Sitre Torah). Dans une autre tradition, Lilith et Samaël sont en fait un seul être androgyne, à l'image de Dieu. Ils sont apparus de dessous le Trône Divin[8].

Pour la punir, Dieu la condamne à voir tous ses enfants mourir à la naissance. Désespérée, elle décide de se suicider. Les anges lui donnent le pouvoir de tuer les enfants des Hommes (jusqu’à la circoncision, au huitième jour pour les garçons, et jusqu’au vingtième jour pour les filles). Elle rencontre ensuite le démon Samaël, l’épouse et s’installe avec lui dans la vallée de Jehanum, où il prend le nom d’Adam-Bélial.

Pour se venger, Lilith devient le serpent qui provoque la Chute d’Ève, et incite Caïn à tuer Abel. Comme ses enfants s’entretuent, Adam refuse d'avoir des relations sexuelles avec Ève, ce qui permet à Lilith d’enfanter des nuées de démons (avec le sperme d’Adam qui tombe à terre) pendant cent trente ans[4].

Plus tard, dans le Livnat ha Sappir, Joseph Angelino identifie Lilith à la reine de Saba, dans son rôle de tentatrice ; toujours selon ce livre, l’une des deux prostituées qui se disputent un enfant devant Salomon serait également Lilith[9].

Dans la démonologie des Midrachim et du Zohar (Le Livre des splendeurs), il y a deux Lilith, la petite et la grande :

  • La « grande » est l’épouse de Samaël ; c’est la femme de la dépravation. Les Geonim expliquent qu’elle contrôle 480 légions, ce qui correspond à la valeur numérique de son nom. Pour avoir, malgré tout, sauvé quelques enfants (dont le fils du roi Nabuchodonosor), elle est autorisée à remonter sur Terre à l’approche du crépuscule.
  • La « petite » est l’épouse d’Asmodée, prince des Enfers où Lilith règne en toute majesté, avec les trois autres reines des démons : Igrat (en), Mahalath (en) et Nahemah et toutes leurs cohortes qui donnent naissance à des enfants par légions.

Yehouda Bar Rabbi relate, dans sa Genèse Rabba : « Le Saint — béni soit-il — avait créé une première femme, mais l’homme, la voyant rebelle, pleine de sang et de sécrétions, s’en était écarté. Aussi le Saint — béni soit-il — s’y est repris et lui en a créé une seconde. » (Genèse Rabba 18:4). Puis : « Caïn, qui se querellait avec Abel pour [la possession de] la première Ève [soit la petite Lilith, sa première mère], le tua… pour être sûr d’en être le seul possesseur. À eux deux, ils engendrèrent la portion diabolique de l’humanité, comme Adam et Ève en engendrèrent la portion bénéfique… » (Genèse Rabba 22:7→30).

Lilith et le féminisme[modifier | modifier le code]

À l'époque contemporaine, la figure de Lilith rebelle à l'autorité d'Adam et sa création simultanée à celle de l'homme ont inspiré les mouvements féministes. Dans les années 1970, certaines militantes du groupe « Choisir la cause des femmes » ont repris Lilith et son image comme porte-flambeau de leur lutte. En effet, contrairement à Ève, que la Bible présente comme ayant été conçue à partir d’une côte d’Adam afin qu’elle lui soit dépendante et donc soumise, Lilith aurait été formée à partir d’argile comme Adam et serait donc son « égale ». Ce qui placerait la femme dans un statut, non plus de subordination, mais de parité-égalité face à l’homme.

Un autre courant féministe, moins radical, se base lui sur l’existence dans les sociétés du paléolithique d’un courant matriarcal d’abord prédominant mais évincé, peu à peu, par le triomphe du patriarcat dans les sociétés néolithiques. Donc lors du passage d’une société de chasseurs-cueilleurs à une société de pré- agriculteurs où l’Homme jusque-là nomadisant reste fixé dans un (proto)-village qu’il maîtrise. Voir à ce sujet l’article de Mary Daly dans Si Dieu était une femme (opus cité)[Où ?] : « … une théologie (tout-puissante) représente un Dieu masculin, tout-puissant… “Si Dieu est mâle, alors le mâle est Dieu”. D’autant plus fort qu’il est camouflé et prétendument pratiqué “au nom de Dieu”, le pouvoir religieux de type patriarcal cache une violence radicale vis-à-vis des femmes : il impose et justifie l’expérience masculine comme norme, ainsi que des stéréotypes sans fondement théologique sérieux sur le masculin et le féminin. Dans l’Église, le pouvoir de décision appartient à des hommes célibataires dont la légitimité est, dans les faits, celle qu’ils s’octroient mutuellement. Cela signifie que non seulement l’ensemble des femmes, mais aussi la plupart des hommes subissent [cette violence]. Cela signifie aussi que l’institution se prive d’une part importante de l’humanité et d’une image de Dieu apportée par les femmes. »

L’image de Lilith[modifier | modifier le code]

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Lilith (1892), par John Collier.
Lady Lilith de Dante Gabriel Rossetti.

Physiquement, d’après la tradition talmudique :

  • Lilith serait rousse, sombre de teint, aux yeux noirs ou brun foncé ;
  • Ève serait châtain (voire blonde) au teint et aux yeux clairs : « Je suis Ève, la claire ».

À ce propos, le tableau de John Collier Lilith (en 1892), représente une Lilith, au teint et cheveux clairs, qui pourrait tout aussi bien s’appeler Ève (épisode du Serpent compris).

Moralement comme psychiquement, Lilith fonctionne alternativement comme image du démon sexuel et comme femme fatale, stérile, là où Ève est davantage vue comme la femme docile à l’homme, aussi idéale que génitrice.

Lilith n’était pas qu’une femme, c’était aussi Celle qui savait, surnom qui lui fut donné par Bélial à cause de sa grande intelligence.

En tant que femme supplantée ou abandonnée, au bénéfice d’une autre femme, Lilith représente les haines familiales, la dissension des couples et l’inimitié des enfants.

Dévorée elle-même par la jalousie, elle tue les nouveau-nés allant jusqu’à les dévorer, s’enivrant de leur sang. Si la garde des mères est trop vigilante, Lilith déterre leurs cadavres, les vidant de leurs entrailles, ne laissant que quelques fétus de paille.

Toujours selon la tradition juive, Lilith, punie par la stérilité, pousse Satan, déguisé en serpent, à pervertir Ève en la possédant charnellement. De cette union, naît le premier être humain ombiliqué (doté d’un nombril contrairement à ses divers parents) : Caïn qui commet le premier meurtre sur Terre, en tuant Abel, son propre frère. Ainsi, Lilith, est quadruplement vengée : à travers l’homme trahi (Adam), à travers la mère bafouée et trompée (Ève), à travers l’enfant perverti devenu assassin (Caïn) et quatrièmement par l’enfant tué (Abel). Bien au-delà de la vengeance, Lilith peut jouir du « mal pour le mal ».

Lilith dans les arts[modifier | modifier le code]

On peut recenser de très nombreuses héroïnes maléfiques qui, au moins dans une de leurs facettes, reprennent une facette de Lilith (sexualité débridée, détournée de la procréation, sexualité illicite, morbidité liée à la sexualité, femme libre, égale de l’homme), et dont le nom est fait sur le modèle du redoublement de deux « L » : Lily, Lila, Lilas, Liliane, etc.

  • Lilith est un ordinateur de la fin des années 1970 (Niklaus Wirth).

Lilith en littérature[modifier | modifier le code]

  • Berbiguier de Terre-Neuve du Thym dans Les Farfadets (chapitres I à X) reprend l’antithèse d’Ève, Lilith, qu’il voue cependant toutes deux au démon :
    • Ch. Ève, la Pécheresse : « Comment fuir cette société, présidée par Belzébuth, Lucifer et Asturet, le plus dangereux des démons, le séducteur de notre mère Ève, auteur du péché originel ? Ah ! pourquoi Dieu n’a-t-il pas pulvérisé cet infernal démon, lorsque, par astuce, il prit la forme d’un serpent, pour insinuer à Ève l’envie de goûter le fruit défendu ? nous n’aurions pas connu les misères humaines, notre âme serait pure comme quand elle est sortie du sein du Créateur. »
    • Lilith, prince des Succubes. La description que Berbiguier donne de la Cour infernale : « Princes et Grands dignitaires. Belzébuth, chef suprême ; Satan, prince détrôné ; Eurynome, prince de la Mort ; Moloch, prince du pays des Larmes ; Pluton, prince du Feu ; Pan, prince des Incubes ; Lilith, prince des Succubes ; Léonard, grand-maître des sabbats ; Baalberith, grand pontife ; Proserpine, archi-diablesse ».
  • Remy de Gourmont (en 1892) donne une autre version du mythe de Lilith : le Créateur, modelant Lilith avec de l’argile, arrondissait sensuellement les hanches et les seins de Lilith et se trouva à court d’argile pour la tête. Il lui creusa alors un trou dans le ventre pour lui faire le cerveau.
  • Anatole France, dans La Fille de Lilith[10], invente une mystérieuse Leïla, fille de Lilith, dont voici la Prière : « Mon Dieu, promettez-moi la mort, afin que je goûte la vie. Mon Dieu, donnez-moi le remords, afin que je trouve le plaisir. Mon Dieu, faites-moi l’égale des filles d’Ève ! »
  • Marcel Schwob, dans Lilith, Cœur double[11], renouvelle le mythe en faisant peindre au héros du livre, la Divinité comme une créature de l’un de ses tableaux : « Alors il aima Lilith, la première femme d’Adam, qui ne fut pas créée de l’homme. Elle ne fut pas faite de terre rouge, comme Ève, mais de matière inhumaine ; elle avait été semblable au serpent, et ce fut elle qui tenta le serpent pour tenter les autres. Il lui parut qu’elle était plus vraiment femme, et la première, de sorte que la fille du Nord qu’il aima finalement dans cette vie, et qu’il épousa, il lui donna le nom de Lilith. Mais c’était un pur caprice d’artiste ; elle était semblable à ces figures préraphaélites qu’il faisait revivre sur ses toiles. Elle avait les yeux de la couleur du ciel, et sa longue chevelure blonde était lumineuse comme celle de Bérénice, qui, depuis qu’elle l’offrit aux dieux, est épandue dans le firmament. Sa voix avait le doux son des choses qui sont près de se briser ; tous ses gestes étaient tendres comme des lissements de plumes ; et si souvent elle avait l’air d’appartenir à un monde différent de celui d’ici-bas qu’il la regardait comme une vision. »
  • Spartakus FreeMann, Lilith au sein du mysticisme juif, 2002
  • En 1981, Primo Levi publie Lilith, recueil de nouvelles où dans l’une d’elles, « Lilith », il relate le mythe de Lilith qu’un soldat juif lui raconte.
  • La princesse Leïleff de Catulle Mendès ; Alina Reyes, Lilith (roman)[12], Réza Barahéni, Lilith (roman)[13] ; Colette de Belloy, Lilith ou L’un possible[14], Pierre Mourlon-Beernaert, Les visages féminins de l’Évangile[15], Philippe Pissier, Lettres à Lilith[16], Salvador Gotta, Lilith[17] ; Bernard Werber, dans le Papillon des étoiles, y fait référence à la fin du volume ; Joumana Haddad parle également de Lilith, la première femme toute-puissante créée de l'argile à l'égal d'Adam, « dont Ève, née de la côte d'Adam, n'est qu'une pâle copie », dans son livre J'ai tué Schéhérazade[18], ainsi que dans Le Retour de Lilith.
  • Lilith est l’héroïne de la BD Le Bleu du Ciel, aux éditions Soleil.
  • Lilith est le personnage principal du livre Revelation of the Dark Mother, de Rachel Dolium, publié par White Wolf en 1998. Elle est représentée comme la première femme d'Adam et la première amoureuse de Lucifer. C'est elle qui aida Caine à développer ses pouvoirs vampiriques.
  • Dans Succubus Blues de Richelle Mead, Lilith est le nom de celle qui a créé Georgina, un succube également appelée « fille de Lilith ».
  • Dans la série de BD Gothic (Rodolphe, Marcelé, Alluard), Lilith essaie en vain de reconquérir Samaël, réincarné sous les traits d'un artiste londonien, John Lodge.
  • Lilith est un personnage dans la Trilogie du Cercle de Nora Roberts. Elle représente la chef des vampires voulant conquérir le monde pour se repaître du sang des humains. Elle aurait été engendrée par le premier vampire reprenant ainsi le mythe de la première démone (voir plus haut).
  • Lilith apparaît aux chapitres 4 et 5 du Caïn de José Saramago.
  • En 2011, Alix Renaud réécrit et réinterprète le mythe de Lilith dans La Femme avant Ève (éditions GID, Québec).
  • Lilith est présente dans le quatrième tome de La Cité des ténèbres de Cassandra Clare.
  • Lilith est présente dans La Couleur de l'âme des anges (Laffont, 2012) de Sophie Audouin-Mamikonian.
  • Lilith est un roman de l'écrivain Français Joël Houssin, ce roman étant paru aux éditions Fleuve Noir au début des années 80.

Dans la chanson[modifier | modifier le code]

  • Cabaret Sainte-Lilith est une chanson de Hubert-Félix Thiéfaine.
  • Lilith est le nom de l'artiste de rock français Master Lilith, sur son album 18+ plusieurs titres sont dédiés à la figure de Lilith : Dans le vent de tes ailes, Dans le miroir, pénétrable…
  • Lilith est une chanson du groupe Plaid sur laquelle chante Björk (album Not for threes).
  • Lilith est le nom d’un album de Jean-Louis Murat.
  • Soliloquy For Lilith est un album du groupe expérimental britannique Nurse With Wound.
  • En anglais, on joue sur la proximité phonétique entre le lys (lilium, et surtout leur pluriel, lilies) et Lilith, et l’opposition entre la Vierge Marie dont le lys est l’emblème et Lilith : on peut signaler la chanson du groupe Genesis Lilywhite Lilith.
  • Lilith est également le nom d’un groupe de musique du Québec, Canada.
  • Son Of Lilith est le titre d’une chanson de Coroner sur leur album Mental Vortex (1991).
  • Lilith Infinite est le nom d’un collectif de musique électronique fondé en 2005 par les Français Michel Brossault et Philippe Pissier (traducteur d’Aleister Crowley, Austin Osman Spare, Phil Hine, etc.). L’intitulé renvoie à la poétesse et courtisane polonaise Diana Orlow, alias Lilith von Sirius (1971-1997).
  • Lilith Calling est un titre phare du groupe d’industriel-gothic anglais Sleeping Dogs Wake, sur l’abum Understanding (publié en 1989 sur le label One Little Indian Records).
  • Might Of Lilith est le nom d’un groupe de black metal mélodique allemand (de Stuttgard).
  • Lilith est évoquée dans la chanson The Perennial Sophia, de Therion (album Gothic Kaballah). Assimilée à la Sybille et à Sophia, personnification de la sagesse, elle semble jouer un rôle d’initiatrice pour ceux qui cherchent à percer les mystères des runes
  • Dark Mother Divine un titre de l'album Reinkaos du groupe de black metal Dissection, faisant référence à Lilith.
  • Sweet Lilith of my Dreams est le titre d’une chanson du groupe death metal mélodique Eternal Tears of Sorrow sur leur album Before the Bleeding Sun.
  • Lilith Mater Inferorum est une chanson du groupe de vampiric metal Theatres des Vampires
  • Lilith's child est une chanson du groupe de vampiric metal Theatres des Vampires
  • Heart of Lilith est le titre d’une chanson du groupe Inkubus Sukkubus
  • Lilith Fair est un festival de musique féminin créé par Sarah McLachlan en 1996.
  • Lilith constitue une face B de l’artiste Björk.
  • Darkly, Darkly Venus Aversa est un album-concept du groupe Cradle Of Filth ayant pour concept Lilith elle-même. Dont la chanson Lilith Immaculate.
  • Dans sa chanson Pas Cool, la rappeuse Bams chante « Lilith s'est barrée du paradis, elle trouvait Adam trop con ».
  • Dans l'album Damnation And A Day de Cradle Of Filth, la chanson Serpent tongue parle de Lilith.
  • Liza Pastor interprétera sur scène le rôle de Lilith dans la nouvelle comédie musicale de Pascal Obispo Adam et Ève : La Seconde Chance.
  • Le groupe métal québécois JUSTICE FOR LILITH fait référence à la version dans la kabbale.
  • Dans l'album Evolve de Chelsea Grin, la musique numéro 2 s'appelle Lilith. De plus la pochette de l'album représente Lilith.
  • Evening On The Ground (Lilith's Song) est une chanson du groupe Iron & Wine.
  • Lilywhite Lilith, chanson du groupe GENESIS dans son album The Lamb Lies Down On Broadway en 1974 ; Disque 2 Face C Titre 1.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

  • Supernatural : Lilith apparaît dans la saison 4 sous la forme d'une petite fille innocente. Elle est le démon qui ouvrira les 66 sceaux permettant à Lucifer de sortir de sa cage.
  • En juin 2012, dans l'épisode 2 de la saison 5 de la série True Blood, on parle de la première bible où Lilith serait la maîtresse de tous les « vampires » sur terre bien avant Adam et Ève. Lilith apparaît également sous forme physique dans l'épisode 2 de la saison 6.
  • Neon Genesis Evangelion : Lilith est une entité récurrente, souvent nommée pendant toute la série et les films qui en découlent

Art contemporain[modifier | modifier le code]

Dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Lilith apparaît comme second boss de la Nécropole dans Allods Online
  • Lilith Aensland, personnage jouable de la série Darkstalkers
  • Démon secondaire dans le jeu vidéo Diablo II[23].
  • Monstre fantomatique dans le jeu vidéo World of Warcraft.
  • Sorcière maléfique dans Final Fantasy XI Wing of the Goddess.
  • Boss de fin de niveau dans Requiem: Avenging Angels
  • Ennemis récurrent dans la série Castlevania.
  • Personnage jouable dans Borderlands
  • Personnage rebelle dans les Sims 2
  • Eidolon du MMORPG: Aura Kingdom.
  • Démon récurrent dans la série Megami Tensei
  • Personnage de Kingdom Under Fire Heroes
  • Balverine (sorte de loup-garou) attirant le joueur dans une embuscade en prenant l'apparence d'une femme en détresse dans le jeu Fable II (Xbox 360)
  • Démone et une des mères des humains dans Diablo III
  • Personnage le plus démoniaque dans le MMORPG Last Chaos
  • Ennemis récurrent dans la série Tower of Druaga.
  • Raid boss dans Lineage II
  • Lilith est la mère des Néphilim dans la série Darksiders
  • Démon ailée dans War of the Immortel
  • Elle apparaît dans le jeu vidéo The Secret World
  • Lilith est une des boss de DmC: Devil May Cry, « femme » de Mundus, et porteuse de sa progéniture.
  • Le Lilith est un destroyer Shivien dans le premier volet de la série des jeux Descent: FreeSpace
  • Lilith est un monstre commun dans Final Fantasy Tactics Advance[24] et Final Fantasy Tactics Advance 2[25].
  • Lilith est le personnage jouable de The Binding of Isaac : Rebirth dans le DLC Afterbirth[26]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Film pornographique Lilith réalisé par Ovidie en janvier 2001[27]
  • Maison d’éditions (Lilith Dimanche) du chanteur Hubert-Félix Thiéfaine.
  • L’anime Neon Genesis Evangelion intègre Lilith comme un élément clef de sa mythologie.
  • Studio japonais de hentai.
  • Lumière noire (Darklight), téléfilm de 2004 avec Shiri Appleby et Richard Burgi.
  • Fée démoniaque prisonnière d'un miroir dans le mangas Rosario + Vampire.
  • Dans la saison 2 de la série américaine True Blood, ce serait l'un des nombreux noms de Maryann, une ménade qui est le principal antagoniste de cette saison, tentant non moins de ramener Dionysos, reconnu comme étant Satan, sur Terre, en profitant pour tuer des gens en leur arrachant le cœur.
  • Dans la saison 5 de la série américaine True Blood, Lilith est le premier vampire, créé par Dieu lui-même.
  • Un démon femelle décrit dans le supplément Fiendish Codex I: Hordes of the abyss, du jeu de rôle Donjons et Dragons.
  • Dans un arc du manga Bastard!!, Yoko, le personnage féminin principal, prend le nom de Lilith lorsqu'elle se retrouve auprès de Belzébuth.
  • En janvier 2012, Liza Pastore interprète le rôle de Lilith dans la comédie musicale de Pascal Obispo Adam et Ève, la seconde chance.
  • Elle est vénérée comme déesse dans la série True Blood.
  • Dans la série Once Upon a Time, saison 4, Emma Swan adolescente rencontre une orpheline qui se prénomme Lilith. Elle est la fille de Maléfique (voir Belle au bois dormant).
  • Déesse démoniaque possédant Idamaria dans le manga Défense Devil.
  • Dans le jeu de rôle Vampire : La Mascarade, elle est celle qui apprit à Caïn (frère et assassin d'Abel, et premier vampire dans le jeu) les différents pouvoirs vampiriques.

Lilith en psychanalyse[modifier | modifier le code]

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Les thèmes propres[modifier | modifier le code]

Ce mythe qui véhicule, la majorité des archaïsmes et archétypes inhérents à la psychanalyse est trop riche (et trop fluctuant) pour être entièrement exploré. En voici donc une approche de quelques-uns des principaux thèmes :

Paradoxalement et bien qu’inhérent à la culture juive, ce thème très riche n’a pour ainsi dire pas été exploré par la psychanalyse freudienne Freud, etc. qui ont préféré « sillonner » les grands thèmes de la mythologie grecque où le plus proche (mais tout de même assez éloigné) serait celui de Jocaste. Dans sa Réponse à Job, Jung lui consacre toutefois des pages importantes, remontant à la source de l'idée de « salut » chrétien[28]. Il dit à ce sujet : « Pendant plusieurs années j'hésitais à publier ma Réponse à Job car je me rendais compte d'avance des conséquences de cette démarche et de la tempête qu'elle déclencherait. Mais j'étais possédé par l'urgence et par la lourde signification du problème et je ne pouvais m'en détacher… »

La rivalité entre femmes[modifier | modifier le code]

  • Prélude la rivalité du miroir.
  • Avec la naissance d’Ève, Lilith, jusque-là femme unique, se découvre une rivale triomphante, adulte comme elle (puisqu’apparemment, toutes deux ont été créées adultes). Par une jalousie quasi morbide, Lilith causera la perversion/perte de cette rivale par l’intermédiaire du Serpent (le démon, la Gnose/la Connaissance) comme, déjà, elle-même l’avait été par ce dernier.
    • Finalement, à travers cet épisode, les deux femmes, assez dissemblables au départ, finissent par se ressembler en miroir (ce que confirme le passage de l’antique terre cuite au tableau de Collier).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Anchor Bible Dictionary
  2. a et b Dictionary of Deities and Demons in the Bible
  3. Traduit par Samuel Noah Kramer ; voir Oriental Studies [1963] et L'histoire commence à Sumer, p. 280 et suivantes
  4. a, b et c Marc-Alain Descamps, « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire & Inconscient, no 7,‎ (lire en ligne)
  5. Israël Lévi, « Lilit et Lilin », Revue des études juives,‎
  6. Patai 1964
  7. Bitton 1990
  8. Patai 1964, p. 300
  9. La Bible ne nomme aucune des deux protagonistes
  10. Anatole France, La Fille de Lilith, Éd. Calmann- Lévy, Paris, 1924. p. 65-87, disponible en ligne.
  11. op. cit. p. 87-94.[réf. insuffisante]
  12. Alina Reyes, Lilith, Robert Laffont 1999, (ISBN 2-221-08708-9)
  13. Réza Barahéni, Lilith, Fayard 2007, (ISBN 978-2-213-63040-3)
  14. Colette de Belloy, Lilith ou L'un possible, Altess 1999, (ISBN 2-905219-41-6)
  15. Pierre Mourlon-Beernaert, Les visages féminins de l’Évangile, éd. Lumen Vitae, 1992.
  16. « Lettres à Lilith », de Philippe Pissier, Paris, Éditions Blockhaus, 1998.
  17. Salvador Gotta, Lilith, Paris, éditions du Bateau ivre, 1947. Traduit de l’italien, collection Climats.
  18. Le Canard enchaîné, mercredi 1er décembre 2010, page 6
  19. (en) Succubus: Hell Bent sur l’Internet Movie Database
  20. Eve Angeli
  21. Musée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Lilith
  22. Judy Chicago, The Dinner Party : From Creation to Preservation, Londres, Merrel 2007. ISBN 1-85894-370-1.
  23. Uniquement disponible sur Battle.net, dans le cadre de l’accès aux zones dites « Über ».
  24. (en) « Lilith (Tactics Advance) », sur http://finalfantasy.wikia.com,‎ (consulté le 19 juillet 2014)
  25. (en) « Lamia (Tactics A2) », sur http://finalfantasy.wikia.com,‎ (consulté le 19 juillet 2014)
  26. «  », sur bindingofisaac.com (consulté le 7 avril 2015)
  27. http://www.pornomanifesto.com/filmographie/023.htm
  28. Réponse à Job- C.G Jung - 1996- éd. Buchet/Chastel

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres
  • Avant les Dieux, la Mère universelle, Françoise Gange, éd. Alphée, 2008.
  • Pascale Auraix-Jonchière, Lilith, avatars et métamorphoses d’un mythe entre romantisme et décadence, Presses universitaires Blaise Pascal, Paris, 2002. Collection Cahiers romantiques, (ISBN 2-84516-210-3).
  • Jacques Bril, Lilith ou la mère obscure, Le Bouscat : L’Esprit du Temps, 1998.
  • Michel Camus, Hymne à Lilith, Paris, Lettres vives, 2000.
  • J. de Gravelaine, Le Retour de Lilith, Paris, L’Espace bleu, 1985.
  • Le Mal au féminin, Réflexions théologiques à partir du féminisme, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Lilith, la Lune noire, dossier agencé par Daniel Giraud, Montpeyroux, Les Gouttelettes de Rosée, 2000, (ISBN 2-913736-06-8).
  • Michèle Bitton, Mythe juif de Lilith : de la féminité démoniaque au féminisme, S.l. s.n., 1988.
  • Michèle Bitton, Lilith, la femme du diable, Larousse, coll. Dieux Mythes Et Héros, 2010 (ISBN 2035847982).
Articles
  • « Théologie de la libération au féminin et théologie féministe de la libération », Alternatives Sud, vol. VII, 2000, 1, p. 225-241, Paris, L’Harmattan.
  • Qu’est-ce qui est sacré ? Revue Internationale de Catéchèse et de Pastorale, Lumen Vitae, no 4, décembre 1999.
  • Marc-Alain Descamps, « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire & Inconscient, volume 3 (2002), no 7, p. 77-86.
  • Ruth Fox, « Où sont les femmes-clés de l’Écriture dans le Lectionnaire d’aujourd’hui ? » dans National Catholic Reporter – États-Unis, mai 94.
  • Paulinas. I. Gebara, « Les causes profondes des idées ‘préconçues’ concernant les femmes », in « As incômodas flihas de Eva na Igreja da América Latina », p. 27-35, Paulinas 1990, trad. N. Roose.
  • J. de Palacio, « La figure de Lilith dans le roman d'entre-deux-guerres », Roman 20-50, 1991, no 12, p. 7-86, p. 87-98, ISSN 0295-5024.
  • Vanessa Rousseau, « Lilith : une androgynie oubliée », Archives de sciences sociales des religions, 2003, vol. 123, p. 61-75 ISSN 0335-5985 [Lire en ligne (Revues.org)].
  • Sanchez Nelly, "Lilith, la première femme désespérée", Nouvelle Imprimerie Gourmontienne, no 3, Automne 2014, p. 67-79.
  • E.W. Vogelsang, « The confrontation between Lilith and Adam: the fifth round », Journal of analytical psychology, 1985, vol. 30, no 2, p. 149-163, ISSN 0021-8774.
  • (en) Lowell K. Handy, « Lilith », dans David Noel Freedman (dir.), Anchor Bible Dictionary, vol. 4, Doubleday,
  • (en) Manfred Hutter, « Lilith », dans K. van der Toorn, B. Becking et P. W. van der Horst (dir.), Dictionary of Deities and Demons in the Bible, Leyde, Boston et Cologne, Brill, (ISBN 978-90-04-11119-6), p. 520-521
  • Michèle Bitton, « Lilith ou la Première Ève : un mythe juif tardif », Archives de sciences sociales des religions, no 71,‎
  • (en) Raphael Patai, « Lilith », The Journal of American Folklore, American Folklore Society, vol. 77, no 306,‎ (JSTOR 537379)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]