Ligne de Voves à Toury

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ligne de
Voves à Toury
Image illustrative de l’article Ligne de Voves à Toury
Ancienne gare de Fresnay-l'Évêque.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Voves, Toury
Historique
Mise en service 1896
Fermeture 1978
Concessionnaires Cie d'Orléans à Rouen (1870 – 1879)
État (Non concédée) (1879 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 557 000
Longueur 29,8 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 10 
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret de Janville à Toury
Carte détaillé

La ligne de Voves à Toury est une ligne de chemin de fer française à écartement standard et à voie unique non électrifiée. Elle relie Voves à Toury. En grande partie déclassée, il subsiste un trafic fret entre Janville et Toury.

Elle constitue la ligne 557 000[1] du réseau ferré national.

À Voves, elle est en contact avec la ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille, mise en service le .

À Toury, elle est en contact avec la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, menant vers Paris au nord, et Orléans au sud, et avait une correspondance avec le Tramway de Pithiviers à Toury.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette ligne a été concédée à titre éventuel et comme ligne d'intérêt local le [2] à la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen.

La ligne est concédé par une convention signée le entre le conseil général d'Eure-et-Loir et la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen. Elle est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt local, par un arrêté du président du conseil le [3],[4] rendant ainsi la concession définitive.

La ligne est incorporée dans le réseau d'intérêt général par une loi du [5],[6]. Elle est intégrée au réseau de l'Administration des chemins de fer de l'État.

La construction a été réalisée par cette dernière compagnie qui l'a mise en service le [7].

À l'origine basée sur le transport de céréales vers Chartres pour poursuivre vers Rouen, le service voyageurs est apparu sous forme de trains réservés. Ils ont petit à petit été remplacés par des trains mixtes. La fréquence quotidienne est alors de trois voyages dans chaque sens.

La ligne a été fermée au service voyageurs le . Elle est entièrement déferrée de Prasville à Traincrainville.

Dates de déclassement[modifier | modifier le code]

  • Section de Fresnay-l'Évêque à Trancrainville (PK 18,200 à 20,200) : ?
  • Section de Trancrainville à Janville (PK 20,200 à 23,625) : (fermée au trafic le )[8].
  • Section à Janville (PK 23,625 à 24,470) : (fermée au trafic en 1986)[9].
  • Section de Voves à Fresnay-l'Évêque (PK 0,500 à 18,200) : (fermée au trafic le )[10].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

C'est une ligne principalement à voie unique, les déclivités atteignent 10 ‰.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-34-1), volume 1, page 195.
  2. Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général, année 1873, page 170.
  3. « N° 467 - Arrêté qui déclare d'utilité publique l'établissement de divers chemins de fer d'intérêt local dans le département d'Eure-et-Loir : 31 juillet 1871 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 3, no 59,‎ , p. 67 - 73 (lire en ligne).
  4. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1871, page 156.
  5. « N° 8248 - Loi qui incorpore dans le réseau d'intérêt général divers chemins de fer d'intérêt local : 31 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 19, no 461,‎ , p. 104 - 105 (lire en ligne).
  6. Bulletin des lois de la République française, année 1879/07, page 104.
  7. Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général, année 1896, page 327.
  8. Journal Officiel de la République Française du 7 décembre 1986, page 14 718.
  9. Journal Officiel de la République Française du 18 février 1992, page 2 537.
  10. Journal Officiel de la République Française du 14 juillet 1994, page 10 204.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :