Ligne de Saint-Georges-Motel à Grand-Quevilly

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Ligne de
Saint-Georges-Motel à Grand-Quevilly
PN 52 et gare d'Acquigny en 1986
PN 52 et gare d'Acquigny en 1986
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Bueil
Historique
Mise en service 1872 – 1883
Concessionnaires Orléans à Châlons (1871 – 1891)
Orléans à Rouen (1872 – 1878)
État (Non concédée) (1878 – 1883)
Ouest (1883 – 1908)
État (Non concédée) (1909 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 370 000
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 15 ‰
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF et divers nouveaux entrants
Trafic fret

La ligne de Saint-Georges-Motel à Grand-Quevilly est une ligne du réseau ferré national français qui traverse les départements de la Seine-Maritime et de l'Eure. Seule la section entre le Grand-Quevilly et Saint-Pierre-lès-Elbeuf est ouverte au trafic des marchandises. La section entre Louviers et Acquigny appartient toujours à Réseau ferré de France, mais n'est pas exploitée[1].

Elle constitue la ligne 370 000 du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tronçon de Saint-Georges-Motel à Aquigny, partie d'un itinéraire de Dreux à Aquigny, est concédé par une convention signée le 23 août 1867 entre le conseil général de l'Eure et Monsieur Desroches. Cette convention est approuvée par un décret impérial du 1er mai 1869, qui déclare la ligne d'utilité publique à titre d'intérêt local[2].

La ligne est reprise par la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Châlons par une convention signée le 24 mai 1870. Cette convention est approuvée par un arrêté le 24 juillet 1871[3]. Cet arrêté prend en compte le prolongement de la ligne jusqu'à la limite du département de la Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).

Le tronçon de Grand-Quevilly à Montaure, partie d'un itinéraire d'Orléans à Rouen, est concédé par une convention signée le 28 février 1872 entre le conseil général de la Seine-Inférieure et la Compagnie d'Orléans à Rouen. Cette convention est approuvée par un décret 5 avril 1873, qui déclare la ligne d'utilité publique à titre d'intérêt local[4].

La ligne de « la limite du département de l'Eure à Rouen », dont la section de Montaure à Grand-Quevilly constitue une section, est incorporée dans le réseau d'intérêt général par une loi le 18 mai 1878. Cette même loi approuve la convention signée le 12 juin 1877 entre le syndic de faillite de la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen et l'État pour le rachat de la ligne par ce dernier[5].

Un embranchement, qui ne sera finalement pas construit, de Neubourg (sur la ligne d'Évreux-Embranchement à Quetteville) à Caudebec-lès-Elbeufs est concédé à titre définitif par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 17 juillet 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[6]. Par cette même convention l'État cède à la compagnie la ligne « de la limite du département de l'Eure (vers Elbeuf) à Rouen » et le « raccordement, près Elbeuf, des lignes d'Elbeuf à Rouen, et de Serquigny à Rouen » (raccordement de La Londe).

À la suite de la faillite de la Compagnie du chemin de fer d’Orléans à Châlons-sur-Marne, une convention est signée entre le ministre des Travaux publics et le syndic de faillite le 2 octobre 1891. Cette convention prévoit le rachat de l'ensemble des lignes de la compagnie par l'État. Cette convention est approuvée par une loi qui intègre la ligne de Saint-Georges à Elbeuf dans le réseau d'intérêt général et la concède à la compagnie des chemins de fer de l'Ouest le 3 août 1892[7].

La ligne actuelle est l'assemblage de lignes ouvertes en différentes étapes dans les années 1870–1880[réf. nécessaire]  :

  • entre Louviers et Acquigny, le 10 mai 1872 ;
  • entre Saint-Georges-Motel et Acquigny, le 1er mai 1873 ;
  • entre Louviers et Caudebec-lès-Elbeuf, le 15 août 1875 ;
  • entre Caudebec-lès-Elbeuf et Elbeuf-Ville, le 14 janvier 1876 ;
  • entre Rouen-Orléans et Elbeuf-Ville le 8 janvier 1883.

Le service voyageurs a été supprimé en plusieurs étapes :

  • entre Louviers et Elbeuf-Ville, le 1er mars 1940 ;
  • entre Bueil et Louviers, le 1er juillet 1950 ;
  • entre Dreux et Bueil, le 27 septembre 1969.

Dates de déclassement[modifier | modifier le code]

  • De Louviers à La Haye-Malherbe (PK 70,910 à 80,600) : 12 novembre 1954[8].
  • La Haye-Malherbe à Saint-Pierre-lès-Elbeuf (PK 80,800 à 87,270) : 14 janvier 1972[9].
  • Ézy - Anet à Bueil (PK 20,600 à 28,200) : 24 février 1975[10].
  • La Croix-Saint-Leufroy à Heudreville (PK 56,900 à 61,550) : 24 février 1975[10].
  • Croth - Sorel à Ézy - Anet (PK 16,900 à 20,600) : 24 février 1975[10].
  • Heudreville à Acquigny (PK 61,550 à 64,294) : 18 février 1976[11].
  • Section à Garennes-sur-Eure (PK 28,200 à 29,050) : 23 juin 1982[12].
  • Bueil à La Croix-Saint-Leufroy (PK 30,350 à 56,900) : 20 mars 1995 [13].
  • Section à Bueil (PK 29,050 à 30,550) : 20 mars 1995[13] (Section intégrée à la ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg).

Projet[modifier | modifier le code]

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Des études sont actuellement réalisées dans le cadre du Contrat de projets État-région (CPER) pour examiner les conditions de réouverture d’une desserte entre Rouen et la gare d'Évreux-Normandie en réutilisant la section entre Louviers et Acquigny[14] .

De même, des études sont en cours pour la création d'un tram-train[15] reliant Elbeuf à Barentin, la version Ouest de ce projet utiliserait la section de Saint-Pierre-lès-Elbeuf à Grand-Quevilly de cette ligne et également la ligne de Rouen-Gauche à Petit-Couronne. La version Est du projet éviterait cette section et passerait par des lignes plus exploitées actuellement (la ligne de Serquigny à Oissel et la ligne de Paris au Havre). L'avantage de la version Ouest de ce projet, qui concerne la ligne étudiée ici, est qu'il rétablit une desserte voyageur sur une section utilisée actuellement uniquement pour le FRET, et qu'il offrirait à une partie de l'Agglomération de Rouen un service de TER à des communes qui en sont aujourd'hui dépourvues (La Bouille - Moulineaux, Petit-Couronne et Grand-Couronne notamment).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le point kilométrique (PK) 97 de la ligne, à la sortie du tunnel de la Maredote.
La gare de Moulineaux sous la neige.

Tracé et profil[modifier | modifier le code]

Plusieurs ouvrages remarquables jalonnent cette courte ligne, les tunnels en particulier. Le tunnel de la Maredote est l'un d'eux. Long de 503 mètres il permet de franchir le coteau de la Seine au sommet duquel le château de Robert le Diable est visible. Ce tunnel passe en dessous de l'autoroute A13 qui parcourt le sommet de la colline à cet endroit.

Entrée Ouest du tunnel de la Maredote

Bien qu'une seule voie le parcoure, ce tunnel peut recevoir deux voies. À la sortie de ce tunnel se trouvent une bifurcation et deux viaducs, le viaduc de la Londe et le viaduc des Longs Vallons, l'un poursuit la ligne et le second permettait de rejoindre la ligne de Serquigny à Oissel.

Équipement[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte du réseau sur le site de RFF
  2. « N° 17124 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement des chemins de fer d'intérêt local, d'Évreux à Elbeuf et de Dreux à Acquigny avec son embranchement de Pacy-sur-Eure à Vernon : 1er mai 1869 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 34, no 1738,‎ , p. 157 - 195.
  3. « N° 466 - Arrêté qui homologue les traités passés entre diverses compagnies de chemins de fer d'intérêt local et la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Châlons-sur-Marne : 24 juillet 1871 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 3, no 59,‎ , p. 65 - 66 (lire en ligne).
  4. « N° 2489 - Décret qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer d'intérêt local de la limite du département de l'Eure, vers Montaure, au quai rive gauche de la Seine, à Rouen-Saint-Sever, par Grand-Couronne : 5 avril 1873 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 7, no 165,‎ , p. 735 - 752 (lire en ligne).
  5. « N° 7065 - Loi qui, 1° incorpore divers chemins de fer d'intérêt local dans le réseau d'intérêt général ; 2° approuve des conventions passées entre le Ministre des Travaux Publics et diverses Compagnies de Chemin de fer : 31 mars 1877 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 16, no 395,‎ , p. 801 - 823 (lire en ligne).
  6. « N° 14218 - Loi qui approuve la convention passée, le 17 juillet 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 359 - 367 (lire en ligne).
  7. « N° 25561 - Loi qui incorpore dans le réseau d'intérêt général le réseau d'intérêt local du département de l'Eure : 3 août 1892 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 45, no 1505,‎ , p. 615 - 618 (lire en ligne).
  8. Journal Officiel de la République Française du 13 novembre 1954, page 10 676.
  9. Journal Officiel de la République Française du 2 février 1972, page 1 278.
  10. a, b et c Journal Officiel de la République Française du 8 mars 1975, page 2 619.
  11. Journal Officiel de la République Française du 11 mars 1976, page 1 358.
  12. Journal Officiel de la République Française du 28 juin 1982, page 6 037.
  13. a et b Journal Officiel de la République Française du 25 mars 1995, page 4 817.
  14. Projets en région Haute et Basse Normandie - Réseau ferré de France
  15. Ensemble des projets autour de la nouvelle gare de Rouen

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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