Ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne

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Ligne de
Sablé à Montoir-de-Bretagne
Image illustrative de l’article Ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne
La voie et passage à niveau à Sablé-sur-Sarthe.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Sablé-sur-Sarthe,Château-Gontier, Segré, Châteaubriant, Montoir-de-Bretagne
Historique
Mise en service 1877 – 1885
Fermeture 1952 – 1969
Concessionnaires Ouest (1868 – 1908)
État (Non concédée) (1909 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 460 000
Longueur 188 km
Vitesse maximale
commerciale
40 km/h
Écartement standard (1,435 m)
Pente maximale 12 
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement à double voie)
Signalisation VUTR
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Schéma de la ligne

La ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne est une ligne ferroviaire française, aujourd'hui fermée et déferrée entre Château-Gontier et Montoir-de-Bretagne. Il s'agissait d'un axe régional permettant de relier la région du Mans à la côte Atlantique, sans passer par Nantes. La ligne n'est plus exploitée qu'entre Sablé-sur-Sarthe et Château-Gontier pour le trafic de marchandises, revitalisé depuis 2013 grâce à l'inauguration d'une plateforme de transport combiné dans cette dernière ville.

Elle porte le no 460 000[1] sur le réseau national français.

Historique[modifier | modifier le code]

La compagnie des chemins de fer de l'Ouest obtient la concession de la ligne d'intérêt général de Sablé-sur-Sarthe à Châteaubriant par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la compagnie[1]. Cette convention est approuvée par un décret impérial à la même date[2]. La compagnie commence les travaux et ouvre la ligne par tronçons. De Sablé à Château-Gontier le [1], de Château-Gontier à Segré le [1] et de Segré à Châteaubriant le [1]. Cette dernière ouverture permet la création d'une relation de 96 km de voie unique à écartement normal entre Sablé-sur-Sarthe et Châteaubriant.

La section de Châteaubriant à Saint-Vincent-des-Landes, partie d'un itinéraire « de Châteaubriant à Redon » est concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvée à la même date par une loi qui déclare la ligne d'utilité publique[3]. La section de Châteaubriant à Saint-Vincent-des-Landes est achevée en [1].

La section Saint-Vincent-des-Landes à Montoir-de-Bretagne, partie d'un itinéraire de Châteaubriant à Saint-Nazaire, est déclarée d'utilité publique par une loi le [4]. Elle est concédée à titre définitif par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant[5]. Le tronçon entre Saint-Vincent-des-Landes et Montoir-de-Bretagne est opérationnel le [1]. L'ensemble de la ligne de Châteaubriant à Montoir-de-Bretagne est mise en service le .

La ligne a voie unique sur une infrastructure prévue[6] pour deux voies, permet la création de relations concurrentielles en offrant un trajet plus court[1], que l'existant, entre Paris et Nantes soit 397 km au lieu des 431 km qu'il faut parcourir sur la ligne de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Cette situation favorable rend rapidement possible la pose d'une deuxième voie, qui est opérationnelle sur l'ensemble de la ligne le [1].

Au début des années 1950 la tendance s'inverse, la deuxième voie est progressivement supprimée, un schéma[1] de 1958 la représente de nouveau à voie unique dans sa totalité. Le couperet de la fermeture du trafic voyageurs tombe le [1] pour Châteaubriant - Montoir-de-Bretagne et le [1] pour l'ensemble de la ligne avec la fermeture de Sablé à Châteaubriant.

La ligne est officiellement fermée le entre Bouvron et Besné-Pont-Château. Cette section est retranchée du réseau ferroviaire et déclassé (PK 407,751 à 429,257) par un décret du en raison de la dépose d'un pont-rail pour électrification[7].

Le trafic marchandise est partiellement fermé le entre Château-Gontier et Segré.

La ligne a été partiellement déclassée de Segré à Châteaubriant (PK 314,000 à 352,060) et de Châteaubriant à Saint-Vincent-des-Landes (PK 359,200 à 364,442) par décret le [8]. Ce déclassement a été annulé par décision du Conseil d'État le [9]. Une grande partie de la ligne entre Château-Gontier et Segré est déferrée durant le début de l'année 2010[10].

Avant 2013, il n'existe qu'un trafic marchandise épisodique[6] entre Château-Gontier et Sablé. Sous l'impulsion d'industriels locaux, dont les souhaits ont été relayés par les élus, une plateforme de transport combiné a été mise en service en en gare de Château-Gontier et inaugurée le [11]. Cette plateforme permet de faire circuler quotidiennement un train de marchandise sur la partie de ligne encore exploitée entre Sablé et Château-Gontier[11]. Ces trains sont conduits par l'entreprise ferroviaire Colas. Le trafic est constitué principalement de produits laitiers[11]. Ces trains sont à destination de Vénisseux et Miramas[12]. Cependant, depuis 2016, le trafic, qui était organisé par Combiwest[13] a cessé, Combiwest ayant déposé le bilan[14].

Malgré cela, des travaux de rénovation ont été achevés en 2017 sur la portion encore en exploitation, pour un montant de 1,8 million d'euros (changement de traverses, rails, réfections de passages à niveau et de géométrie de la voie), pris en charge par les collectivités territoriales, l'État et SNCF Réseau[15]. À cette occasion, la ligne est passée d'une VUSS exploitée en navette[16] à une VUTR et sa vitesse limite est passée de 50 à 40 km/h[réf. nécessaire].

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne débute à la gare de Sablé en se séparant de la ligne du Mans à Angers-Maître-École et se termine 188 kilomètres plus loin à la gare de Montoir-de-Bretagne en rejoignant la ligne de Tours à Saint-Nazaire.

Trafic[modifier | modifier le code]

Depuis l'arrêt des activités de la plateforme multimodale de Château-Gontier en 2016[13], la ligne n'est plus desservie que par le trafic de l'embranchement particulier à Longuefuye qui apporte un trafic d'eaux usées industrielles pour l'entreprise « Séché Environnement »[17],[18], assuré par Combiwest, puis après sa liquidation, par Colas Rail puis Fret SNCF, au rythme d'un train par semaine, ainsi que l'entreprise Maisonneuve à Château-Gontier[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k et l « Il était une fois... une voie (historique de Château-Gontier...) », 1re partie, article de la FNAULT Pays de la Loire du 2 février 2010, consulté le 14 décembre 2010.
  2. « N° 16168 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 4 juillet 1868, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest : 4 juillet 1868 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 32, no 1610,‎ , p. 80 - 84.
  3. « N° 4907 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement de plusieurs chemins de fer et approuve la convention passée avec la Compagnie de l'Ouest pour la concession desdits chemins de fer : 31 décembre 1875 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 11, no 286,‎ , p. 1310 - 1315 (lire en ligne).
  4. « N° 8169 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Saint-Nazaire à Châteaubriant : 18 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 19, no 456,‎ , p. 12 - 13 (lire en ligne).
  5. « N° 14218 - Loi qui approuve la convention passée, le 17 juillet 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 28, no 834,‎ , p. 359 - 367 (lire en ligne).
  6. a et b « Il était une fois… une voie (aspects techniques de Château-Gontier...), 2e partie », article de la FNAULT Pays de la Loire du 4 février 2010, consulté le 15 décembre 2010.
  7. « Décret du 20 septembre 1991 portant retranchement et déclassement de sections de lignes dépendant du réseau ferré national géré par la Société nationale des chemins de fer français et rectification du décret du 22 février 1991 portant retranchement et déclassement de sections de lignes dépendant du réseau ferré national géré par la Société nationale des chemins de fer français : NOR: EQUT9101176D », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 224,‎ , p. 12514 - 12515 (lire en ligne).
  8. Décrets du 12 février 2001 portant retranchement du réseau ferré national de sections de lignes de chemin de fer.
  9. Conseil d'État, no 232574, 3 décembre 2003
  10. « Château-Gontier / Segré en péril », communiqué de presse de la FNAULT du 29 janvier 2010, consulté le 15 décembre 2010.
  11. a b et c « Château-Gontier inaugure sa plateforme de transport combiné », article sur le site officiel de Réseau ferré de France du 31 octobre 2013, consulté le 23 novembre 2013.
  12. Page des actualités du groupe Breger, consultée le 23 novembre 2013.
  13. a b et c « Transport. Quel avenir pour la gare de fret de Château-Gontier ? », Ouest-France, 26 juin 2019 (consulté le 27 mars 2020).
  14. « Plateforme FRET », sur le site du pays de Château-Gontier (consulté le 27 mars 2020).
  15. « Sablé - Château Gontier : un espoir de revitalisation », transportrail, 20 janvier 2018 (consulté le 28 mars 2020).
  16. [PDF] Normes de tracé horaire sur les lignes régionales pour le SA 2017, page 75.
  17. « Le groupe mayennais Séché reprend le parc des alcools de Longuefuye », article de Ouest France du 31 janvier 2011, consulté le 23 novembre 2013.
  18. « Les inquiétudes persistent pour le comité de riverains du parc des alcools de Longuefuye », article du Haut Anjou du 30 juillet 2010, consulté le 23 novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]