Ligne de Pierrelatte à Nyons

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Ligne de
Pierrelatte à Nyons
Image illustrative de l’article Ligne de Pierrelatte à Nyons
Passage d'un viaduc, près de Valréas
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Pierrelatte, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Valréas, Nyons
Historique
Mise en service 1896
Fermeture 1951
Concessionnaires PLM (1897 – 1937)
SNCF (1938 – 1954)
ligne déclassée (à partir de 1954)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 914 000
Longueur 41,028 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 30 
Nombre de voies Anciennement à voie unique
Signalisation Cantonnement téléphonique

La ligne de Pierrelatte à Nyons est une ancienne ligne de chemin de fer française à écartement standard et à voie unique non électrifiée, des départements de la Drôme et du Vaucluse. Elle a été fermée en 1951 et déclassée en 1954.

Elle constituait la ligne 914 000 du réseau ferré national.

Historique[modifier | modifier le code]

La loi du 17 juillet 1879 portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en no 129, une ligne de « Nyons à la ligne de Lyon à Marseille, par Valréas »[1].

La ligne a été déclarée d'utilité publique à titre d'intérêt général par la loi du [2]. Elle a été concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée le 2 août 1886[3].

Elle a été inaugurée le par le président de la République Félix Faure.

Le trafic voyageur a été interrompu par la SNCF le . Compte tenu des restrictions sur les carburants liées à la guerre et qui interrompent les services d'autocar, la SNCF remet en circulation un train mixte voyageurs-marchandises le 16 octobre 1940.

Elle a été fermée à la suite des travaux de creusement du Canal de Donzère-Mondragon et à l'absence de volonté[réf. nécessaire] de construire un ouvrage de franchissement, le .

Elle a été déclassée en totalité (PK 0,000 à 41,028) le 12 novembre 1954[4]. Les premiers kilomètres de la plateforme ont été réutilisés pour établir la voie-mère de Pierrelatte (n° 630 046) qui donne accès à diverses installations terminales embranchées.

Tracé - Parcours[modifier | modifier le code]

Cette ligne s'embranchait en gare de Pierrelatte à la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles. En gare de Chamaret, elle était en correspondance avec la ligne de Taulignan à Chamaret à voie étroite.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

C'était une ligne au profil très médiocre, les déclivités atteignaient 30 .

Profil de la ligne

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Le franchissement de 4 rivières ou ruisseaux a donné lieu à la construction d'un pont et de trois viaducs :

  • Pont sur le Lez
  • Viaduc du ruisseau de la Fosse
  • Viaduc sur le ravin de Chapelut
  • Viaduc de la Sauve

Exploitation[modifier | modifier le code]

Horaires

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Les emprises ont été réutilisées pour divers usages (voie de desserte routière à Nyons, déviation routière à Valréas et de Grillon). La plateforme est en friche par endroits.

Seul un petit tronçon demeure exploité au départ de Pierrelatte, comme voie mère d'embranchement industriel pour la desserte des installations nucléaires de la zone (Eurodif, le CNPE du Tricastin...), mais aussi le silo de la SIV (Silo Intercoop du Vaucluse) possédant son propre locotracteur de manœuvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « No 8168 — Loi qui classe 181 lignes de Chemins de fer dans le réseau des Chemins de fer d’intérêt général : 17 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, série XII, vol. 19, no 456,‎ , p. 6 - 12 (lire en ligne).
  2. « No 12166 — Loi qui déclare d’utilité publique l’établissement d’un Chemin de fer de Nyons à Pierrelatte, sur la ligne de Lyon à Marseille, par Valréas : 2 août 1882 », Bulletin des lois de la République Française, série XII, vol. 25, no 715,‎ , p. 157 (lire en ligne).
  3. « No 17,490 — Loi qui concède diverses lignes de Chemins de fer à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 2 août 1886 », Bulletin des lois de la République française, série XII, vol. 33, no 1036,‎ , p. 633 - 634 (lire en ligne).
  4. « Décret no 54-1099 du 12 novembre 1954 portant déclassement de certaines lignes et sections de lignes de chemin de fer d’intérêt général », Journal officiel de la République Française,‎ , p. 10676-10677 (ISSN 0373-0425, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société d'études nyonsaises, Le train Nyons-Pierrelatte : une histoire mouvementée, 1897-1951, Nyons, Société d'études nyonsaises, , 143 p. (ISBN 2951149506)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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