Ligne de La Trinité-de-Réville à Lisieux

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Ligne de
La Trinité-de-Réville à Lisieux
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Lisieux, Orbec
Historique
Mise en service 1873 – 1882
Fermeture 1966
Concessionnaires Orbec - Lisieux (1869 – 1881)
Non concédée (État) (1881 – 1883)
Ouest (1883 – 1908)
État (1909 – 1937)
SNCF (1938 – 1969)
Ligne déclassée (à partir de 1969)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 401 000
Longueur 18,750 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 19 
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne de La Trinité-de-Réville à Lisieux est une ancienne ligne ferroviaire française déclassée. Il s'agissait à l'origine d'un embranchement qui suivait la vallée de l'Orbiquet entre la gare de Lisieux, sur la ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg, et la ville d'Orbec, distante d'une quinzaine de kilomètres. La ligne fut ensuite prolongée jusqu'à La Trinité-de-Réville afin de rejoindre la ligne d'Échauffour à Bernay

Elle constituait la ligne 401 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans sa séance du [2], le conseil général du Calvados a approuvé la construction d'un chemin de fer d'intérêt local d'Orbec à Lisieux d'une longueur de 16 km. Le [3], la section a été concédée à M Watel qui s'était ensuite associé à M Lévy pour fonder le [4] la Société anonyme du chemin de fer d'Orbec à Lisieux.

Le [5] ce chemin de fer a été déclaré d'utilité publique et la section a été mise en service le [6]. Le trafic se limitait alors à 3 trains mixtes quotidiens de chaque sens, renforcé par un 4e aller et retour en soirée les dimanches et jours de fêtes.

Le , le conseil général du Calvados cède par délibération les droits de concession de la ligne à l'État à titre gratuit. Par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la compagnie du chemin de fer de Lisieux à Orbec, cette dernière cède la ligne à l'État. Cette convention est approuvée par une loi le qui incorpore la ligne dans le réseau d'intérêt général[7],[8]. L'État confie provisoirement l'exploitation de la ligne à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest le [9].

La section de La Trinité-de-Réville à Orbec a été déclarée d'utilité publique à titre de ligne d'intérêt général le [10]. Une loi du autorise le ministère des Travaux publics à entamer les travaux de construction de cette section[11]. Elle a été ouverte à l'exploitation (provisoirement assurée par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest) le [12].

La ligne est cédée en totalité par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant[13]. La Compagnie des chemins de fer de l'Ouest en difficultés financières sera rachetée par l'administration des chemins de fer de l'État le .

La totalité de la ligne a été fermée au service des voyageurs le [14]. Elle a été fermée au service des marchandises entre La Chapelle-Gauthier et Orbec le [14] et entre Orbec et Lisieux le [14].

Dates de déclassement[modifier | modifier le code]

  • La Trinité-de-Réville à La Chapelle-Gauthier (PK 0,700 à 5,530) : [15].
  • La Chapelle-Gauthier à Orbec (PK 5,530 à 12,400) : [16].
  • Orbec à Lisieux (PK 12,400 à 29,300) : [17].

La ligne[modifier | modifier le code]

Voir schéma de ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-34-1), volume 1, page 138.
  2. Rapports et délibérations - Conseil général du Calvados, année 1868, page 424.
  3. Rapports et délibérations - Conseil général du Calvados, année 1869, page 486.
  4. Rapports et délibérations - Conseil général du Calvados, année 1872, page 29.
  5. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1870, page 316.
  6. Rapports et délibérations - Conseil général du Calvados, année 1873/08, page 68.
  7. « N° 10356 - Loi qui, 1° incorpore dans le réseau d'intérêt général le chemin de fer d'intérêt local de Lisieux à Orbec ; 2° approuve une convention passée avec la compagnie du chemin de fer de Lisieux à Orbec pour le rachat de ladite ligne : 24 février 1881 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 22, no 599,‎ , p. 163 - 165 (lire en ligne).
  8. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1881, page 46.
  9. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1881, page 490.
  10. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1875, page 625.
  11. « N° 8252 - Loi qui autorise le ministre des Travaux publics à entreprendre l'exécution des travaux de superstructure de divers chemins de fer : 31 juillet 1979 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 19, no 461,‎ , p. 109 - 110 (lire en ligne).
  12. Rapports et délibérations - Eure, Conseil général, année 1883/08, page 40.
  13. « N° 14218 - Loi qui approuve la convention passée, le 17 juillet 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 28, no 834,‎ , p. 359 - 367 (lire en ligne).
  14. a b et c Revue La vie du rail, n° 1375.
  15. Journal Officiel de la République Française du 13 novembre 1954, page 10 676.
  16. Journal Officiel de la République Française du 11 juin 1960, page 5 360.
  17. Journal Officiel de la République Française du 10 août 1969, page 8 017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]