Ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille

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Ligne de
Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille
Ligne de Paris à Tours
Image illustrative de l'article Ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille
Un X 72500 en direction de Paris
à Moriers (Eure-et-Loir)
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Brétigny-sur-Orge, Dourdan, Voves, Châteaudun, Vendôme, La Membrolle-sur-Choisille
Historique
Mise en service 1865 – 1867
Électrification 1924 (électrification partielle)
Concessionnaires PO (1862 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 550 000
Longueur 202,670 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 1500 V continu
de Brétigny à Dourdan - La Forêt
Nombre de voies Double voie de Brétigny à Dourdan
Voie unique au-delà
(Anciennement à double voie)
Signalisation BAL
de Brétigny à Dourdan - La Forêt
BMVU
de Dourdan - La Forêt à Châteaudun
CAPI au-delà
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic (RER)(C) jusqu'à Dourdan - La Forêt
TER, fret
Schéma de la ligne

La ligne de Brétigny à La Membrolle-sur-Choisille est une ligne ferroviaire française à écartement standard. Elle est issue de l'ancienne ligne de Paris à Tours par Vendôme de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). Cette infrastructure, qui porte le n° 550 000 du réseau ferré national, débute à Brétigny-sur-Orge et rejoint à La Membrolle-sur-Choisille la ligne de Tours au Mans.

C'est aujourd'hui le troisième axe ferroviaire reliant Tours à Paris (les deux premiers étant la LGV Atlantique et la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean passant par Orléans et la vallée de la Loire). Elle constitue dans l'Essonne une branche de la ligne C du RER d'Île-de-France.

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne suit de relativement près la D 910/RN 10 de Tours à Châteaudun et Bonneval puis rejoint la banlieue sud-ouest de Paris en longeant la RD 17 puis la RD7¹, passant par Voves puis Auneau.

Elle est non électrifiée et à voie unique à partir de la gare de Dourdan - La Forêt. Cette gare constitue le terminus du RER C. Des travaux de modernisation, financés par la région Centre-Val de Loire, tout comme l'électrification de la ligne de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps, ont commencé en juillet/août 2011[réf. souhaitée]. Depuis le , date de modification d'une grande partie des horaires sur le réseau de la SNCF, une augmentation de la vitesse limite des trains est intervenue (par exemple, sur la section Dourdan - Auneau, les trains roulaient à 90 km/h contre 120 km/h depuis cette date).

Cette ligne supporte un trafic voyageurs TER et fret. À la suite de la fermeture au trafic voyageurs et au déclassement de nombreuses autres lignes qui la croisait, elle est devenue une ligne assez isolée étant donné que, sur environ 200 km, on ne rencontre ni nœud ferroviaire, ni bifurcation. Ceci devrait toutefois changer avec la réouverture, pour 2020[1], de la ligne de Chartres à Orléans qui la croise à Voves[2].

Cette ligne est dans le prolongement de la branche du RER C vers Dourdan. À Brétigny, elle se raccorde à la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean et suit le même parcours jusqu'à Paris. Du côté tourangeau, elle se raccorde au nord-ouest de Tours à la ligne de Tours au Mans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la gare de Vendôme.
Bâtiment de la gare de Vendôme.

Le 7 juillet 1838 une loi concède un embranchement sur Arpajon, conjointement à la ligne de Paris à Orléans, à une compagnie dirigé par Casimir Leconte[3].

À la suite de la déconfiture financière de la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France, son démantèlement est organisé en 1857 au profit de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans et de la constitution de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Dans ce cadre, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans reçoit à titre complémentaire, notamment la concession à titre définitif d'une ligne « de Paris à Tours par ou près Châteaudun et Vendôme » par la convention signée le 11 avril 1857 avec le ministre des Travaux publics. Cette convention est approuvée par décret le 19 juin 1857[4].

La ligne entre Brétigny et Tours est mise en service en deux étapes : en 1865 sur la section de Brétigny à Vendôme, puis en 1867 sur la section de Vendôme à La Membrolle-sur-Choisille par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (compagnie du PO).

Ce second itinéraire de Paris à Tours est réalisé afin de maintenir une ligne de chemin de fer entre les deux villes à l'abri des inondations ravageuses de la Loire. Établie dans la plaine agricole de la Beauce, très peu accidentée, la ligne dessert essentiellement de petites localités où se développe une industrie locale de tannerie et de travail du bois. La première section de la ligne de Brétigny à Vendôme (144 kilomètres) est ouverte le [5].

Le tronçon de Vendôme à La Membrolle, long de 58 kilomètres, est ouvert le 5 août 1867[6]. Il est raccordé, près du bourg de La Membrolle[6] à la ligne de Tours au Mans.

Quatre liaisons quotidiennes relient Paris à Tours, dont trois en 7 h 37 minutes, desservant les trente-deux gares intermédiaires de la ligne. La quatrième liaison ne dessert que vingt-et-une gares intermédiaires, en 6 h 55 minutes. La nouvelle ligne fait un moment concurrence à l'itinéraire via Les Aubrais (ligne de Paris à Bordeaux), mais elle s'efface rapidement, la ligne de Vendôme développant un trafic à caractère plus régional[7].

La ligne est mise en double voie en 1901, puis électrifiée en 1924 (en 1 500 volts), mais uniquement sur la section de Brétigny à Dourdan[8]. Cette section fut intégrée dans la ligne C du RER en 1979[9]. Au-delà de Dourdan, la ligne est à voie unique et à traction autonome.

De 2009 à 2013, la ligne fait l'objet d'importants travaux de régénération de la voie entre Dourdan et Notre-Dame-d'Oé dans le cadre du contrat de projets État-région Centre 2007-2013[8].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Vitesses limites[modifier | modifier le code]

Les vitesses limites de la ligne en 2012 pour les AGC, les autorails ainsi que les automotrices (jusqu'à Dourdan), en sens impair, sont indiquées dans le tableau ci-dessous ; toutefois, les trains de certaines catégories, comme les trains de marchandises, sont soumis à des vitesses limites plus faibles[10].

De À Limite
Brétigny Arpajon 120
Arpajon Dourdan 130 (120 autom.)
Dourdan Châteaudun 140
Châteaudun Pancarte km 147,8 80
Pancarte km 147,8 Vendôme 100
Vendôme Pancarte km 192,3 90
Pancarte km 192,3 Château-Renault 60
Château-Renault Monnaie 140
Monnaie Notre-Dame-d'Oé 110
Notre-Dame-d'Oé La Membrolle-sur-Choisille 90

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Chartres – Orléans, Réouverture au trafic voyageurs, Le calendrier », sur chartres-orleans.fr (SNCF Réseau) (consulté le 1er août 2015).
  2. Chartres-Orléans enfin sur les rails, article du 27 janvier 2010 de L'écho républicain, récupéré sur web.archive.org, consulté le 12 septembre 2013.
  3. « N° 7468 - Loi qui autorise l'établissement d'un chemin de fer de Paris à Orléans : 7 juillet 1838 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 17, no 587,‎ , p. 56 - 77 (lire en ligne).
  4. « N° 4796 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 11 avril 1857, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans : 19 juin 1857 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie impériale, série XI, vol. 10, no 522,‎ , p. 244 - 274.
  5. François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome III, 1864 - 1870, p. 56-57
  6. a et b Site Gallica, « N° 76 - Chemin de fer Paris à Tours par Vendôme », dans rapports et délibérations - Conseil général du Loir-et-Cher, 1867, p. 144 lire en ligne (consulté le 6 mai 2011).
  7. François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome III, 1864 - 1870, p. 119
  8. a et b [PDF] RFF - Chantier de modernisation de la ligne Paris-Châteaudun-Vendôme-Tours
  9. d'après le site Internet « Rue du petit train » réalisé par un passionné
  10. Renseignements techniques SNCF/RFF - RT 4001 Brétigny - Châteaudun et RT 4061 Châteaudun - Tours-Saint-Pierre-des-Corps et bif. de Grammont-Tours

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]