Ligne d'Elne à Arles-sur-Tech

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Ligne
d'Elne à Arles-sur-Tech
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Elne, Le Boulou, Arles-sur-Tech
Historique
Mise en service 1889 – 1898
Électrification 1982
Fermeture Ligne partiellement fermée
Concessionnaires Midi (1883 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 680 000
Longueur 34,043 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 1500 V continu
Pente maximale 11
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Cantonnement téléphonique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret SNCF

La ligne d'Elne à Arles-sur-Tech est une ligne ferroviaire française partiellement déclassée qui reliait Elne à Arles-sur-Tech dans le département des Pyrénées-Orientales. Aujourd'hui exploitée en trafic fret jusqu'au Boulou, elle constitue la ligne 680 000[1] du réseau ferré national.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette ligne a été déclarée d'utilité publique à titre de ligne d'intérêt général le 31 janvier 1880[2]. Elle a été concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne le 20 novembre 1883[3].

L'ouverture à l'exploitation a été réalisée en 2 étapes :

  • d'Elne à Céret : le 18 août 1889[4].
  • de Céret à Arles-sur-Tech : le 26 juin 1898[5].

Le 1er janvier 1934, la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne constitue une communauté d'intérêt financière, commerciale et technique avec la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans pour l'exploitation commune des deux réseaux. Toutefois, chacune des deux compagnies conserve la concession des lignes qu'elle a obtenu de l'État. À la nationalisation des grandes compagnies le 1er janvier 1938 qui a donné naissance à la SNCF cette dernière récupère la concession de la ligne.

Enfin le 1er janvier 1997[6], l'ensemble des lignes du réseau ferré national est devenu la propriété de Réseau ferré de France (RFF) qui a assuré jusqu'au 31 décembre 2014 la gestion de cette ligne.

La totalité de la ligne a été fermée au service des voyageurs le 23 mai 1940. Elle a été fermée au service des marchandises par étapes :

  • le 17 octobre 1940 entre Amélie-les-Bains et Arles-sur-Tech à la suite des inondations d'octobre 1940 qui ont gravement endommagé l'infrastructure sur ce tronçon.
  • le 3 avril 1972 entre Céret et Amélie-les-Bains.

Il subsiste aujourd'hui un trafic important de fret entre Elne et le Boulou, la section de Saint-Jean-Pla-de-Corts à Céret a le statut de ligne non exploitée.

Dates de déclassement[modifier | modifier le code]

  • Amélie-les-Bains à Arles-sur-Tech (PK 511,146 à 515,015) : 9 juillet 1952[7].
  • Céret à Amélie-les-Bains (PK 504,800 à 511,146) : 26 juillet 1973[8].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

C'est une ligne à voie unique au profil moyen, les déclivités atteignaient 11 . Le rayon des courbes s'abaissait à 300 m.

Actuellement, l'espacement des trains est assurée au moyen du cantonnement téléphonique[9]. Une liaison radio sol-train sans transmission de données est installée entre Elne et Le Boulou[10].

Électrification[modifier | modifier le code]

Cette ligne a été électrifiée en 1 500 V continu entre Elne et le Boulou (en même temps que la Ligne de Narbonne à Port-Bou entre Narbonne et Elne[11]) le 18 septembre 1981[11] (mise sous tension, l'exploitation a débuté le 23 septembre). Elle comporte une sous-station d'alimentation située à proximité du Boulou à Banyuls-dels-Aspres.

Projets[modifier | modifier le code]

Entre Le Boulou (sortie de l'auto-port) et la gare de Céret, la voie est neutralisée mais encore en place. En 2003, une étude de RFF sur le devenir des lignes non exploitées en Languedoc Roussilon a conclué sur "l’intérêt du maintien dans le RFN [Réseau ferré national] afin de préserver la possibilité de remettre en place un service voyageurs, qui puisse jouer un rôle dans l’organisation des déplacements à l’échelle de l’aire urbaine de Perpignan"[12].
Les emprises ferroviaires, encore existantes à l'ouest de la gare de Céret, pourraient être partiellement réutilisées dans le cadre de l'aménagement de la Voie Verte dite « en Pays Pyrénées Méditerranée » (projet entre Argelès-sur-Mer et Arles-sur-Tech). À l'été 2012, cet aménagement est soumis à enquête publique[13].

Vestiges du tronçon Céret - Arles[modifier | modifier le code]

Il subsiste 4 viaducs enjambant le fleuve Tech (dont un pont-cage supportant à l'époque la route et la voie ferrée au-dessus au Pont de Reynès, sur la commune de Reynès. À noter que la crue de 1940 a affouillé la pile centrale du viaduc de la Forge de Reynès, sans dommage majeur et les circulations purent reprendre. On compte trois tunnels qui sont ceux de : Le Vila (long de 66 m), Amélie-les Bains (long de 180 m, et devenu garage municipal et des pompiers de la commune) et enfin celui de 115 m à l'entrée d'Arles. La plateforme devrait être réutilisée pour une voie verte jusqu'à Arles-sur-Tech, dans le cadre du schéma cyclable départemental des Pyrénées-Orientales. Quelques chemins et routes ont réutilisé partiellement la plateforme.
Cette forte crue des 17 au 20 octobre 1940, a marqué les lieux et les populations d'alors, avec ses ruines et pertes de vies humaines. De plus une locomotive à vapeur avec 5 personnes à son bord, lancée en éclaireur pour voir si la ligne était en état au sud de la gare d'Elne, a sombré dans le Tech, et s'est ensablée dans le limon, ses passagers retrouvés morts en aval. Cette locomotive sera sortie des eaux du Tech quelques mois après pour être nettoyée au dépôt de Narbonne et reprendre du service en ces temps troublés, preuve que le matériel anciennement Midi était solide et à toutes épreuves…[réf. nécessaire]

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-44-0), volume 2, page 63.
  2. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1880, page 11.
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1884, page 81.
  4. Rapports et délibérations - Pyrénées-Orientales, Conseil général, année 1890/04, page 41.
  5. Rapports et délibérations - Pyrénées-Orientales, Conseil général, année 1898/08, page 374.
  6. Journal Officiel de la République Française du 15 janvier 1997, page 2 592.
  7. Journal Officiel de la République Française du 10 juillet 1952, page 6 874 [lire en ligne].
  8. Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 121 [lire en ligne].
  9. RFF, Horaire de service 2013 (document de référence du réseau ferré national), annexe 6.6 - mode d’espacement des trains [lire en ligne].
  10. RFF, Horaire de service 2013 (document de référence du réseau ferré national), annexe 6.8 - lignes équipées de liaisons avec les trains [lire en ligne].
  11. a et b Revue : La vie du rail, n° 1814, page 5.
  12. Commission particulière du Débat Public sur la politique des transports en Vallée du Rhône et dans l'arc languedocien, « Réponses aux questions. Thème sélectionné : 714 Projets locaux d'aménagement et d'infrastructures », (consulté le 26 décembre 2015)
  13. (fr)« Le Vélo dans les P.O. », sur Conseil Général des Pyrénées-Orientales, (consulté le 24 juillet 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carte IGN 2549 OT (Banyuls / Col du Perthus / Côte Vermeille)
  • Carte IGN 2449 OT (Céret / Amélie les Bains Palalda / Vallée du Tech)
  • José Banaudo, Trains oubliés : le P.O. - Le Midi, Cabri, , 223 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]