Ligne 74 (Infrabel)

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Ligne
74
Ligne de Dixmude à Nieuport-Bains
Image illustrative de l’article Ligne 74 (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Dixmude, Pervyse, Nieuport
Historique
Mise en service 1868 – 1869
Fermeture 1952 – 1974
Concessionnaires I. Neelmans (1863 – 1864)
Ouest-Belgique (1864 – 1878)
État-belge (1878 – 1926)
SNCB (1926 – 1974)
Déclassée (à partir de 1974)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 74
Longueur 17,760 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne 74 est une ancienne ligne ferroviaire belge du réseau de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) qui reliait les villes de Dixmude et de Nieuport de 1868 à 1974.

Historique[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La ligne est incluse dans la concession des chemins de fer de Courtrai à Denderleeuw et de Grammont à Nieuport, attribuée à Isidore Neelemans (industriel domicilié à Eeklo) par l'arrêté royal du . Le cahier des charges précise que le chemin de fer de Grammont à Nieuport comporte trois sections, la troisième ayant pour origine la gare de Roulers et pour aboutissement la ville de Nieuport[5]. Le concessionnaire crée la Société des chemins de fer de l'Ouest de la Belgique pour reprendre sa concession, elle est approuvée par l'arrêté royal du [6].

Par la convention du , la Société des chemins de fer de l'Ouest de la Belgique[7] confie l'exploitation de ses lignes à la Société anonyme d'exploitation de chemins de fer[7],[8] qui commence la construction de la ligne de Dixmude à Nieuport, puis cède ses droits à la Société belge de chemins de fer qui termine la construction de la ligne[9] et en confie l'exploitation à la Société générale d'exploitation de chemins de fer qui effectue sa mise en service le .

Après 1870-1871, qui vit la nationalisation de la plupart des lignes de la Société générale d'exploitation, la Compagnie des chemins de fer des bassins houillers du Hainaut reprit les lignes de Flandre-Occidentale de la Société générale d'exploitation qui seront les seules à ne pas être rachetées par les Chemins de fer de l’État belge.

Suite aux difficultés puis la faillite de la Compagnie des bassins houillers, l'État-belge est autorisé à racheter, au , à la Société des chemins de fer de l'Ouest de la Belgique sa concession et à la compagnie exploitante le matériel utilisé pour l'exploitation[10]. La Société des chemins de fer de la Flandre-Occidentale regroupa les anciennes compagnies qui refusèrent les termes du rachat par l’État.

Les Chemins de fer de la Flandre-Occidentale furent finalement nationalisés en 1907.

Pendant la Première Guerre mondiale, le remblai de la ligne joue une rôle importante comme une des limites de l'inondation de la plaine de l'Yser qui sert à stopper l'avance des troupes allemandes[11].

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne relie les villes de Dixmude et de Nieuport en suivant presque une ligne droite orientée sur un axe sud, sud-est / nord, nord-ouest.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Ligne[modifier | modifier le code]

Ancien pont ferroviaire sur le canal Nieuport-Dunkerque près de Nieuport
Piste cyclable et piétonne sur le remblai près de Ramskapelle

La ligne était de voie unique pendant toue sa existence.

Elle est démantelée entre Nieuport-Ville et Nieuport-Bains en 1965, et entre Dixmuide et Nieuport-Ville en 1977[12]. Une piste cyclable connue comme Frontzate est installée sur l'ancienne ligne.

Ruine avec bunker dans l'ancienne gare de Ramskapelle
Bunker de la Deuxième Guerre mondiale près du pont ferroviaire à Nieuport

Le long de la ligne de chemin de fer, on trouve encore de nombreux bunkers, postes d'observation et positions d'artillerie de la Première Guerre mondiale. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les forces d'occupation allemandes ont construit des positions de défense aérienne le long de la ligne.

Gares[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869 pp. 220-221 intégral (consulté le 18 mai 2012).
  2. (nl) Yvette Schenkel-Latoir, Jan Schenkel & Marijke Moortgat-Schenkel, Nieuwpoort (Bad) lire (consulté le 18 mai 2012)
  3. Archive site pandora, 74 Kaaskerke - Neuwpoort Bad lire (consulté le 11 mai 2012).
  4. (nl) Site Paul Kevers, Spoorlijnen in Belgïe : Lijn 74 lire (consulté le 18 mai 2012).
  5. Pasinomie, Collection complète des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique, Bruylant, 1863, pp. 569-578 intégral (consulté le 18 mai 2012).
  6. Adolphe Demeur, Les Sociétés anonymes de Belgique en 1857, collection complète des statuts, collationnés sur les textes officiels, avec une introduction et des notes, Éd., 1863, pp. 411-414 intégral (consulté le 18 mai 2012).
  7. a et b « Chemins de fer de l'Ouest de la Belgique », dans Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869, pp. 220-221 intégral (consulté le 18 mai 2012).
  8. « Société anonyme d'exploitation de chemins de fer », dans Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869, pp. 226-230 intégral (consulté le 18 mai 2012).
  9. « Société belge de chemins de fer », dans Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869, pp. 215-216 intégral (consulté le 18 mai 2012)
  10. Site plenum.be, Chambre des Représentants, séance du 23 MAI 1878, lire (consulté le 18 mai 2012).
  11. « « De Frontzate » : Dixmude-Nieuport à vélo »
  12. Kevers: Belgische Spoorlijnen

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Ligne 74 (Infrabel).

Liens externes[modifier | modifier le code]