Ligné (Charente)

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Ligné
Le cimetière médiéval de Ligné
Le cimetière médiéval de Ligné
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Alain Authier
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16185
Démographie
Gentilé Lignéens
Population
municipale
162 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 23″ nord, 0° 06′ 31″ est
Altitude Min. 52 m – Max. 119 m
Superficie 7,97 km2
Localisation

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Ligné

Ligné est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Lignéens et les Lignéennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ligné est une commune du Nord Charente située à 8 km au nord-ouest de Mansle et 31 km au nord d'Angoulême.

Ligné est aussi à 8 km au nord-est d'Aigre, chef-lieu de son canton, 10 km au sud de Villefagnan et 14 km au sud-ouest de Ruffec[2].

À l'écart des grandes routes, le bourg est desservi par la D 61 qui va d'est en ouest, entre Tusson et Fontenille, et la D 32, nord-sud, qui va de Charmé à Luxé. La D 736, route de Ruffec à Aigre et Rouillac, passe au nord-ouest de la commune à Charmé et Tusson. La N 10 entre Angoulême et Poitiers passe à 7 km à l'est de Ligné[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé, à 4 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Ligné, outre le bourg principal, compte trois hameaux : la Grange, chez Pauly, Vau Seguin, et la ferme de la Touche[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ligné
Charmé
Tusson Ligné Juillé
Fouqueure Luxé

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, l'Oxfordien au nord et le Kimméridgien au sud (Jurassique supérieur) occupent la surface communale. Le sol est un calcaire argilo-marneux. Des alluvions anciens du Quaternaire bordent la commune à l'est[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement relevée à l'ouest par quelques hauteurs. Le point culminant est à une altitude de 119 m, situé au bois Monjaud sur la limite ouest. Le point le plus bas est à 52 m, situé le long du Bief sur la limite sud-est. Le bourg est à 70 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À l'est, un affluent de la Charente, le Bief[7] (parfois aussi appelé ruisseau de Moussac), petit ruisseau qui vient de la commune de Courcôme, sépare Ligné de Juillé et de Luxé. Le Bief est à sec en été en amont du moulin Chauvaud.

À l'ouest, la Font de Frêne est une source captée, au fond d'une combe qui limite la commune à l'ouest. On trouve aussi des fontaines dans quelques hameau et au sud-est du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Ligné est un village à vocation agricole avec un sol fertile (terres de groies, argilo-calcaire, varennes) qui permet la culture des céréales et de la vigne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté au Moyen Âge sous la forme Leigniaco (non datée précisément)[8].

L'origine du nom de Ligné remonterait à un nom de personne gallo-romain Lemnius, issu du gaulois Lemnos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Lemniacum, « domaine de Lemnius »[9],[Note 1].

Ligné est au nord de la limite des noms en -ac (au sud de la France) et des noms en , -ay ou -y (au nord), qui traverse la France d'ouest en est et le nord-ouest du département de la Charente entre Rouillac/Montigné et Bernac/Londigny[3].

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Ligné apparaît sur les registres sous le nom de Ligné les Bois. Une explication peut être une francisation fautive à partir du latin lignum signifiant "bois".

Pendant la Révolution, Ligné les Bois s'est appelée Ligné[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Ligné a été habitée depuis des millénaires ; entre 10 000 et 5 000 ans avant Jésus-Christ, la présence de populations préhistoriques est prouvée par les nombreux dolmens et tumuli alentour, dont le Gros Dognon au sud-ouest du bourg[3],[12],[Note 2].

Au nord de la commune, près de la Touche, quelques objets témoignant d'un site de l'époque gallo-romaine ont été trouvés, ainsi qu'au bourg près de l'église, des objets de l'époque carolingienne[13].

Sous l'Ancien Régime, la terre de Ligné était possédée pendant de longues années jusqu'à la Révolution par la famille Dumas ou du Mas, qui en avait pris le nom[12]. Cette famille portait comme armoiries : « de gueules à trois têtes de lion couronnées d'or, lampassées de même posées 2 et 1 ».

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
.... 1959 Philippe Montussac    
1959 1961 Fernand Tallon SE Agriculteur
1961 1983 Robert Simmonaud Rad.
puis MRG
Conseiller général
1983 2001 Robert Picaud    
2001 2014 Jean-Paul Martin SE Retraité
2014 en cours Alain Authier    

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 13,40 % sur le bâti, 48,57 % sur le non bâti, 6 % pour la taxe d'habitation et 15 % de taxe professionnelle (chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 162 habitants, en diminution de -2,99 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
693 614 627 614 621 597 593 550 544
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
545 526 518 522 435 449 431 380 343
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
346 339 284 263 262 265 250 260 250
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
226 219 216 194 158 170 162 162 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ligné en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90  ans ou +
0,0 
13,9 
75 à 89 ans
18,7 
16,5 
60 à 74 ans
17,6 
19,0 
45 à 59 ans
20,9 
22,8 
30 à 44 ans
14,3 
8,9 
15 à 29 ans
9,9 
17,7 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Autrefois la commune de Ligné possédait de belles vignes, qui ont disparu lors de l’invasion phylloxérique à partir de 1876. Ligné a beaucoup perdu à la disparition du vignoble, sa population a diminué de près de moitié depuis cette époque. Actuellement, 37,77 ha sont classés en cru Fins Bois[19] pour la fabrication du cognac.

Actuellement on trouve beaucoup de céréales.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Animations et vie associative[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes

Quatre associations animent la commune :

  • le Comité des Fêtes, qui a rendu célèbre la cavalcade avec ses chars décorés de fleurs en papier crépon, aujourd’hui remplacée par une fête médiévale,
  • l’Amicale des Retraités de Ligné,
  • la Société Amicale des Propriétaires et Chasseurs de Ligné, créée en 1936 et qui compte aujourd’hui une trentaine de chasseurs,
  • l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel et Religieux de Ligné, créée en novembre 2001 pour la restauration du mobilier de l’église Notre-Dame de Ligné.

Ces quatre associations se réunissent pour offrir un après-midi récréatif aux enfants de la commune à l’occasion de Noël.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Cimetière des Chevaliers[modifier | modifier le code]

Le cimetière des Chevaliers renferme 70 pierres tombales des Templiers, caractéristiques de l'époque des croisades (XIIe et XIIIe siècles). Ces pierres sont gravées de croix de religieux, d'étendards, d'épées de chevaliers, d'outils de confréries, etc.[22]

Au milieu de ce cimetière, on peut encore apercevoir le socle d'une ancienne lanterne des morts remplacée, en 1654, par une croix hosannière. Elle est inscrite monument historique depuis 1973[23],[24].

Article détaillé : Croix hosannière de Ligné.
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Ancien temple protestant[modifier | modifier le code]

Un ancien temple protestant du XIXe siècle est situé dans le bourg, rappelant que la forte présence protestante dans la région[25].

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Gros Dognon[modifier | modifier le code]

Le Gros Dognon est un monument funéraire de l’époque néolithique dont la chambre sépulcrale est en partie détruite. Il reste deux supports de la table du dolmen et le couloir d’accès à la salle ou cella. Il s’étale sur une surface d’une centaine de m².

En 1965, il fut dégagé dans ce couloir trois squelettes préhistoriques, corps présumés de chef, enterrés accroupis, qui portaient sous leurs crânes deux magnifiques poignards en silex. Les Gallo-romains puis les Mérovingiens y ont également laissé des traces de leurs civilisations.[réf. nécessaire]

Villa gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Au début du christianisme en Gaule, il y avait une villa gallo-romaine située sur la commune. Elle se trouvait au sud du lieu-dit la Touche et s'étendait sur le plateau entre ce village et le bourg.

Trois monnaies antiques trouvées dans la terre permettent de dire approximativement à quelle date elle était habitée. La première pièce est une obole ou petite monnaie grecque. La deuxième est un "Autominianus de Tétricus" frappé vers 272 après Jésus-Christ. La troisième est un "follis" de consécration de l’empereur Constance Chlore frappé à Londres en l’an 306 de notre ère[réf. nécessaire].

Un buste de pierre sculptée, grandeur nature, orne actuellement l’entrée d’une maison dans ce village.

Château de Ligné[modifier | modifier le code]

Le château de Ligné, édifice fortifié du XVe siècle, a beaucoup souffert au cours du temps. Il a été très modifié et séparé en deux parties en 1832. Les Du Mas lui donnèrent leur nom et le conservèrent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[26].

Logis de la Grange[modifier | modifier le code]

Le Logis de la Grange, dont on connaît pas précisément la date de construction. En 1699, Charles de Lesval, écuyer, sieur de la Grange à Chauveau, en fit faire l'inventaire composant la succession de sa mère. Un nouveau logis fut construit en 1836[21],[27].

Le monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Simmonaud, maire de Ligné du 1er mai 1961 au 18 mars 1983, conseiller général du canton d'Aigre de 1967 à 1973, vice-président de la Société archéologique et historique de la Charente, président de la Société d'Encouragement au Bien de la Charente, chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques, éminent historien, auteur de nombreuses notices et monographies sur l'histoire locale, les familles, les blasons... C'était également un expert en héraldique. On lui doit l'inventaire Malraux du patrimoine du canton d'Aigre[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les communes de Leignes (Vienne) et Lingé (Indre) ont la même étymologie (réf: Dauzat).
  2. D'après la base Mérimée, il y a aussi un Gros Dognon sur la commune de Tusson à moins de deux kilomètres.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 16 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c, d, e et f Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bief (R2010500) » (consulté le 10 mai 2012)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 231
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 394.
  10. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 216
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 40
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Evolution et structure de la population à Ligné en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  20. « Prieuré Notre-Dame », notice no IA00040818, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 334
  22. « Monuments sépulcraux », notice no IA00040826, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Socle », notice no IA00040825, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Croix hosanière », notice no PA00104392, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Temple protestant », notice no IA00040817, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  27. « Logis de la Grange », notice no IA00040824, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Société archéologique et historique de la Charente, 1996, Bulletins et mémoires (lire en ligne), p. 92, 245

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]