Lien rompu

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Erreur 404 sur le site de la Maison-Blanche.

Un lien rompu, brisé, cassé ou mort est un hyperlien qui dirige les internautes vers des pages, serveurs ou autres ressources définitivement indisponibles. À l'échelle du Web, le phénomène correspond au pourrissement des liens, connu en anglais sous le nom de link rot.

Causes[modifier | modifier le code]

Un lien peut rompre pour plusieurs raisons. L'explication la plus simple et la plus courante est que la page web n'existe plus, ce qui mène, la plupart du temps, à une erreur HTTP 404, qui indique que le serveur a bien répondu mais que la page précise est introuvable. D'autres codes de retour sont possibles aussi, la page peut avoir été déplacée ou renommée sur le serveur, ou le serveur lui-même avoir été déplacé ou renommé[1].

Prévalence[modifier | modifier le code]

L'erreur HTTP 404 est bien connue par presque tous les internautes. Un nombre d'études ont examiné la prévalence de liens rompus sur le Web, parmi la littérature académique et les bibliothèques numériques. En 2003, l'expérience faite par Fetterly et autres[2] découvrit que chaque semaine environ un lien sur 200 cessait d'être valide. McCown et autres (2001)[3] découvrit que la moitié des adresses URL citées dans le magazine D-Lib (en) n'étaient plus accessibles 10 ans après leur parution, et d'autres études ont démontré que le pourrissement des liens parmi les œuvres académiques atteignait des niveaux même pires[4],[5]. Nelson et Allen (2002)[6] examinèrent le pourrissement des liens dans les bibliothèques numériques et trouvèrent que 3 % d'objets ne furent plus accessibles après une année.

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Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) P. Habibzadeh, « Decay of References to Web sites in Articles Published in General Medical Journals: Mainstream vs Small Journals », Applied Clinical Informatics, vol. 4, no 4,‎ (DOI 10.4338/aci-2013-07-ra-0055, lire en ligne)
  2. (en) Dennis Fetterly, Mark Manasse, Marc Najork et Janet Wiener, « A large-scale study of the evolution of web pages », WWW '03 Proceedings of the 12th international conference on World Wide Web,‎ , p. 669-678 (ISBN 1-58113-680-3, DOI 10.1145/775152.775246, lire en ligne).
  3. (en) Frank McCown, Sheffan Chan, Michael L. Nelson et Johan Bollen, « The availability and persistence of web references in D-Lib Magazine »,‎ (arXiv cs/0511077).
  4. (en) Diomidis Spinellis, « The Decay and Failures of Web References », Communications of the ACM, vol. 46, no 1,‎ , p. 71–77 (DOI 10.1145/602421.602422, lire en ligne).
  5. (en) Steve Lawrence, David M. Pennock, Gary William Flake, Robert Krovetz, Frans M. Coetzee, Eric Glover, Finn Arup Nielsen, Andries Kruger et C. Lee Giles, « Persistence of Web References in Scientific Research », Computer, vol. 34, no 2,‎ , p. 26–31 (DOI 10.1109/2.901164, lire en ligne).
  6. (en) Michael L. Nelson et B. Danette Allen, « Object Persistence and Availability in Digital Libraries », D-Lib Magazine, vol. 8, no 1,‎ (DOI 10.1045/january2002-nelson).