Licence en information et communication
| Licence en information et communication | |
Certification du ministère de l'Enseignement supérieur garantissant son contrôle et l'authenticité du diplôme. | |
| Lieu | |
|---|---|
| Établissements | Université |
| Direction | Ministère de l'Enseignement supérieur |
| Taux de réussite | 19 % pour l'année scolaire 2019-2020 |
| Sélection | |
| Diplôme ou concours requis | Baccalauréat, ou équivalent |
| Niveau ou grade requis |
Niveau 4 RNCP/CEC Bac + 0 |
| Diplôme | |
| Durée de la formation | 3 |
| Diplôme délivré | Diplôme national de licence |
| Niveau délivré | Niveau 6 RNCP/CEC Bac + 3 |
| Grade délivré | Licence |
| Reconnu | |
| Débouchés | |
| Diplômes accessibles | Diplôme national de master |
| Profession | Métiers de la communication, du journalisme, de la culture |
| modifier |
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La licence en « Information–communication » (souvent appelée « licence infocom ») est un diplôme national de l'enseignement supérieur français de premier cycle universitaire spécialisé en sciences de l'information et de la communication. L’obtention de la licence permet la poursuite d’études universitaires vers le grade de master ou l’insertion dans la vie professionnelle. En 2023, le programme est proposé par 40 universités françaises[1].
Présentation
[modifier | modifier le code]La licence en « Information–communication » permet d’acquérir un bagage théorique pluridisciplinaire en sciences de l’information et de la communication. Plusieurs disciplines y sont enseignées (sociologie, psychologie, économie, langues vivantes, sport…) afin de favoriser la notion d'inter-discipline[2] et d'éviter les cloisonnements[1].
En plus des enseignements disciplinaires, la licence assure une formation linguistique, transversale (expression écrite et orale, exploitation des ressources documentaires, maniement des outils numériques…) et pré-professionnelle (connaissances des métiers, projet professionnel)[3].
La formation comprend des enseignements en grands groupes (cours magistraux, dits « CM ») et des enseignements en petits groupes (travaux dirigés, dits « TD », ou travaux pratiques, dits « TP »).
Les licences en « Information–communication » combinent plusieurs approches disciplinaires : sociologie, histoire, psychologie, linguistique, anthropologie, économie, droit, esthétique, sciences de la gestion… Elles proposent également de nombreux cours pratiques (radio, vidéo, web, écriture, etc.) et méthodologiques (enquêtes, gestion de projet, etc.)[1].
Règles d'obtention
[modifier | modifier le code]La licence est un diplôme dont les enseignements sont répartis sur une durée de six semestres. Elle représente un minimum de 1 500 heures de cours répartis sur 3 ans, avec ou sans stage. Le programme pédagogique comprend des cours théoriques, méthodologiques et pratiques. Le diplôme s’obtient par acquisition de chaque unité d’enseignement (UE) du programme. Les notes au sein d’un semestre se compensent, ainsi que les notes au sein d'une même année (règle de la moyenne générale pondérée). Il n’y a pas de notes éliminatoires, et le contrôle des connaissances (le contrôle continu est l’objet d’une application prioritaire, mais les examens terminaux sont tolérés) est organisé en deux sessions (initiale et « de rattrapage »). L’unité d’enseignement est définitivement acquise et capitalisable dès que la moyenne y est obtenue[4]. Des crédits européens (système ECTS) sont délivrés à chaque fois que les UE sont acquises. Chaque semestre acquis vaut 30 ECTS, la licence vaut 180 crédits. Quand le diplôme est remis, il est accompagné par une « annexe descriptive » des enseignements suivis. Les années de licence sont couramment appelées « L1 », « L2 » et « L3 ».
Débouchés
[modifier | modifier le code]La licence en « Information–communication » représente une excellente introduction aux sciences humaines et sociales et ouvre à une poursuite d'études dans tous les diplômes de deuxième cycle (sous réserve d'acceptation par la commission pédagogique au moment de l'admission). Certains diplômes nationaux de master sont néanmoins identifiés comme débouchés naturels de cette licence. Une liste de compatibilité a été ainsi incluse en 2017 dans le Code de l'éducation afin que les recteurs d'académie puissent s'appuyer dessus pour réguler l'orientation des candidats à MonMaster[5].
| Diplôme national de licence | Liste des diplômes nationaux de masters compatibles selon le Ministère[6] |
|---|---|
| Information-communication. | Communication des organisations. |
| Communication, publicité. | |
| Communication publique et politique. | |
| Création numérique. | |
| Culture et communication. | |
| Information, communication. | |
| Information, documentation. | |
| Information et médiation scientifique et technique. | |
| Journalisme. | |
| Métiers du livre et de l'édition. | |
| Sciences de l'information et des bibliothèques. | |
| Direction de projets ou établissements culturels. | |
| Histoire. | |
| Humanités numériques. | |
| Sciences sociales. | |
| Sociologie. | |
| Tourisme. | |
| Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF), 2e degré. | |
| Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF), pratiques et ingénierie de la formation. |
On notera également qu'une réorientation après la 2e année de licence permet de continuer en licence professionnelle (1 an d'études) dans les métiers de l'information[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Licence mention information-communication », sur www.onisep.fr (consulté le )
- ↑ Bernard Miège, « Les étapes de la pensée communicationnelle. Première partie. Les courants fondateurs », Sciences de la société, vol. 29, no 1, , p. 197–210 (DOI 10.3406/sciso.1993.1103, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « LICENCE - Information-communication (fiche nationale) », sur France compétences (consulté le )
- ↑ Feres Belghith et Odile Ferry, « emploi du temps et rythmes d’études », L'état de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en France n°10 - Avril 2017, no 10, (ISSN 1962-2546, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Sous-section unique : Le grade de master (Articles D612-33 à D612-36-4) - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Arrêté du 6 juillet 2017 fixant la liste des compatibilités des mentions du diplôme national de licence avec les mentions du diplôme national de master - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )