Liberté Hebdo

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Liberté Hebdo
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse régionale
Diffusion 6159 (OJD 2012) ex.
Ville d’édition Lille

Site web Liberté Hebdo

Liberté Hebdo est un hebdomadaire communiste français paraissant initialement dans le département du Nord. Le titre actuel a fusionné en 2012 avec Liberté 62.

Il couvre désormais l'actualité des Hauts-de-France depuis le regroupement des deux régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce titre a pour prédécesseur historique le quotidien Liberté, né à la Libération, dont le premier rédacteur en chef fut l'écrivain et député André Pierrard[1], et dont le directeur a éte Gustave Ansart de 1958 à 1982[2], et qui a dû déposer le bilan en 1992. À la fin de cette même année, après trois mois sans presse communiste dans le Nord, l'hebdo a été créé.

Le journal, quoique lié fraternellement au PCF, est indépendant et se veut ouvert. Il comporte une partie politique, économique et sociale, ainsi qu'une partie magazine qui laisse place notamment aux arts et à la culture ainsi qu'à des sujets de société et de vie pratique.

Le titre défend âprement sa place spécifique dans le paysage de la presse écrite du Nord-Pas-de-Calais, son frère n'étant autre que Liberté 62 dans le département voisin.

Liberté Hebdo est soutenu par de nombreuses personnalités et la plupart de ses lecteurs sont des abonnés. Ce soutien s'est matérialisé par la création d'une association baptisée "Les Lecteurs et Amis de Liberté Hebdo".

En 2012, le journal lance une nouvelle formule et absorbe Liberté 62, l'hebdomadaire du Pas-de-Calais. Il quitte la rue d'Inkerman, à Lille, où il était installé depuis sa création. Il prend ses quartiers dans les locaux entièrement rénovés de l'Espace Marx, rue Salengro à Hellemmes-Lille.

Une période de difficultés[modifier | modifier le code]

En 2013, le journal faute de lecteurs (5 900 ventes ) connaît des difficultés financières importantes (200 000 euros de pertes en 2013). En janvier 2014, quatre licenciements et un départ volontaire marquent le début d'année. Le journal engage une longue bataille pour continuer à paraître. Au mois d'avril 2014, le journal a fait son retour sur internet, via le blog www.libertehebdo.org

L’hebdomadaire a été placé en redressement judiciaire le 4 août 2014 par le tribunal de commerce de Lille, assorti d'une période d'observation de six mois[3]. Celle-ci a été prolongée le 4 février 2015. En mars, il est procédé au licenciement de trois journalistes, dont le rédacteur en chef. Le tribunal de commerce reconnait que tous les efforts ont été accomplis pour permettre de stabiliser le bilan de la société mais refuse d'imaginer que le journal pourra surmonter son endettement. Il accepte cependant d'examiner le projet de reprise du titre. Le 22 juillet 2015, le tribunal valide la cession du titre Liberté Hebdo à la SNLE (Société nouvelle Liberté éditions), après liquidation judiciaire de la société éditrice SEPECN (Société d’édition, de presse et de communication du Nord).

Liberté-Hebdo aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le journal fonctionne avec trois salariés et quatre pigistes réguliers. Liberté-Hebdo a la chance de pour voir s'appuyer sur un fidèle réseau militant. En 2017, plus de 80 personnes contribuent plus ou ou moins régulièrement à la rédaction du journal par l'envoi de textes, de photos ou d'informations. Les travaux de PAO sont désormais externalisés[4].

Société par actions simplifiée, la SNLE est présidée à sa création par Fabien Roussel, secrétaire de la fédération du Nord du Parti communiste français et principal actionnaire à titre personnel[5].

Dans une lettre à ses lecteurs, le journal les a appelés à devenir actionnaires de la SAS en souscrivant à des actions d’un montant unitaire de 100 euros. L'opération reçoit le soutien de lecteurs fidèles et militants. En 2016, l'hebdomadaire renoue avec des résultats positifs et déploie un nouveau projet d'entreprise visant au développement du titre sur l'ensemble de la nouvelle région Hauts-de-France. Jean-Rémy Vandevoorde prend la présidence de la société au début de l'année 2017.

Une nouvelle formule du journal est préparé avec le soutien actif de Jean-Louis Bouzin, ancien rédacteur-en-chef du journal. La nouvelle maquette est présentée à la presse en avril 2018. Un ancien journaliste est recruté comme secrétaire de rédaction. La préparation d'un nouveau site internet est lancée. Avec pour objectif une nouvelle visibilité sur le net pour gagner un nouveau lectorat, plus jeune, plus mobile. Le journal déménage en juin 2018 pour intégrer des bureaux plus modestes au centre de Lille au 18 rue d'Inkermann. La décision est prise de relancer l'association des lecteurs et amis de Liberté-Hebdo présidée initialement par Paul K'ros. Celui-ci accepte de devenir président honoraire et passe le flambeau à Franck Marsal[6].

La présentation du site internet au public est faite en décembre 2018 lors de l'assemblée générale de l'association. La rédaction est renforcée par un journaliste web. En mars 2019, un nouveau rédacteur-en-chef est embauché. Liberté-Hebdo envisage une augmentation de pagination pour le second semestre de 2019 pour ouvrir de nouvelles rubriques et renforcer ses pages sociales et entreprises tout en laissant une large place à la culture et aux arts. Le journal fêtera dignement ses 75 ans en septembre 2019. Le moment sera venu de faire le bilan des titres nés de la libération de la France et ce qu'ils sont devenus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie éditeur [1]
  2. Notice biographique de Gustave Ansart sur le Maitron en ligne
  3. Lionel Decottignies, Liberté Hebdo, un 70e anniversaire combatif, humanite.fr, 25 septembre 2014.
  4. Philippe Allienne, Liberté Hebdo veut vivre, Liberté Hebdo doit vivre !, clubdelapressehdf.fr, 11 juin 2015.
  5. « Une seconde vie » pour « Liberté Hebdo », clubdelapressehdf.fr, 22 juillet 2015.
  6. Ousmane Mbaye, « Franck Marsal : « C'est important d'avoir des journaux comme Liberté » », sur libertehebdo.fr, (consulté le 8 mai 2019)