Libération (film, 1971)

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La Bataille de Berlin, le Dernier Assaut à Berlin-Est, 8.5.1972.
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Libération (en russe : Освобождение) est la série de cinq longs métrages soviétiques tournés par Youri Ozerov de 1969 à 1971 retraçant des épisodes marquants de la Grande guerre patriotique à partir de 1943.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'Arc de feu, en russe Огненная дуга (88 minutes)[modifier | modifier le code]

Le premier épisode de cette épopée cinématographique soviétique sorti en 1969 évoque le contexte de la bataille de Koursk et la bataille elle-même.

Après un test décevant sur le blindage d'un char tigre, Adolf Hitler exige que l'on apporte des améliorations à ce blindé avant de lancer l'Opération Citadelle. Il s'ensuit une période de calme mais l'État-major russe sachant, par ses services de renseignements, que l'ennemi concentre des troupes dans les régions de Poltava, Kharkov, Orel et Briansk pense que les Allemands vont lancer une offensive. L'interrogatoire d'un prisonnier allemand capturé par des sapeurs russes alors qu'ils ouvraient un passage dans un champ de mines vient conforter cette opinion.

Afin d'affaiblir le dispositif offensif Gueorgui Joukov autorise des frappes d'artillerie auxquelles succède un grand calme qui interroge du frontovik au grade le plus élevé. Cette «paix» provoque un certain laxisme sur la ligne de front et les gradés doivent réagir. Ce répit est dû à une certaine désorganisation dans les lignes allemandes à la suite des bombardements et l'opportunité d'une attaque, l'effet de surprise ayant échoué, leur apparaît moins clairement.

Le 5 juillet, les Allemands attaquent : aux frappes aériennes succèdent les chars suivis par les fantassins. Pendant ce temps au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen, Andreï Vlassov tente de recruter des prisonniers pour son Armée de libération russe mais n'en n'entraîne guère. Un autre prisonnier, Iakov Djougachvili est approché pour être échangé avec le Generalfeldmarschall Friedrich Paulus. Il refuse et son père, Joseph Staline, fera savoir qu'on n'échange pas un maréchal contre un simple soldat.

Sur le front, la situation est terrible pour les troupes russes qui tiennent plus ou moins bien selon les secteurs. Sous les bombes, les tirs de mitrailleuses les soldats résistent comme Sachka qui transporte des caisses de munitions, Zoïa qui soigne les blessés, Maximov qui ayant perdu tous ses hommes est renvoyé à son poste puis capturé par les Allemands, le capitaine Orlov qui doit contenir des soldats qui paniquent. D'autres comme Savtchouk sont blessés et certains en état de choc sont inopérants.

Dans ces circonstances, Joukov persuade Staline d'engager les troupes prévues pour l'Opération Koutouzov afin de permettre la contre-offensive de Constantin Rokossovski. Le chef d'état lui donne trois jours pour la préparer.

À Londres Winston Churchill s'inquiète de la situation sur le front russe et pense à une invasion de l'Europe par les Balkans d'autant plus qu'il ne reçoit pas de bonnes nouvelles des résistants yougoslaves mais les troupes de Josip Broz Tito fondent sur l'occupant et brisent l'encerclement.

Du côté allemand Erich von Manstein engage toutes ses divisions blindées et les Russes les affrontent avec leurs chars ce qui nous permet d'assister, entre autres, à une charge à partir du bloc de vision du pilote, puis à l'extérieur lorsque les équipages des blindés touchés poursuivent le combat au révolver, au poignard, au corps à corps au milieu de quelque chose qui ressemble à l'enfer. Avec les renforts de la 5e armée de la Garde du général Alekseï Jadov et la 5e armée blindée de la garde du général Pavel Rotmistrov l'envahisseur subit de lourdes pertes : Gustav Schmidt se suicide après l'anéantissement de sa division.

L'offensive allemande est arrêtée mais il reste encore deux années de souffrances, de courage et de pertes.

La Percée, en russe Прорыв (86 minutes)[modifier | modifier le code]

Alors que les troupes américaines viennent de débarquer en Sicile, le 19 juillet 1943, Hitler se rend à Trévise pour y rencontrer Benito Mussolini. Le Führer tente de remobiliser le Duce mais celui-ci accablé par la situation ne prend aucune décision ce qui précipite sa destitution pour incompétence puis son arrestation sur l'ordre du roi Victor-Emmanuel III.

À Berlin, Hitler confie à Otto Skorzeny la mission d'aller délivrer Mussolini avant de recevoir von Kluge à qui il demande plusieurs divisions pour les transférer sur le front italien comme le lui conseille le maréchal Wilhelm Keitel. Von Kluge soutenu par deux généraux réussit à convaincre le führer de ne pas retirer d'unités du Front de l'Est.

Ce maintien n'empêche pas les troupes soviétiques de prendre Orel et Bielgorod. Mais l'ennemi n'est pas anéanti et pour le vaincre commence la bataille du rail afin qu'il ne puisse se replier en bon ordre.

Dans les territoires occupés, bien que les allemands fassent pression sur la résistance par une répression féroce sur la population, les résistants ne renoncent pas : à Varsovie une bombe explose dans un cinéma fréquenté par l'occupant.

Mussolini, libéré par des commandos allemands, se retrouve en présence d'Hitler pour qui la situation est magnifique : à l'ouest les anglo-américains sont incapables d'ouvrir un 2e front, en Italie les troupes ont des positions très fortes et en Russie un rempart a été construit sur les rives du Dniepr. C'est là que les forces soviétiques des fronts du centre, de Voronej, de la steppe et du front sud-ouest atteignent le fleuve.

La traversée est très difficile sous les tirs de l'artillerie ennemie, la mitraille et les bombes larguées par les avions mais il faut traverser coûte que coûte, avec tout ce qui peut flotter, au prix d'énormes pertes. Les Russes parviennent à établir plusieurs têtes de pont. Ainsi le bataillon du colonel Loukine où on retrouve le capitaine Tsvetaïev, le capitaine Orlov, l'adjudant Sachka et son copain Sklyar pour ne citer qu'eux s'installent dans un village où un sniper de la ROA fait un «carton». Ils comprennent vite qu'ils sont là pour attirer les Allemands afin de soulager d'autres unités et qu'ils n'ont aucun espoir de recevoir de l'aide. Sacrifiés, les malheureux se battent jusqu'aux dernières cartouches, submergés par l'adversaire. Quinze survivants parviennent à s'échapper par les marais.

Au Kremlin, on rend compte des succès des franchissements avec plus de vingt têtes de pont et on suggère à Staline de renforcer la 38e armée pour s'emparer de [(Kiev]) après le 20 novembre. Le chef d'état décide d'avancer l'opération au 6 novembre pour célébrer l'anniversaire de la grande révolution d'octobre. Ribalko qui commande la 3e armée de chars de la garde doit préparer l'offensive et pour traverser le fleuve sans être trop exposé réussit, grâce au cadavre du soldat Petrov qui transporte un document qui indique de fausses positions, à détourner l'attention des allemands et traverser le Dniepr sans dommages.

L'attaque de Kiev commence par une offensive blindée, la nuit, avec projecteurs et sirènes. Puis ce sont des combats acharnés dans la capitale au milieu des décombres, des explosions, des incendies où beaucoup perdent la vie. Les survivants reçoivent leur lot de décorations, de félicitations.

À Téhéran Roosevelt, Staline et Churchill se retrouvent à la mission russe où le chef d'état soviétique réclame l'ouverture d'un second front. Churchill propose les Balkans mais Roosevelt trouve la cible trop éloignée. Et pendant ce temps des armées russes avancent dans la neige en direction de Berlin. L'année 1944 s'annonce meilleure sinon moins difficile que 1943.

Opération Bagration, en russe Напрaвление главного удара (122 minutes)[modifier | modifier le code]

  • 1re partie

Le Churchill et Roosevelt informent Staline qu'ils ont décidé d'ouvrir un 2e front au nord de la France en mai 1944. En retour le leader soviétique les informe qu'il prépare une attaque massive sur le front est. Les résultats de cette conférence parviennent à l'ambassade britannique, à Ankara, le 15 décembre. Le valet de chambre Elyesa Bazna à la solde des nazis leur transmet des photographies du dossier. Hitler qui les reçoit de la main d'Heinrich Himmler croit à une manœuvre de Churchill et n'y accorde aucune importance.

Au front Nikolaï Vatoutine tombe dans une embuscade où il est mortellement blessé : les offensives en Ukraine se poursuivent sous les ordres de Gueorgui Joukov, Ivan Koniev, Rodion Malinovski...

Au kremlin, devant Staline, Joukov fait un état de la situation et chacun expose son point de vue pour préparer la grande offensive d'été. En définitive le choix se porte sur la Biélorussie, là ou les allemands les attendent le moins car les terrains marécageux rendent très difficiles la progression des blindés. Staline donne son accord et demande que l'on étudie le projet.

Sur le terrain où l'on retrouve Zoïa toujours aussi téméraire, aussi dévouée, les allemands se défendent farouchement. Les pertes soviétiques sont lourdes et Joukov donne l'ordre d'arrêter l'offensive. Il part en inspection dans les zones de marécages où il découvre que des soldats ont trouvé un moyen pour s'y déplacer plus facilement.

Le 23 mai au Kremlin, Staline préside à une réunion qui rassemble les principaux chefs militaires soviétiques : ils lui exposent le programme détaillé de l'offensive d'été. Le chef d'état convaincu du sérieux du travail ratifie le projet et décide de l'appeler Opération Bagration.

Alors qu'à Berlin Hitler découvre que les informations fournies par leur espion à Ankara étaient bonnes, on a du mal à bien se préparer à l'attaque soviétique parce qu'on ne sait pas où elle aura lieu. Pendant ce temps dans les profondeurs des forêts biélorusses un représentant de l'Armée Rouge rencontre des chefs des principaux groupes de partisans biélorusses qui sont chargé de saboter le réseau ferré sur toute la longueur du front ce qui est fait.

Tout semble prêt : artillerie, blindés, aviation attendent le signal. Parmi les forces aériennes on trouve l'escadrille Normandie-Niémen commandée par Pierre Pouyade (et non Pouillarde comme écrit dans les sous-titres) dont deux des pilotes, Jacques et le lieutenant Zaitsev, vont être abattus par la D.C.A. dans des circonstances particulières.

  • 2e partie

Le 24 juin, le général Joukov rend compte des premiers succès de l'Opération Bagration: Hovhannes Bagramian a forcé les allemands à traverser la Dvina occidentale et a encerclé Vitebsk, Ivan Tcherniakhovski progresse vers la Bérézina et Borissov, Matveï Zakharov s'avance vers Moguilev. Ils ont pu compter sur l'aide de 270000 partisans qui ont paralysé les voies ferrées de l'ennemi qui ne semble toujours pas croire à une offensive de l'Armée rouge dans ces secteurs.

L'état-major déclenche un pilonnage destiné à affaiblir les défenses allemandes, à couvrir le bruit de l'installation des rondins, celui de la progression des blindés et des fantassins dans les marais. La surprise n'est pas totale pour la Wehrmacht et la traversée des marécages avec des moyens de fortune est très difficile sous le feu de l'ennemi. Cependant Mikhaïl Panov (ru) crée une brèche, progresse vers Bobrouïsk et Stepan Lialko (ru) à la tête d'une flotille traverse la Bérézina. Ces revers entraînent le remplacement d'Ernst Busch par le Generalfeldmarschall Walter Model. Rien ne semble arrêter les troupes soviétiques qui parviennent à Bobrouïsk : le général Adolf Hamann fuit en incendiant la ville où Joukov et ses troupes pénètrent en recevant un accueil triomphal.

Les blindés de Mikhaïl Panov foncent vers Minsk semant l'infanterie qui se retrouve à 50 kilomètres en arrière. En traversant les forêts les tanks prennent en «stop» les partisans qui vont remplacer les fantassins et tous partent à la conquête de Minsk pour poursuivre leur avancée et faire leur jonction avec la colonne de chars de Alekseï Bourdeïny (ru)

La stratégie des armées soviétiques a les conséquences prévues : pour faire face à l'offensive en Biélorussie les allemands doivent transférer de nombreuses unités du sud vers le nord ce qui permet à Ivan Koniev d'attaquer en Ukraine. Au cours de ces opérations des dizaines de milliers de soldats allemands sont capturés. Pour remédier à l'incrédulité de l'ennemi et des alliés qui ne croient pas aux communiqués soviétiques, Staline demande à ce qu'ils soient montrés ce qui se traduira par le Défilé des prisonniers de guerre allemands à Moscou.

Ensuite, 25 minutes environ sont consacrées aux causes, aux préparatifs et au déroulement du Complot du 20 juillet 1944 puis à ses conséquences dont la nomination de Heinz Guderian au poste de chef d'état-major adjoint de l'armée de terre. Paradoxalement l'échec de cet attentat ne déplaît pas à Churchill qui ne veut pas que l'on lui vole sa victoire. À son célèbre sens de l'humour, Staline lui fait profiter du sien : il lui envoie sa photo pour célébrer le passage de la frontière polonaise par les troupes soviétiques.


La Bataille pour Berlin, en russe Битва за Берлин (79 minutes)[modifier | modifier le code]

Informé de la situation critique des troupes alliées dans les Ardennes, Staline réagit au message d'Einshower et à la lettre de Churchill en avançant une offensive de deux semaines malgré les risques d'un temps bouché qui empêcherait le soutien de l'aviation.

Les allemands reculent, Varsovie est libérée mais l'encadrement doit veiller à ce qu'il n'y ait pas de relâchement. Ainsi Joukov doit remplacer un lieutenant-colonel qui n'assurait pas suffisamment ses fonctions.

À Berlin, l'avance de l'armée rouge inquiète beaucoup et certains proposent de demander à Einshower un armistice de cent jours pour porter un coup dévastateur à l'Est. Bien que cela rende Hitler furieux, l'obergruppenführer Wolfe obtient l'autorisation de négocier avec Dulles.

À Moscou on fait le point sur la situation et la fatigue des troupes interpelle l'état-major; Joukov décide de retarder l'offensive sur Berlin mais permet à Katoukov de se diriger au nord de la Poméranie pour prévenir une attaque de Gudérian.

À Yalta, le général Antonov fait état de l'énorme avance des troupes soviétiques en regard des troupes du front ouest et Staline profite de ce sommet pour demander des éclaircissements sur les contacts clandestins entre les Alliés et le régime nazi.

Sur le front, en plus de la fatigue on doit résoudre le problème du manque de carburant pour certaines troupes de blindés. Enfin, grâce à des soldats polonais on en trouve dans des wagons-citernes et on y trouve même autre chose...On libère par la même occasion des prisonniers de diverses nationalités enfermés dans des wagons à bestiaux dont la destination était les camps de concentration.

Staline apprend que le maréchal John Montgomery prépare une percée pour entrer avant l'armée rouge dans la capitale allemande mais le secrétaire général du PCUS ne l'envisage pas ainsi donc Joukov lui détaille les moyens exceptionnels dont il dispose pour y entrer le premier et affronter les forces et les fortifications considérables qui entourent Berlin .

Le 16 avril les opérations commencent par le pilonnage de la cité suivi par une attaque de nuit soutenue par 140 projecteurs de la DCA. Puis les chars progressent dans les faubourgs défendus parfois par de jeunes gens. Ainsi un adolescent de 15 qui «jouait» au snipper est capturé. Le 21 avril, le lendemain des 56 ans du führer, les hommes du 1er front de Biélorussie entrent dans Berlin mais l'ennemi se défend farouchement et certains doivent se réfugier chez des berlinois pour réparer ou faire une pause malgré les difficultés à communiquer mais surtout à cause de l'effroi que provoque l'irruption de «soldats communistes» dans les maisons. Le 25 avril, c'est la 4e armée blindée qui rentre dans Postdam et elle doit faire appel à des fantassins polonais pour neutraliser des défenseurs armés de panzerfaust. Les combats se poursuivent dans le zoo où les fantassins progressent au milieu des antilopes, des lions,...Cet épisode s'achève avec l'image d'un singe blessé qui, soigné par un soldat, ne supporte pas son bandage et fait tout son possible pour l'enlever.

Le Dernier assaut, en russe Последний штурм (72 minutes)[modifier | modifier le code]

Le cinquième épisode, intitulé Le Dernier Assaut réalisé en 1971, est sorti sur les écrans en 1972.

IL met en scène les combats qui ont eu lieu dans Berlin ainsi que les événements qui se déroulés dans le Führerbunker jusqu'à la capitulation sans conditions du gouvernement nazi :

Se succèdent des scènes de combats rapprochés dans les rues, des vues de la résistance acharnée des Allemands qui, embusqués, tirent sur les soldats de l'armée rouge et leurs blindés, la ville est conquise maison par maison, les combats ont lieu parfois au corps à corps. Certains soldats soviétiques sont hébergés par des civils allemands.

En même temps, on assiste aux derniers jours d'Hitler et de Goebbels, qui, dans le bunker de la chancellerie, sont mis au courant de l'avance inexorable des troupes soviétiques provoquant leur isolement progressif et empêchant les troupes du général Walther Wenck de venir à leur secours. L'armée rouge neutralise l'aéroport, ne permettant plus ainsi le ravitaillement de la capitale allemande et l'approvisionnement en munitions.

Les combats se poursuivent jusque dans le métro où les femmes, les enfants et les blessés se sont réfugiés. La résistance est telle que les Soviétiques y descendent une pièce d'artillerie pour en venir à bout (dans le film). Hitler, mis au courant, ordonne l'inondation du réseau souterrain pour ralentir l'offensive ennemie ce qui entraîne la noyade de centaines de civils.

Il y a aussi des moments plus calmes, comme celui où des soldats se font photographier pour avoir une photo d'identité sur leur carte du parti quand on fêtera la victoire.

Ces instants sont de courte durée ; les ponts étant minés, les troupes doivent effectuer la terrible traversée de la Spree sur des radeaux bravant les tirs intenses. Les combats sont acharnés, même au Reichstag où les Allemands résistent si longuement que l'état-major soviétique déplore la durée de cet assaut.

Au milieu de ce carnage, à l'aide de haut-parleurs, le Comité national de l'Allemagne libre, secondé par un pasteur, tente de faire cesser la résistance pour éviter des pertes inutiles, mais en vain. Les désertions sont rares.

Dans son bunker, Hitler empoisonne Eva Braun qu'il vient d'épouser puis se suicide ou est suicidé par un dignitaire nazi. Goebbels envoie le général Hans Krebs au quartier général soviétique pour essayer d'obtenir un armistice de 24 h mais c'est un "niet" ; les Soviétiques exigent une capitulation sans conditions. Un officier russe est envoyé afin d'installer une ligne téléphonique dans le bunker pour des pourparlers. Craignant le sort de Mussolini, la famille Goebbels se suicide. Au milieu des ruines, les Allemands hissent le drapeau blanc et les soldats soviétiques fêtent la victoire en vidant leurs chargeurs des balles qui ne leur serviront plus désormais. La fête est partout et le film se termine avec le "palmarès" des pertes humaines dues aux affrontements de la Deuxième Guerre mondiale.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Remarques : On ne peut pas pour réduire cette liste écrire la distribution à la suite de chaque film car les protagonistes se retrouvent, très souvent, dans plusieurs épisodes.

Acteurs soviétiques[modifier | modifier le code]

Acteurs de RDA[modifier | modifier le code]

Acteurs polonais[modifier | modifier le code]

Acteur roumain[modifier | modifier le code]

Acteur italien[modifier | modifier le code]

Nationalités à rechercher[modifier | modifier le code]

Autres acteurs dont les rôles sont à rechercher[modifier | modifier le code]

Mikhal Adamtchevski, O. Alennikov, Vladimir Anisko (ru), Guerman Apitine (ru), Vadim Avdeïenko, Vladimir Bogatkine, Mikhaïl Botcharov, A. Chkarovski, V. Djakhoutachvili, A. Dolidze, F. Efekhner, Evgueni Felgenkhaouer, Peter Friedrich, G. Gamaniouk, Iou. Iemelianov, R. Khaïman, Ervine Knaousmiouller (ru), Ivan kouprianov, S. Kouzmitchev, Vladimir Lippart, Rolf Lozanski, G. Maïnokat, Iouri Maksimov, Stanisław Mikulski, O. Nekrassov, A. Noujdine, Jiri Papez, Nikolaï Penkov (ru), Aleksandr Petrov, Werner Pfeifer (de), William Reïchvits-Rochtchine, S. Sodeïko, V. Vaïngofer, Iouri Vychinski (ru), Valeri Vinogradov (ru), Evgueni Vlassov, Viktor Volkov, V. Zaporojets, Aleksandr Zvenigorski [2]

Accueil[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Dans ces emrunts, tous les faits se rapportant à la guerre elle-même ne sont pas cités car on peut les trouver dans les pages consacrées à la Seconde guerre mondiale.

  • 1) Inspiré par le film Le jour le plus long le bureau politique décida de répondre à cette coproduction qui ne parlait pas de la contribution des soviétiques à la victoire de 1945 en mettant à la disposition de Iouri Ozerov d'énormes moyens matériels, surtout soviétiques mais aussi allemands, polonais, yougoslaves, italiens, pour tourner une fresque monumentale à la gloire des combattants de la Grande guerre patriotique qui ont contraint l'envahisseur à une capitulation sans conditions.
  • 2) La sortie de cette série de films était prévue pour célébrer le 25e anniversaire de la victoire, en 1970.
  • 3) Il était interdit au cinéaste de montrer des événements antérieurs à ceux qui conduit à la libération du pays «mais certains faits développés dans les films ne sont pas directement liés aux opérations de reconquête du territoire envahi comme le Complot du 20 juillet 1944, ce qui se passe à Ankara avec Elyesa Bazna, la résistance à Varsovie et la lutte des partisans organisée par Tito, le Débarquement en Normandie et d'autres».
  • 4) Iouri Ozerov était très motivé pour traiter le sujet au cinéma car il avait participé à la Bataille de Moscou et à la Bataille de Königsberg comme officier. À la suite de ces expériences traumatisantes il s'était promis de réaliser un film : non seulement il en réalisa un avant celui-là mais d'autres ensuite.
  • 5) On a utilisé des films d'époque dont certains ont été récupérés dans ce qui avait été abandonné par la propagande nazie dans les territoires reconquis.
  • 6) La Bataille de Koursk malgré les soucis d'authenticité du metteur en scène n'a pas été tournée sur les lieux-mêmes mais à Pereïaslav-Khmelnytsky parce que le terrain renfermait encore énormément d'obus, de mines, d'explosifs non désamorcés.
  • 7) Beaucoup des 57 personnages historiques réels incarnés dans ces cinq films étaient encore vivants, avaient d'importantes responsabilités au moment du tournage donc le réalisateur a été obligé de composer avec les humeurs des uns et des autres pour le choix des acteurs les interprétant.
  • 8) Pour satisfaire les autorités, les personnes citées ci-dessus et lui même sans doute, il a refait quatre fois le montage.
  • 9) Pour la première fois on présente Andreï Vlassov au cinéma. Iouri Ozerov eut du mal à trouver sa photographie dans les archives pour chercher un acteur lui ressemblant. De plus il n'était pas sûr que la censure accepterait l'évocation de son rôle pendant le conflit.
  • 10) De même exposer le cas de Iakov Djougachvili, fils de Staline, qui avait été approché pour être échangé avec Friedrich Paulus était délicat. (La réponse de Staline à cette sollicitation «On n'échange pas un soldat contre un maréchal» n'est pas certaine).
  • 11) La bataille dans Berlin a été tournée dans un quartier de Berlin, qui dans un projet de rénovation urbaine, était destiné à la démolition.
  • 12) Le siège du Reichstag a été filmé autour d'une église berlinoise à moitié détruite qui lui ressemblait,«les combats à l'intérieur dans des décors des studios Mosfilm et les échanges de coups de feu dans les étages supérieurs à la maison de l'ingénierie à Berlin».
  • 13) Les derniers moments d'Hitler dans le bunker ont été tournés à Saint-Pétersbourg.
  • 14) La chanson du film «Le Dernier Combat, en russe последний бой», a été composée et est chantée par Mikhaïl Nojkine (ru)[3].
  • 15) Ce film a été montré pour la 1re fois à la télévision russe en 2011.
  • Ces films étant un hommage à ceux qui ont combattu pour leur patrie, chaque film est précédé de la phrase suivante «Gloire éternelle à ceux qui sont tombés pendant la Grande guerre patriotique».
  • L'épisode de l'inondation de la station d'une station du métro de Berlin a été filmé près d'une écluse proche de Moscou dans des décors auxquels on a ajouté des wagons pris en Allemagne après la guerre [4] Le metteur en scène confie qu'après être resté de longs moments debout dans l'eau froide jusqu'à la taille souffrit de sciatique longtemps après.
  • Une tour a été construite sur laquelle des membres de l'équipe de tournage et Iouri Ozerov montaient. Ce dernier agitait un mouchoir pour donner le départ des prises de vues mais un jour étant enrhumé il prit son mouchoir et un sapeur croyant que c'était le signal, déclencha les explosions et une tonne et demie de TNT partit en fumée [5].
  • Iouri Borissovitch Legkov choisi pour sa ressemblance avec Ivan Koniev tient le rôle dans les films I et II seulement. Acteur très consciencieux, il importuna le maréchal Koniev en lui posant beaucoup de questions sur ce qu'il mangeait pendant la guerre, ses habitudes et autres détails sur sa vie. Le maréchal appela Mosfilm pour que cessent ces appels et il dit«Eloignez de moi cet idiot, il m'appelle après minuit pour me demander quelle jambe était devant pendant la bataille de Koursk». Le studio supprima le problème en le remplaçant par Vassili Choukchine dans les films III et V [6]
  • Iouri Dourov qui incarne Winston Churchill n'était pas un acteur de cinéma mais artiste de cirque.
  • Le site «La pentalogie de la Libération de Yuriy Ozerov-Psychovision [7]» donne des informations et un point de vue parfois acerbe sur le film.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]