Libération de la France

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La libération de la France, souvent appelée simplement la Libération dans le pays, est la période qui voit, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la reprise progressive par les forces alliées des régions de la France métropolitaine occupées depuis 1940 par les armées du Troisième Reich et de l'Italie fasciste.

Sur le plan politique, elle se traduit par la fin de l'occupation allemande, la fin du régime de Vichy et l'établissement du gouvernement provisoire de la République française.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le débute, du point de vue français, la Seconde Guerre mondiale. L'offensive allemande sur le front ouest (aux Pays-Bas, en Belgique et en France) commence le et, le , le gouvernement français signe l'armistice avec l'Allemagne nazie. Commence à partir de son entrée en vigueur, le , une période appelée Occupation :

Il se développe alors des mouvements de résistance intérieure et de résistance extérieure, dirigés en majeure partie par le général de Gaulle depuis Londres. L'objectif de cette Résistance est de libérer la France de l'occupation allemande avec l'aide des Alliés (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis), ou tout au moins de harceler les troupes du Reich.

À la suite du débarquement des anglo-américains en Afrique du Nord, les troupes allemandes et dans une moindre part italiennes envahissent la zone libre le . La France métropolitaine est alors entièrement occupée.

Déroulement de la Libération[modifier | modifier le code]

Libération de l'Algérie en 1942[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Torch.

La libération de la France commence par le débarquement allié en Afrique du Nord française.

Prélude : libération de la Corse en 1943, autres libérations ponctuelles[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : USS Corsica et Libération de la Corse.
  • La libération de la Corse est le fruit d'une campagne lancée par l'Armée française, à l'initiative du général Henri Giraud, alors coprésident du CFLN, contre l'avis défavorable du général de Gaulle qui voulait attendre une aide des Alliés. Ajaccio est la première ville française libérée le , la campagne s'est terminée avec la libération de Bastia, le , date également de la libération totale de la Corse, par les patriotes corses et avec l'aide des soldats italiens.
La Corse, premier département libéré de la France métropolitaine, devient très vite un point stratégique de la Méditerranée où convergent les forces alliées. L'île compte jusqu'à 17 pistes d'aviation, construites rapidement, où transitent B25, P38, P40 ou P47 en partance pour le continent, ce qui lui vaut le surnom de USS Corsica ou porte-avions immobile.

6 juin 1944 : le débarquement en Normandie[modifier | modifier le code]

Le , les troupes alliées (Royaume-Uni, États-Unis et Canada) lancent une offensive amphibie sur la région de Caen, en Normandie. Cette opération d'envergure est connue sous le nom d'Operation Overlord et la date sous le nom de D-day (Jour J).

L'objectif est de réussir à percer les lignes allemandes et de pénétrer sur le territoire français. L'opération est un succès, malgré une défense acharnée, surtout dans le secteur d'Omaha Beach. Le prix de la réussite des Alliés ne fut pas négligeable : des milliers de pertes, souvent de jeunes soldats inexpérimentés qui partaient au combat pour la première fois.

15 août 1944 : le débarquement en Provence[modifier | modifier le code]

La progression en France[modifier | modifier le code]

Le front occidental le .
Le front dans l’Est de la France, le .
  • Libération du Sud-Ouest et du Centre de la France :

Le débarquement en Provence conduit l'Armée allemande à évacuer à partir du un large quart sud-ouest de la France à l'exception de quelques ports de la côte atlantique, et ce pour tenter d'éviter à des unités d'être coupées de leurs arrières. Le , le maréchal Pétain est transféré contre son gré par les Allemands de Vichy vers Belfort. Le reste du gouvernement suit le mouvement.

Le , les troupes de la 1re armée (1re DFL) du général de Lattre, venant du sud, font jonction à Nod-sur-Seine, avec celles de la 2e division blindée (12e régiment de cuirassiers) de général Leclerc, venant du nord[1].

Le général allemand Botho Henning Elster se rend à l'Armée américaine le à Beaugency.

  • Libération de Paris  :
Article détaillé : Libération de Paris.

Le 11 août, les cheminots de Paris entament la grève. Le 15 août, la CGT appelle à la grève générale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des agents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI est installé en sous-sol place Denfert-Rochereau. Le 15 août, alors que les alliés sont aux portes de la capitale, la police parisienne se met en grève à l'appel d'organisations policières résistantes. Elle participera au mouvement insurrectionnel qui démarre le 19 août et aboutit à la libération de Paris le 25 août. Cet engagement tardif d'une institution coupable d'avoir montré un zèle certain à seconder les Allemands durant l'occupation facilitera sa réhabilitation et le maintien, après guerre, de la plupart des policiers à leur poste.

  • La progression dans l'Est :

À la fin du mois d’août 1944, les forces allemandes réussissent momentanément à contrôler l’avance des Alliés, grâce à des positions défensives, sur l’ensemble du front occidental. Une ordonnance d’Hitler, de mars 1944, ordonne aux commandants des différentes places fortes du Reich de tenir les positions jusqu’au bout.

  • Les poches de l'Ouest, libérées seulement après la capitulation allemande en mai 1945 :

Gouvernements provisoires, AMGOT et épuration[modifier | modifier le code]

La capitulation allemande[modifier | modifier le code]

Paris libéré, le conflit continue. La Belgique est libérée en août-septembre, puis une tentative de percée anglo-américaine dans les Pays-Bas (opération Market Garden) échoue. Les Allemands lancent alors une contre-offensive à la faveur de l'hiver, pour éviter la chasse alliée gênée par le mauvais temps : ce sera la bataille des Ardennes en Ardenne belge et au Grand-Duché de Luxembourg. Ils ont aussi fortifiés un certain nombre de poches (Brest, Royan, Saint-Nazaire, Lorient) dans lesquelles ils résistent plusieurs mois. Le , à Reims, le général allemand Jodl signe les termes d’une reddition inconditionnelle. Le lendemain, le , à Berlin le maréchal Keitel signe, à son tour, la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe mais la lutte continue dans le Pacifique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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