Lherm (Lot)

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Lherm
Village de Lherm.
Village de Lherm.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Canton Puy-l'Évêque
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cahors
Maire
Mandat
Jean-Albert Reix
2014-2020
Code postal 46150
Code commune 46171
Démographie
Gentilé Lhermois
Population
municipale
234 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 06″ nord, 1° 14′ 47″ est
Altitude Min. 114 m – Max. 306 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Lherm est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lhermois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lherm est un village installé en pays Bourian, entouré de prairies verdoyantes et forêts. La commune, à vocation agricole, est située dans le canton de Catus, à une vingtaine de kilomètres de Cahors.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lherm est basé sur èrm du latin eremus et désignait, dans ce cas, un village ecclésiastique[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois, Lherm était un haut lieu de l'exploitation du minerai de fer. En 1329, la première mouline de fer du Quercy apparaît dans l'hommage rendu par le seigneur de Péchaurié à l'évêque de Cahors. La mouline de Péchaurié a fonctionné jusqu'au XIXe siècle. Le seigneur de Péchaurié possédait des mines de fer sur le gisement du Pech des Minies ou de las Caselas situé entre le bourg de Lherm et la vallée de la Masse. Les forges du bourg de Lherm se sont maintenues jusqu'au XVe siècle malgré la multiplication des moulines[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean Albert Reix    
mars 2001 2008 André Bousquet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 234 habitants, en diminution de -2,9 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
637 657 664 633 730 731 802 746 804
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
769 863 878 840 790 784 719 707 634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
579 577 538 472 453 407 390 328 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
305 301 239 228 232 222 230 241 234
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

En dehors du bourg, la commune de Lherm comprend 24 lieux-dits : la Fontaine, la Butte, Tournebride, Lamouroux, Laborie, Moulineau, Lapoujade, Combe Étroite, Borie de Ritou, Bouzan, Cussoyre, Gillounègre, Jamenègre, Mas Sarrat, Joncassou, Laboissierette, Lafillou, Laute, le Barbut, les Brugoux, Les Estanels, Meyrissou, Péchaurié, Sardines, Vaysse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XIe siècle) abrite un monumental retable baroque en bois doré.
    Une de ses caractéristiques est son clocher carré.
    On pénètre dans cette église par une porte de style Renaissance qui date de la restauration du XVIe siècle.
    Des vitraux contemporains illuminent la sobre nef voûtée. Le chœur présente un triptyque baroque richement doré et sculpté, que l'on doit aux frères Tournier, sculpteurs locaux.
    L'église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 23 avril 1979[7]
  • Maison urbaine dite le "château" ou la "maison Carlier", des XVe, XVIe et XVIIe siècles inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 17 mars 1988[8],[9].
  • Ancienne église paroissiale Saint-Cygne du XIIe siècle, près de Mas Sarrat, sur la route vers Jamenègre[10].
  • Château de Péchaurié, construit à la fin du XIIIe siècle par la famille de Saint-Gily. Il est pillé pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de religion. En 1462, Jean de Saint-Gily, seigneur de Péchaurié, dénombre les fiefs qu'il tient de l'évêque de Cahors autour de Péchaurié : dans les paroisses de Vaysse, des Arques et de Goujounac, et des édifices à Lherm[2]. Le château passe à la famille de Vassal par le mariage Françoise de Saint-Gily, en 1670. Le château est alors dans un état général de délabrement. Le dernier Vassal propriétaire du château le donne à la commune qui installe une école dans la chapelle. Il est restauré à partir de 1978 par son nouveau propriétaire[11].
  • Église Saint-Martin de Vaysse construite à l'initiative de Jean de Saint-Gily, seigneur de Péchaurié, à partir de 1627, à la Mouline[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand-Augustin de Vassal de la Garde, lieutenant au régiment de Rohan-Soubise, puis au régiment d'Hervilly, chevalier de Saint-Lazare, cinquième fils de Pierre-Marc de Vassal, seigneur de Péchaurié, de Vaysse et de L'Herm, et de Marie-Anne Le Lard de Rigoulières[13], né en 1756 au château de Péchaurié à côté du territoire de la commune des Arques, fusillé à Vannes à la suite de l'expédition de Quiberon, en 1795[14]. Son frère, Bertrand de Vassal, baron de Saint-Gily (ou Saint-Gély), résidait au château et n'a pas été inquiété pendant la Révolution[15].
  • Roger Frey, ancien ministre de l'Intérieur, édifia sa demeure à Lherm[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 115.
  2. a et b Jean Lartigaut, Les moulines à fer du Quercy vers 1440 - vers 1500, p. 279-293, dans Annales du Midi, 1969, tome 81, no 93 (lire en ligne)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Église Notre-Dame », notice no PA00095135, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Maison », notice no PA00095136, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Patrimoine du Lot : demeure dite château dite maison Carlier (Lherm)
  10. Patrimoines Midi-Pyrénées : église paroissiale Saint-Cygne
  11. Patrimoines Midi-Pyrénées : château
  12. L. Combarieu, Construction d'une église paroissiale au XVIIe siècle. Extrait des Archives de l'église de Vaysse, p. 16-22, dans Bulletin de la Société des études du Lot, 1902, tome 27 (lire en ligne)
  13. Chevalier de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la Couronne, des principales familles nobles du royaume, tome 5, p. 84-85, Artus Bertrand libraire, Paris, 1825 (lire en ligne)
  14. (lire en ligne)
  15. Catherine Didon, Châteaux, manoirs et logis : le Lot, p. 146, Association Promotion Patrimoine, Éditions patrimoines & médias, Chauray, 1996 (ISBN 2-910137-18-X)
  16. . Michel-Alexis Montané, Leadership politique et territoire : des leaders en campagnes, Éditions L'Harmattan, , 311 p., p. 40

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]