Leslie Kaplan

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Leslie Kaplan
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Leslie Kaplan, née à New York en 1943, est une écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élevée en France, Leslie Kaplan écrit en français. Elle suit des études de philosophie, de psychologie et d'histoire. Elle participe, depuis l'usine comme établie, au mouvement de Mai 68[1].

Depuis 1982[2], elle publie des récits, des romans, des essais, du théâtre, essentiellement chez P.O.L..

Son premier livre a été salué par Marguerite Duras et Maurice Blanchot[3].

Son travail a souvent été adapté pour le théâtre (Claude Régy, Frédérique Lolliée, Elise Vigier, Marcial Di Fonso Bo...) et ses livres sont traduits dans une dizaine de langues[4].

Leslie Kaplan est membre du conseil de la revue de cinéma Trafic, fondée par Serge Daney.

L'Œuvre[modifier | modifier le code]

Depuis L’excès l’usine, dont Marguerite Duras a écrit : « Je crois qu'on n'a jamais parlé de l'usine comme vous le faites… On la reconnaît...Comme une donnée commune. », et que Maurice Blanchot a salué : « C'est peut-être la poésie, c'est peut-être plus que la poésie »[2], Leslie Kaplan construit une œuvre « essentiellement politique », au sens d’« une poétique de l’émancipation »[1].

Dans ses récits et ses romans, Leslie Kaplan invente des personnages qui « réfléchissent comme tout le monde, comme l’auteur et comme le lecteur. Ils leur sont égaux ou supérieurs, en aucun cas inférieurs »[5]. Elle « intègre la dimension de l’inconscient », « absence de psychologie, absence de discours »[6]. Les enjeux de Kaplan concerne « le réel »[7], ce sont « les enjeux du détail », qui ouvrent à « une anthropologie critique du langage et de la littérature »[8].

Dans son théâtre, Leslie Kaplan applique ce qu’Agathe Torti-Alcayaga a appelé les « techniques du saut »[9], ce qui permet à son écriture d’avoir « un impact direct sur son audience »[10]. « Une interrogation, un questionnement, et les répliques s’enchaînent… Et, subtilement, un « renversement se produit. »[11]

Situé à Paris en 2016, le roman Mathias et la Révolution « réinvente l’art de la Révolution »[12] et appelle à « un changement du cadre de pensée »[13].

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Wepler pour Millefeuille, 2012.
  • Grand prix de la SGDL, pour l'ensemble de son œuvre. 2017[14].

Publications[modifier | modifier le code]

chez Éditions P.O.L (sauf si précisé)

  • L’Excès-l’usine, 1982
  • Le Livre des ciels, 1983
  • Le Criminel, 1985
  • Le Pont de Brooklyn, 1987; puis Gallimard Folio 1991
  • L’Épreuve du passeur, 1988
  • Le Silence du diable, 1989
  • Les Mines de sel, 1993
  • Depuis maintenant, miss Nobody Knows, 1996
  • Les Prostituées philosophes, 1997
  • Le Psychanalyste, 1999; puis Gallimard Folio 2001
  • Les Amants de Marie, 2002; puis Gallimard Folio 2004
  • Les Outils, essai, 2003
  • L’Enfer est vert, Inventaire/Invention, 2006, puis Publie.net, 2013.
  • Fever 2005 ; puis Gallimard Folio 2007
  • Toute ma vie j’ai été une femme, théâtre, 2008
  • Mon Amérique commence en Pologne, 2009
  • Louise, elle est folle, théâtre, 2011
  • Les Mots, 2011 Publie.net
  • Millefeuille, 2012 - prix Wepler ; puis Gallimard Folio 2014
  • Déplace le ciel, théâtre, 2013
  • Mathias et la Révolution, 2016

Mises en scène[modifier | modifier le code]

Très nombreuses mises en scène et adaptations pour le théâtre, dont :

Adaptations pour le cinéma[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

  • Un changement du cadre de pensée, Diacritik, entretien du 31 août 2016 avec Emmanuèle Jawad[15].
  • « Leslie Kaplan, notre contemporain », Diacritik, article du 19 avril 2016 de Christine Marcandier[16].
  • La romancière Leslie Kaplan réinvente l'art de retrouver la Révolution , Médiapart, entretien du 15 janvier 2016 avec Antoine Perraud[17].
  • Leslie Kaplan, recueil de textes sur l’œuvre, et bibliographie, ouvrage universitaire paru chez Classique Garnier sous la direction de Mireille Hilsum, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Claire Devarrieux, Libération, 8 janvier 2009
  2. a et b L'Excès-l'usine, Hachette/P.O.L, repris en 1987 aux éditions P.O.L Biographie sur le site P.O.L.
  3. Voir l'entretien "Usine" publié dans le livre Les Outils, et par Maurice Blanchot, voir le texte "L'Excès-l'usine ou l'infini morcelé" dans les Écrits politiques de Maurice Blanchot, éditions Lignes.
  4. cf. Site éditeur : Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Portugais (Brésil), Turc, Roumain, Norvégien, Suédois, Danois, Polonais.
  5. Mireille Hillsum, Leslie Kaplan, Classiques Garnier,
  6. Heitor O’Dwyer de Macedo, "Ecriture et Inconscient", in Leslie Kaplan, Classiques Garnier,
  7. Dominique Viart et Bruno Vercier, La littérature française au présent, Bordas,
  8. Stéphane Bikialo, "Le détail, le réel", in Leslie Kaplan, Classiques Garnier,
  9. Agathe Torti-Alcayaga, « Techniques du saut : présentation de Leslie Kaplan », Itinéraires,‎ (ISSN 2427-920X, lire en ligne)
  10. Agathe Torti-Alcayaga, "Le théâtre de Leslie Kaplan", in Leslie Kaplan, Classiques Garnier,
  11. Anne Malaprade, « Louise elle est folle », sur Poezibao,
  12. Antoine Perraud, « La romancière Leslie Kaplan réinvente l'art de retrouver la Révolution », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  13. Emmanuèle Jawad, « Leslie Kaplan : Un changement du cadre de pensée (Création et politique 4) », DIACRITIK,‎ (lire en ligne)
  14. « La romancière Leslie Kaplan grand prix de littérature de la SGDL », sur http://www.leparisien.fr,
  15. « Leslie Kaplan : Un changement du cadre de pensée », sur Diacritik,
  16. « Leslie Kaplan, notre contemporain »,
  17. « La romancière Leslie Kaplan réinvente l'art de retrouver la Révolution »,